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Milt Jackson

Pour mon 100 ème billet dans le jipiblog (ça s’arrose!….ici en Guadeloupe, de l’eau, on en a!…..), j’ai envie de vous parler de Milt Jackson…L’arrivée chez nous à Vieux Habitants, d’un vibraphone Yamaha, me pousse à cette incursion dans un monde que je connais encore peu, même si Lionel Hampton a été un peu mon papa du jazz!…, ce papy auquel j’ai déjà réservé un billet.

Revenons à Milt Jackson. Il est né à Detroit dans le Michigan le 1er janvier 1923. Il nous quittés en 1999.

Très jeune, initié à la musique à l’église, comme il aimait le rappeler, après avoir reçu une formation théorique assez poussée, il se lance vite dans la grande aventure. Il touche à la contrebasse, à la guitare, et très vite au vibraphone, instrument de percussion peu utilisé à l’époque par les jazzmen (on peut évoquer déja Red Norvo et Lionel Hampton) …Sa rencontre avec Dizzy Gillespie à New York va être déterminante. En 1943, Milt Jackson a 20 ans. A cette époque, le bebop fait fureur, et le jeune musicien va vite pouvoir utiliser sa solide technique pour déjà faire merveille dans de grandes envolées harmoniques, avec ce toucher si particulier sur les lamelles. Très rapidement, le très doué vibraphoniste va rencontrer le saxophoniste Charlie Parker et le pianiste John Lewis (déjà!). Influences contrastées, mais enrichissantes. C’est pourtant au piano qu’il connaitra ses premiers grands moments d’ivresse musicale , en accompagnant notamment Lucky Thompson, Illinois Jacquet, Fats Navarro, Howard Mc Ghee, Ray Brown ou Kenny Clarke.

Ce n’est qu’au début des années 50 que prendra naissance et forme le Modern Jazz quartet, formation dans laquelle Milt Jackson retrouvera John Lewis. La notoriété de cet orchestre célèbre dans le monde entier, permettra à Bags (son surnom) de faire admirer au plus grand nombre sa magnifique frappe, avec un superbe rendu sur les lamelles. Finesse, nuances, grand sens du blues et du swing, un toucher presque délicat par rapport à celui d’Hampton, telle est l’expression musicale de Milt Jackson. Il reste dans toutes les occasions, un brin discret, l’air de ne pas y toucher, mais toujours surprenant par sa capacité à se promener avec dextérité et bon goût sur les thèmes difficiles. Il se sert merveilleusement de ses mailloches qui virevoltent , mais aussi de la pédale d’expression, ainsi que du vibrato, lequel s’actionne sur le vibes au moyen d’un petit moteur qui fait tourner des ailettes sous les lamelles en direction des résonateurs, ces longs tubes en métal, perpendiculaires , qui ornent l’instrument.

La discographie de Milt Jackson est copieuse. Outre son épopée jusqu’à 1974, au sein du MJQ, il est intéressant de l’écouter sur les disques Riverside (avec le guitariste Wes Montgomery) et dans les enregistrements Pablo (avec notamment Joe Pass ou Oscar Peterson Des videos sont nombreuses sur le marché, et notamment sur You tube où l’on peut voir et admirer Milt Jackson aux côtés des plus grands.

Très bonne année à toutes et à tous. Avec plein de musique…bien sûr!

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