Dorico 6.2.10 améliore tablatures, texte et confort
Dorico 6.2.10 est arrivé. Cette mise à jour ne révolutionne pas le logiciel, mais elle améliore beaucoup de détails utiles au quotidien : tablatures guitare, triolets, filtres d’instruments, texte, version iPad et plus de 30 correctifs.
Dorico 6.2.10 : une petite mise à jour qui améliore vraiment le quotidien
Steinberg vient de publier Dorico 6.2.10, une mise à jour mineure sur le papier, mais loin d’être anecdotique dans la pratique. Deux semaines après Dorico 6.2, cette nouvelle version apporte plusieurs ajustements bienvenus dans des domaines très concrets : la tablature guitare, le texte, les triolets, les changements d’instruments, certains détails d’interface et, bien sûr, la version iPad. Elle corrige aussi plus de 30 problèmes, ce qui en fait un téléchargement recommandé pour les utilisateurs réguliers du logiciel.
Comme souvent avec Dorico, ce ne sont pas forcément les “grandes” nouveautés qui comptent le plus au quotidien. Ce sont plutôt ces petites améliorations qui rendent le travail plus fluide, plus logique, et parfois tout simplement moins agaçant.
Des filtres d’instruments enfin utiles aussi à l’écoute
C’est sans doute l’une des améliorations les plus pratiques de cette version. En vue galère, lorsqu’un filtre d’instruments est activé, Dorico peut désormais ne jouer que les instruments affichés grâce à un nouveau bouton S. Jusqu’ici, le filtre servait surtout à alléger l’affichage. La lecture, elle, continuait à faire entendre tout le monde.
Ce détail change beaucoup de choses pour le travail d’édition, de relecture ou de vérification. On peut désormais isoler rapidement un groupe d’instruments à la fois à l’écran et à l’oreille. C’est simple, logique, et on se demande presque pourquoi cela n’était pas déjà là.
Tablatures guitare : des réglages plus fins et plus propres
Dorico 6.2.10 apporte aussi plusieurs améliorations du côté de la tablature guitare. Steinberg a retravaillé la gestion des lignes de natural harmonics et pinch harmonics, en particulier lorsque ces lignes arrivent en fin de mesure. Elles ne traversent plus bizarrement la barre de mesure. Leur position par défaut peut aussi être réglée plus précisément, et elles deviennent éditables en mode Gravure par déplacement clavier ou souris.
Même logique pour la ligne RP des pré-bends rejoués, qui devient elle aussi ajustable avec un nouveau paramètre de distance verticale.
Enfin, Dorico ajoute une nouvelle présentation pour les harmoniques artificielles en tablature : le fret arrêté peut être entouré d’un losange, tandis que la note touchée apparaît au-dessus de la portée de tablature, précédée de AH. Steinberg précise qu’il s’agit d’une convention de tablature de style européen, popularisée notamment par Guitarist magazine.
Pour les guitaristes et pour ceux qui gravent des méthodes ou du matériel pédagogique, ce sont de vrais raffinements, pas juste des gadgets.
Des triolets plus souples graphiquement
Autre amélioration intéressante, Dorico 6.2.10 introduit une nouvelle option pour l’apparence des crochets de triolets. Jusqu’ici, le crochet passait “dans” le chiffre ou le ratio. Désormais, on peut choisir une présentation où le crochet reste continu à l’extérieur du chiffre. Un nouveau réglage permet également de définir la distance entre le texte du triolet et son crochet.
C’est le genre d’option qui parlera surtout aux utilisateurs attentifs à la gravure. Et justement, c’est souvent là que Dorico se distingue : dans sa capacité à offrir plusieurs conventions éditoriales plutôt qu’un seul rendu imposé.
Le texte gagne en finesse avec les guillemets typographiques
La gestion des smart quotes évolue elle aussi. Jusqu’à présent, le comportement des guillemets typographiques relevait d’un réglage global. Désormais, ce choix se fait style par style, dans les styles de paragraphe et de caractère. Cela donne un contrôle bien plus fin sur les textes de cadre, les paroles, les noms de portées et les différents types de texte présents dans la partition.
Steinberg signale au passage que les anciens projets ou bibliothèques qui dépendaient de l’ancien réglage global méritent une vérification après mise à jour. C’est une remarque importante, car ce genre de petit changement peut parfois modifier un rendu sans que l’on s’en aperçoive immédiatement.
Changements d’instruments : enfin un vrai masquage propre
Les warnings et labels des changements d’instruments disposent désormais d’une propriété Hidden en mode Gravure. Elle permet de masquer directement ces éléments sans passer par des astuces moins propres comme un texte personnalisé vide ou composé d’espaces. Dorico affiche en plus des signposts pour les éléments masqués, ce qui facilite leur repérage et leur modification ultérieure.
C’est typiquement une amélioration “qualité de vie”, discrète mais très appréciable lorsqu’on travaille sur des partitions orchestrales ou des extractions un peu chargées.
Une interface un peu mieux pensée au quotidien
Steinberg a aussi apporté quelques ajustements de confort. Dans la boîte de dialogue Save as Project Template, Dorico propose maintenant l’autocomplétion des catégories et des noms existants. L’idée est simple, mais elle évite des saisies répétitives et rend l’organisation des modèles plus cohérente.
Le logiciel ajoute également une option baptisée Middle mouse button changes selection. Une fois désactivée, le clic molette n’altère plus la sélection quand on s’en sert pour se déplacer dans la partition avec l’outil main. Pour ceux qui aiment naviguer rapidement dans de gros conducteurs, c’est une petite sécurité très utile.
Enfin, plusieurs commandes d’import et d’export pointent désormais par défaut vers le dossier de projet Dorico, ce qui rend le comportement du logiciel plus cohérent.
Dorico pour iPad corrige deux soucis pénibles
La version iPad profite elle aussi de cette mise à jour. Steinberg annonce une amélioration nette de la gestion du multi-touch dans le panneau clavier, afin d’éviter les touches qui restaient coincées.
Un autre correctif concerne les projets stockés dans iCloud Drive, en dehors du dossier Dorico standard. Ce problème pouvait empêcher la sauvegarde correcte du fichier à son emplacement d’origine, avec création d’une copie dans l’espace local de l’application. Steinberg indique que ce comportement a désormais été corrigé.
Pour les utilisateurs d’iPad, ce n’est pas anodin du tout.
Plus de 30 correctifs, et même davantage selon Scoring Notes
Le billet officiel de Steinberg parle de plus de 30 problèmes corrigés. De son côté, Scoring Notes évoque plus de trois douzaines de corrections, réparties entre les symboles d’accords, les clefs, la condensation, les nuances, les harmoniques, la saisie, la lecture, les reprises, la tablature, le tempo, le texte, les armures rythmiques et l’interface.
Autrement dit, même si Dorico 6.2.10 ne change pas radicalement le logiciel, cette version a de bonnes raisons d’être installée rapidement.
Mon avis
Cette mise à jour confirme une chose : Dorico continue à progresser par petites touches intelligentes. On n’est pas ici dans la nouveauté spectaculaire destinée à faire joli dans une capture d’écran marketing. On est dans l’amélioration de détails concrets qui concernent la gravure, la lisibilité et le confort de travail.
J’aime bien ce type de version. Elle ne cherche pas à impressionner. Elle cherche à rendre le logiciel plus solide et plus agréable. Et franchement, pour un outil de notation utilisé des heures durant, c’est sans doute encore plus important.
Disponibilité
Dorico 6.2.10 est disponible gratuitement pour les utilisateurs enregistrés de Dorico Pro 6, Dorico Elements 6 et Dorico SE 6. La mise à jour peut être récupérée via Steinberg Download Assistant sur Mac et Windows. La version Dorico pour iPad est également disponible sur l’App Store.






