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Django Reinhardt

 

Django, une légende...

Tout a été dit ou écrit sur Django ou presque…surtout à l’occasion du centenaire de sa naissance…le 23 janvier 1910 …dans une roulotte à Liberchies en Belgique.

Et pourtant, on n’en finit pas de s’émerveiller sur cet artiste, dont nous continuons à être fiers depuis sa disparition en 1953.  Inventeur d’un jazz “européen” à l’accent tzigane,il a entraîné dans son sillage tous les guitaristes talentueux,  dont beaucoup ont finalement  joué sa musique pour en faire leurs succès  et leur joie de vivre (Birelli Lagrene, Christian Escoudé,  par exemple…).

On va d’étonnement en étonnement en connaissant encore mieux Django. Issu d’un famille de Roms, sans aucune culture, il a créé un style en se mettant très vite dans le bain des orchestres itinérants . Tout minot,  il jouait du banjo.

En traversant l’Europe de part en part avec sa nombreuse famille, il a capté ça et là,  dans toutes musiques écoutées, ce qui allait lui servir de ferment pour lancer le “jazz manouche”, qui continue à se jouer dans le monde entier par de véritables virtuoses des guitares sèches….

Étonnement supplémentaire : il a bluffé les plus grands comme Duke Ellington, qui sont venus écouter sa musique à Paris et qui l’ont invité à jouer aux states en 1946…Pas facile de le faire jouer sur les scènes de New York. Django était au moment du concert introuvable…il avait rejoint de nouveaux copains pour jouer au poker ou au billard!…

Étonnement encore…Alors qu’il a à peine 20 ans, il est brûlé grièvement à la main gauche (!) par l’incendie de sa roulotte. L’annulaire et l’auriculaire ont été dévorés par les flammes,  et sont devenus de la chair inerte. Eh bien, Django va se rééduquer durant de longues années et va  créer une technique à lui, unique, époustouflante dans l’attaque et le swing,  tant en solo qu’en accords. Ceux qui ont cinq doigts à la main, ne parviendront jamais à l’ égaler!…

Django Reinhardt  a écrit des thèmes formidables. Je retiens: “nuages”, “daphné”, “manoir de mes rêves” “douce ambiance” “minorswing” ou encore “swing 42”. Il a joué avec les plus grands ( Coleman Hawkins, Rex Stewart, Ellington…). Il reste un de nos plus grands à nous.

Personnellement,  j’ai adoré “Accords et désaccords”, ce film de Woody Allen (1999) avec Sean Penn. C’est un bel hommage à Django. La musique superbe, est interprétée par Howard Alden, un des suiveurs américains de Django.

A lire bien sûr,  les nombreux ouvrages parus sur Reinhardt.  Je vous recommande “Nuage” de Marc-Edouard Nabe (“le dilletante” 1993). A acheter aussi pour les fanas de la guitare manouche: “Django 1910-2010 “, une revue actuellement en kiosque (“Guitarist acoustic magazine”). Vous y trouverez des mines de renseignement , des partitions ,avec en bonus dans la pochette,  un dvd de démonstration, pas vraiment pour les débutants…mais passionnant. Pour la discographies, beaucoup de magnifiques coffrets sont sortis en ce moment.

Écoutez Django !

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