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Fats Waller

waller couv couleurCommençons l’année 2014 dans la joie!. Avec Thomas “Fats” Waller, un  des plus exubérants, des plus délirants même des musiciens de jazz. Né ne 1904 à Kansas City, son père aurait bien aimé que le fiston,  pourtant déjà rigolard soit,  comme lui,  Pasteur à l’Eglise baptiste abyssine…Vocation manquée.  Alors, on l’a mis au piano et à l’orgue pour accompagner les chants…. Très vite, Thomas va se trouver à son aise devant  le clavier,  y compris pour faire des facéties… Il deviendra rapidement un excellent musicien et un amuseur public!…. A 15 ans, il se farcit devant un jury un morceau de bravoure, “carolina shout” , et obtient un prix et déjà un beau succès…. Il est vite conseillé par son papa en musique, le fameux James P. Johnson. Encore tout jeune, voici  le petit Thomas qui s’active à enregistrer des rouleaux pour les pianos mécaniques,à accompagner des chanteuses comme Alberta Hunter et Bessie Smith… On se l’arrache partout et surtout dans les clubs où son sens comique est vivement apprécié… Surtout que ça joue vraiment!!!!!. A  18 ans à peine, laissant le papa prêcheur à ses prières, Fats est à Chicago et là, c’est le grand bain dans le jazz. Il entre chez Fletcher Henderson, s’acoquine avec le tromboniste Jack Teagarden et les Mc Kinney’s  cotton pickers., et participe aux comédies musicales (“hot chocolate”) .

avec ses rhythm boys!

avec ses rhythm boys!

Pianiste, organiste, compositeur, chanteur, il va,  à la tête de son orchestre “Fats Waller and his rhythm “, connaître de beaux succès. Abondamment enregistré (à la radio, firme RCA)  et filmé  dans les fameux soundies, (les clips des années 40),   Waller va être de tous les coups,  en compagnie notamment  d’Herman Autrey (trompette), d’Al Casey (guitare), de Gene Sedric (saxophone), de Billy Taylor (Piano) et de Slick Jones (batterie). Consécration mondiale avec une tournée en Angleterre et une retour triomphal sur la scène de Carnegie hall en 1942.

waller couleurcdAintMisbehavin-FatsWaller-1929Evidemment,  à force de tirer sur la ficelle, en picolant pas mal , en se livrant à toutes sortes d’excès,  il va quitter notre monde le 15 décembre 1943 dans un wagon lit du Santa Fé chief train . A 39 ans!… On dit qu’il était en train de mettre le menu du wagon restaurant en musique!…

un succès éternel!....

un succès éternel!….

Il était génial notre Fats!… Questionnez tous les musiciens et connaisseurs du jazz. Tous vouent un culte sans faille  à Thomas Waller, le grand maitre du piano avec le célèbre rouler (“let the good time roll!”) et un de ceux qui ont aussi brillé aux commandes d’un orgue. Ses enregistrements sont nombreux et tous excellents. Je me souviens qu’avec mes copains bayonnais,  on détenait les coffrets RCA Victor,  et qu’on écoutait ces plages avec une grande allégresse!….Fats adorait la comédie et aimait les gags sur scène. Il faut le voir dans ses films,  mais aussi l’écouter dans les disques, se marrer et faire des commentaires en aparté. Et tout cela avec un immense swing!….

Fats avec Ada Brown dans le film

Fats avec Ada Brown dans le film “stormy Weather”

Dans le Dictionnaire du jazz (éditions Robert Laffont), Franck Tenot précise: “il a transcendé magistralement le style des instrumentistes stride de Harlem, développant l’usage d’une main gauche puissante qui assure une profonde assise rythmique servant de support aux variations de la main droite. Le toucher , toujours au service de l’imagination, est subtil ou “gras”. Le swing généreux enrichit le travail du petit groupe instrumental où chacun prend de courts solos, encouragé par la gouaill du chef qui mêle ses interventions vocales à de solides accords plaqués pour nourrir les improvisations”. On doit à Fats Waller des compositions célèbres dans le répertoire du jazz classique: “Ain’t misbehavin”, “Honeysuckle rose”, “the joint is jumpin” (!) ou encore “squeeze me”.  Il a souvent été assisté par le parolier Andy Razaf (originaire de Madagascar). Fats Waller figure en bonne place dans le célèbre film “Stormy weather”(1943) que je vous invite à visionner plus bas. Fats Waller… Unique pour nous booster en ce début d’année!…. Vous verrez! ….. Pas de place pour la mélancolie!….

BONNE ANNEE A TOUS….DANS LA JOIE…… 

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3 Commentaires

  1. […] Commençons l’année 2014 dans la joie! Avec Thomas « Fats » Waller, un des plus exubérants, des plus délirants même des musiciens de jazz. Né ne 1904 à Kansas City, son père…  […]

  2. j’ai toujours été un inconditionnel de Fats Non seulement j’admire la façon dont il fait ” ronfler” son piano mais il communique une joie de vivre extraordinaire qui transcende ses interprétations dont celle-ci est un exemple qui a fait date. Merci de nous l’avoir rappelé

  3. Dans la vidéo que vous pouvez facilement ouvrir, vous découvrirez une extrait du film “stormy weather” avec , outre fats omniprésent et gouailleur à souhait, la ravissante Lena Horne, Bill Robinson (le serveur), Zutty Singleton (fantastique intervention à la batterie), mais aussi Slam Stewart à la contrebasse. Pour les autres, je laisse agir les spécialistes!…..

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