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Terell Stafford au Soleil des Antilles

Terell Stafford est un des grands trompettistes américains. Il sera en concert à Bidart, au Soleil des Antilles. Attention c’est à 19 heures.

Terell-Stafford au Soleil des Antilles

Ecoutez Terell dans un bœuf l’an dernier à Vitoria. Ça décoiffe !




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9 Commentaires

  1. D’accord, sauf que Meldhau est tjs sublime à un moment ou l’autre de ses concerts, alors que Turner peut (sauf en rappel sur les stds) être ennuyeux. Et Terell a été formidable de générosité et d’inspiration, entrainant l’orchestre par la seule influence de son talent. Et 75% d’indifférents c’est le lot de TOUS les concerts : “les gens” viennent pour les copains ou pour les stars, 25% seulement par admiration ou curiosité

  2. Le culte du “déluge” de notes chez les critiques me semble remonter à l’idôlatrie dont a été l’objet (et la victime) Charly Parker.
    Chaque promotion de la Berklee s’est evertuée ensuite à battre les records.Sans résultats!
    De toute façons si vous écoutez Art Tatum,Benny Carter,Clark Terry vous verrez qu’ils alignent les quadruples croches comme qui rigole.Mais on ne le remarque pas,parcequ’on entends ce qu’ils disent sans se préoccuper de savoir comment.On passe aussi à coté de Parker si on l’écoute avec un chronomètre.”It ain’t what you do,It’s the way how you do it”.
    Pour en revenir à Terell Stafford,je n’ai pas remarqué de prouesses acrobatiques mais beaucoup de lyrisme “harmonique” et de travail du son.Il faisait même parfois penser à Doc Cheatam(Qu’il admire).
    J’ai été également très surpris (agréablement) que le public,dont 75% était indifferent,voire pour certains hostile au jazz,ait été literralement “scotché” par la performance.
    Les grands musiciens,de Louis à Errol Garner et Ray Charles avaient le même impact.
    Brad Meldhau,Mark Turner et leurs clônes,qui s’en soucie ? Laissons les dans leur boudoir.

  3. Justement, j’évite le débat subjectif pour essayer d’objectiver. Le nombre de notes par choruses – comme ailleurs le nb de mots dans un texte avec leur fréquence, analyse qui est une fonction de base de Ms Word – est ma source de réflexion, rapproché au fait que les musiques les plus vendues (non, c’est gratuit aujourd’hui sur internet) et les plus écoutées sont celles où il y a le moins de notes. Quand au choix, source de création, il suppose bien sûr la plus grande culture et la plus grande technique possibles, mais ces dernières doivent-elles être étalées dans toutes les oeuvres (choruses) ? De plus il y a l’accélération de l’histoire : réécoutez Coltrane à la fin des années 50 où il était qualifié de joueur de gammes trop pressé ; on a l’impression qu’il joue aujourd’hui au ralenti…en tout cas 2 à 3 fois moins vite que Mark Turner.

  4. Alibert :

    …l’enthousiasme (et l’émotion) provoqué par les exploits techniques.…

    Avis de musicien, le débat entre la technique et l’émotion est encore purement subjectif et ne sera jamais terminé.

    Quelque autre grand ancien disait déjà : créer, c’est choisir…

    D’accord, mais pour choisir, il vaut mieux avoir le réservoir le plus et le mieux rempli possible.

  5. Pour faire vite, il ne s’agit pas de finesse mais de vitesse. André Francis qui avait programmé des milliers de concerts parlait (sans peur, prêt de la retraite) de jazz sportif. Je suis éperdument admiratif des techniques que je n’ai pas, et me laisse emporter comme tous les musiciens par l’enthousiasme (et l’émotion) provoqué par les exploits techniques. Mais on sait depuis le début de l’ère industrielle que la quantité n’est pas la qualité…Question densité, Brad Meldhau est un phénomène d’élégance, et pour l’harmonie il a dépassé, comme tous aujourd’hui, les grandes références classiques : il peut placer toutes les tonalités et tous les modes dans tous les morceaux. Encore le rapport quantité/qualité à analyser (avec un ordi c’est possible). Quelque autre grand ancien disait déjà : créer, c’est choisir…

  6. J’ai écouté l’extrait fourni par jipi sur youtube. Beaucoup de verbiage effectivement et de réelles acrobaties. C’est assez acharné comme extrait. Au niveau vitesse (la double ou triple croche citée par Marc…), Dizzy c’était pas mal dès 1940 et Clifford Brown jouait très vite en 1957…Mais il y avait un peu plus d’âme….me semble t-il…Je me retire sur la pointe des pieds…..

  7. Super…Un peu de gentille polémique….Il était temps….on attend les balles de ping pong!….

  8. Merci pour ton commentaire, mais le jazz contemporain n’est pas que le découpage de plus en plus fin du temps, c’est aussi porter l’harmonie dans ses retranchements les plus poussés en ayant digéré et assimilé la flamboyance harmonique des compositeurs du 19ème comme Debussy, Stravinsky ou Ravel et les exubérances du free jazz des années 70.
    Trouves-tu que Brad Mehldau joue vite ?
    C’est aussi, je pense, et c’est valable dans tous les domaines, que plus on maîtrise le sujet et plus on peut pousser loin la finesse de l’expérimentation et de l’expression.

  9. Merci JiPi, le son et l’image c’est bien l’idéal pour annoncer un concert, comme dans toute bonne pub TV. La puissance, la mobilité, l’énergie, l’aisance…font de Terell Stafford un très brillant et très actuel trompettiste leader. Le grand public devra accepter, comme pour tout le jazz contemporain, que l’unité de mesure de l’expression musicale soit passée en un siècle de jazz de la blanche à la noire et à la croche, et maintenant à la quadruple croche ! Mais la technologie a suivi, et les portables peuvent saisir au vol cette vitesse d’exécution. Donc le retour du balancier est attendu, car les musiques “populaires” elles n’ont jamais accéléré tout en gardant leur succès.

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