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Paul Desmond

Paul Desmond Aujourd’hui, je prends des risques!….. Je place sans hésitation Paul Desmond dans mes “grands du jazz”…Plusieurs raisons à mon choix peut- être étrange (mais, ai-je besoin de me justifier ?: J’aime de plus en plus l’alto…Et puis, je ne sais si vous êtes comme moi…mais, en musique, je me laisse guider par une sorte d’instinct intérieur. Quand je chemine devant mes cds, et que je veux passer un bon moment cool (nous y voici!), je cherche un peu, et je tombe très vite sur Paul Desmond….Qu’en pensez-vous Docteur ? Est-ce grave ?…

Des altos que j’adore, je peux en citer à la pelle…Johnny Hodges, Benny Carter, Charlie Parker,Cannonball Adderley, Phil Woods, et dans les français, Pierrick Pedron, Hervé Meschinet, Claude Tissendier, André Villeger ou Daniel Huck(!)…Pour mes billets, et pour remplir ma galerie des “grands du jazz”, j’ai de la marge…Jipi, garde moi encore…J’ai de la matière…..

J’aime Desmond…C’est comme cela…c’est ma maladie à moi…Ce mec, qui ressemblait à un conservateur des hypothèques, et qui paraîssait, disons-le , emprunté, eh bien…dès qu’il jouait, c’était l’envolée dans le jazz le plus détendu, le plus propre, celui qu’on comprend très bien les premières notes jouées, avec cette sonorité haute, pure, “diaphane”, (l’adjectif n’est pas de moi, mais c’est ça, quoi….), une articulation logique et sans faille , un phrasé limpide et décontracté, une énorme invention sans s’affoler, et…du swing…

J’en connais sur ce dernier mot, sorte d’idiome parmi nous, les passionnés, qui vont faire des bonds, car pour eux, Desmond , c’est du “jazz blanc”, comme le jambon d’York, face au robuste jambon rouge de Bayonne!…..

Dave Brubeck quartetDans le dictionnaire du jazz de Carles, Clergeat et Comolli, François-René Simon parle, à propos de Paul, du musicien de jazz “le plus occidental”…tant sa culture classique était grande… On a dit aussi qu’il avait beaucoup écouté Darius Milhaud…Peut- être…Moi, pas trop….Eh bien, dans son jeu, c’est de la simplicité, du grand charme et même de la sensualité chez ce Monsieur bien sous tous rapports. De l’humour aussi…Ainsi, dit -il dans un entretien: ” je suis le saxophoniste de Dave Brubeck quartet…Vous pouvez me reconnaître, car lorsque je ne joue pas, ce qui arrive étonnamment souvent, c’est moi qui suis appuyé contre le piano”.

Je n’ai plus peur de vous parler de ce superbe musicien, contemporain de Lee Konitz, né en 1924 à New York, disparu en 1977, en ayant laissé des plages fantastiques avec Dave Brubeck bien sûr (“Take five”, c’est lui!), mais aussi le guitariste Jim Hall (il faut vraiment avoir cette série!) ou le Modern jazz Quartet.

Ecoutez Paul Desmond. Pour le relax et la beauté…Si vous voulez, avec votre esprit, faire du steeple chase…évitez…

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1 Commentaire

  1. A lire “Paul Desmond et le côté féminin du monde” par Alain Gerber.(livre de poche 31597). Une très fine analyse de ce musicien fragile, une sorte de paumé des studios aux côtés du fertile Dave Brubeck….Alain Gerber écrit fort bien et il sait parfaitement décrire ces musiciens “d’autre part”.

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