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Dorico de Steinberg : la mise en page. PAO au programme

Dorico est le nouvel outil de notation musicale concocté par les développeurs de Sibelius passés chez Steinberg.

Dorico-projet-ecran

Après la présentation générale du logiciel, une fonction importante à mes yeux vient d’être dévoilée par Daniel Spreadbury. Cette fonctionnalité unique et puissante, introuvable dans d’autres programmes de notation est la mise en page. Être capable de produire rapidement une mise en page stable et cohérente peut être un défi pour les compétences des utilisateurs, même les plus expérimentés, de logiciel de notation. Par exemple, des éléments récurrents sur les pages (tels que les numéros de page, en-têtes, titres de mouvement, notes d’interprétation, etc.) ne doivent pas interférer avec la musique. Celle ci doit se trouver à des endroits bien définis sur la page, tout en permettant une flexibilité nécessaire pour traiter des éléments exceptionnels comme des notes d’interprétation ou des commentaires critiques). Dorico se tourne vers une nouvelle approche qui a plus en commun avec des applications de PAO que ne le font les logiciels de notation musicale existants.

La “Page maître”
Ce concept sera plus familier aux utilisateurs de logiciels de PAO comme Adobe InDesign que des graveurs de musique.
Dorico-page-maitre-PAO
Une page maître est une sorte d’arrière-plan que l’on peut appliquer rapidement à de nombreuses pages. Les objets sur une page maître apparaissent sur toutes les pages associées à ce modèle … Les modifications apportées à un maître sont automatiquement appliquées aux pages associées. Les pages maîtres contiennent souvent des logos répétitifs, les numéros de page, en-têtes et pieds de page. Ils peuvent également contenir du texte vide ou des cadres graphiques qui servent d’espaces réservés sur les pages du document.
Une définition de la page principale se compose généralement d’un certain nombre de cadres. Les cadres sont des boîtes rectangulaires qui peuvent être placés à l’envie sur une page, puis remplis de contenu.

Dans Dorico, il existe trois types de cadres :
– blocs de musique, dans lequel la musique “coulera” de bloc en bloc;
– blocs de texte, dans lequel vous pouvez taper un texte arbitraire, ou choisir parmi un certain nombre de jetons (parfois appelés “wildcards” ou “inserts de texte” dans d’autres programmes), qui sont automatiquement remplacés par des informations prédéfinies ailleurs dans votre projet : numéro de page, date, référence etc…;
– blocs graphiques, dans lesquels vous pouvez charger des images d’une variété de formats.

Avec le concept de “page maître” la mise en page de cette Sonate n°21 de Beethoven sera d’une simplicité enfantine. On définit sur la page deux blocs de texte en haut, un bloc de musique et deux blocs de texte en bas.

Je dois dire que cette fonctionnalité me ravit car plus besoin de passer par InDesign pour réaliser des mises en page complexes que ni Finale ni Sibelius ne parviennent à réaliser correctement.

Si vous voulez juste saisir et imprimer simplement et automatiquement votre musique, la bonne nouvelle est que les valeurs par défaut du programme sont assez performantes pour que vous n’ayez pas à modifier la définition de la page principale par défaut.

Cependant, la puissance est là, cachée derrière le menu “Engrave”, attendant juste à être déverrouillée pour vous permettre les mises en pages les plus sophistiquées.

 

Edit 12/10 : Dans un communiqué daté d’aujourd’hui Steinberg annonce la disponibilité de Dorico dès le 19 octobre prochain (lire)

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