La photo du jazz

Sonny Stiit par Herman Leonard

Le jazz s’écoute, mais il se fait également admirer. Les photos de jazz sont souvent très belles, parfois énigmatiques. Elle poussent le lecteur à deviner la musique en admirant les créateurs. En profitant surtout du talent du photographe qui a su saisir le moment idoine, celui qui décrit un événement ou qui permet à l’imagination de le situer souvent dans le souvenir et ce,  au milieu du tumulte, des volutes de fumée, ou de la froideur d’une loge. Moyen pour nous aussi de voir un bec de saxophone de plus près, ou de repérer une position de doigts.

Dexter Gordon 1948 (H.Leonard)

On regarde, on rêve, parfois en écoutant de la musique. Incroyable de se trouver captivé par la musique sans l’entendre… Magie de la photo.

Art Tatum photographié en 1955 par H.Leonard

J’ai toujours été fasciné par le magnifique livre “l’oeil du jazz” (ed. Filipacchi), qui rassemble les clichés d’Herman Leonard, pour moi le meilleur des photographes de jazz. Leonard se sert de la lumière naturelle, sans flash, mais en jouant avec les éclairages de scène pour ajouter au mystère. J’adore la photo prise par lui  de Sonny Stitt que j’ai placée en tête de mon billet. Mais je trouve très troublante  celle d’Art Tatum dans un sorte de méditation profonde avec ses cheveux ondulés et …ses doigts… qui ont accompli tant de prodiges!.

Wayne Shorter par Francis Wolff

Les photos de jazz, innombrables, de qualité inégale, ont permis l’édition de très beaux livres, mais ont aussi orné les pochettes de disques et illustré les revues. Certains d’entre nous les ont punaisées dans leur chambre d’ados à côté de Marilyn ou de Che Guevara.

Difficile de citer la plupart des photographes talentueux que nous aimons. J’ai retenu dans mon court billet outre Leonard, Francis Wolf, William Claxton, Reid Miles, William Gottlieb, mais aussi le français Jean Pierre Leloir.

John Coltrane (Francis Wolff)

Chez nos amis, j’ai le plaisir d’intégrer les spécialistes également musiciens de jazz Pierre Vignacq (vive le Leica!) , Jacky Berecochea et Jean Paul Gilles. Le bassiste Milt Hinton aimait se promener lui aussi et effectuer de magnifiques clichés dans des endroits où tout le monde ne peut aller….

 

Bud Powell (Reid Miles)

Je termine vite ce rapide tour d’horizon pour laisser de la place aux photos. Et puis, j’en connais qui donneront un avis éclairé sur le sujet. Laissons leur la parole.

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