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Nat king Cole

J’y reviens toujours: NAT KING COLE!…un émerveillement permanent…un artiste qui ne lasse jamais…J’ai déjà écrit un billet sur Nat en décembre 2008  (“Nat qui colle à la peau)..Mais j’avais tellement envie de vous reparler de lui!…J’ai donc repris cet article,  et je l’ai agrémenté!

…Nat me met en joie et exauce tous mes vœux. Relax, sérénité, swing souple, envie de rester, de danser , de rêver….

Né dans  l’Alabama en 1917, disparu à Santa Monica en Californie en 1965, Nathaniel Adams “King” Cole est un homme du sud . Il en a conservé l’accent. Ce fis de pasteur a commencé à se produire en piano solo,  avant de créer un trio qui allait lui permettre de connaître ses premiers grands succès dès 1939 avec le guitariste Oscar Moore et le bassiste Wesley Prince. Après des séances aux côtés du vibraphoniste et chef d’orchestre Lionel Hampton, le jeune Nat va vite se trouver intégré dans les tournées du jazz at the philarmonic (JATP). Sous le nom d’emprunt de “Shorty Nadine”, il va participer, et de belle manière,à une des plus folles sessions en public de l’histoire du jazz  Il faut absolument posséder et vénérer cette séance de 1944 avec des musiciens débordant d’enthousiasme et de swing: Illinois Jacquet,   Jack Mac Vea au ténor, et JJ Johnson au trombone!…La section rythmique est composée de Cole bien sûr au piano, de  Les Paul à la guitare,  de Red Callender et Johnny Miller à la basse,  et de Lee Young à la batterie. Il faut notamment!  écouter le solo de Nat sur “body and soul“, et sur ce même morceau,  l’échange désopilant entre le pianiste et le guitariste, tous les deux véritablement possédés!…Grand pianiste (il a influencé des grands comme Ray Charles ou Oscar Peterson), Nat King Cole  est davantage connu dans le monde entier comme crooner. On raconte que cette orientation lui a été imposée par un patron de bar. Doit-on le regretter?. Il semble que non, tant,  comme d’ailleurs le grand Louis Armstrong, Nat chante aussi bien qu’il ne joue.

La  période au cours de laquelle Nat se produit en trio (avec Irving Ashby ou  John Collins (guitare) est passionnante. On connait les enregistrements des années  1940, dont le très célèbre “sweet Lorraine” ou le génial “route 66”. C’est une épopée  appréciée de tous, car les enregistrements en disques sont nombreux et facilement trouvables. Mais aussi nous avons droit aux “snadders”, sortes de clips que l’on visionne facilement sur “you tube“. Avant internet, nous regardions avec un projecteur ces merveilles éditées par “films Office”. Depuis,  les dvds sont apparus pour notre plus grand bonheur!….Nat y est étincellant (parfois grimé en blanc!…. une idée cauchemardesque des producteurs!….) . La formule du trio,  souvent agrémenté de congas (Jack Constanzo) fait merveille. L’entente guitare -piano,  pas facile à rendre harmonieuse,  est ici un véritable délice. Nat king Cole chante , sourire aux lèvres,  des quantités de standards,  en regardant la caméra, assis complétement en biais par rapport à l’axe du clavier. Vraiment étonnant et superbe!….

A recommander aussi un merveilleux enregistrement avec le grand saxophoniste Lester Young en 1945. “I want to be happy”. Verve). Je vous conseille enfin et surtout, la session « After midnight » (1956) , la merveille des merveilles, avec Willie Smith (as), Stuff Smith (violin), et Harry Edison (tp).

Que vous dire de plus, mis à part que nous sommes nombreux à adorer ce musicien, qui, à partir de 1950, est devenu une vedette mondiale ?. J’aime moins cette dernière période chez Capitol. Les arrangements sont souvent anti swing, mais Nat King Cole, que ce soit pour les enfants,  au moment de Noël, ou dans n’importe quel autre contexte, est toujours très attractif, par sa prononciation, (notez comme il ouvre grand sa bouche…), son grand sens de la mise en place rythmique, sa voix profonde, enchanteresse, sensuelle….Surle plan purement jazz et sur la   technique musicale, il y aurait beaucoup à dire. Mais je ne suis pas assez spécialiste. Christian Bethune dans “le dictionnaire du jazz” (ed. Robert Laffont) écrit fort justement: “Influencé par Earl Hines et Teddy Wilson, King cole a développé un style pianistique fait de broderies véloces et subtiles à la main droite, ponctuées de brusques accords joués à la main gauche, le tout enveloppé d’un swing nerveux et vivace”.

Je reviens un instant sur la  série des années 50. J’apprécie particulièrement les séances avec le big band de Count Basie (“welcome to the club”, “she’s funny that way” “mood indigo”. 1958. Capitol).

Autre attraction de taille…que j’adore surtout depuis mon voyage à Cuba…Cole espagnol!….Il faut écouter King Cole chantant en espagnol avec sa belle diction et beaucoup d’humour  cette musica muy tipica!…Un régal: “cachito”, “el bodeguerro”, “quizaz”…”perfidia”!…(1958. Capitol).

Nous avons l’immense chance d’avoir à notre disposition son impressionnante discographie, mais aussi des dvds superbes d’ émissions dela télé américaine. Nat, souvent maître de cérémonie,  y cotoie  des invités de grande classe (Stan Getz, Coleman Hawkins, Illinois Jacquet, Harry Belafonte, Sammy Davis Jr, ou Ella FitzgeraldToujours le show…de grande qualité!…

Notre grand artiste est apparu dans plusieurs films long playing: “the blue gardenia” de Fritz Lang(1953), ou encore “Saint Louis blues” (1958).

Beaucoup d’artistes de jazz ont rendu des hommages fidèles  à Nat King Cole. La chanteuse et pianiste Diana Krall, a, à cette occasion,  sorti en 1995 un de ses meilleurs disques, en compagnie de l’excellent guitariste Russell Malone . En France, Stan Laferrrière, grand admirateur de King Cole,   lui a consacré un des ses derniers disques. Il en est de même de Christophe Davot, lui aussi chanteur guitariste.

J’ai été très heureux de vous reparler de Nat King Cole.

Vraiment un Nat qui colle à la peau des amateurs de jazz, mais aussi du grand public!…..

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3 Commentaires

  1. Bravo pur cet hommage au grand talent de Nat “King” Cole , qui , même dans ses prestations les plus commerciales reste un jazzman , me semble-t-il , par la précision de la mise en place .

    Un bon dvd , When I Fall In Love , The One And Only Nat King Cole , 2004 Eagle Eye Media , permet de voir des extraits de ses shows télévisées des années 50 .

  2. Je n’ai aucune compétence pour télécharger des videos. Je pense qu’il y a des difficultés dues à la protection des oeuvres avec des blocages. Avez -vous le cd Mercury intitulé précisemment “welcome to the club”. Nat y chante magnifiquement bien avec un superbe big band….

  3. Bonsoir.

    Par tous les moyens free j’essaye de télécharger une vidéo de N.K.C où il interprète ” welcome to the club”
    au mieux en M.P.3.
    rien à faire!
    Avez-vous une astuce à me donner? merci bonne soirée.

    jacques

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