Les trésors de Lionel Hampton

Nous connaissons tous Lionel Hampton. Virevoltant virtuose de la batterie et  du vibraphone, impressionnant showman sautant sur un tom, jonglant avec ses baguettes, entrainant dans les salles des farandoles avec le public en continuant son solo de batterie sur les cranes des spectateurs….

Ce que l’on sait moins, ou que l’on écrit moins, c’est que Hampton a été un des plus grands jazzmen de l’histoire du jazz. Décrié parfois pour son côté trop spectaculaire,  raillé notamment  par les boppers,  lesquels, après avoir joué dans son orchestre, ont connu des moments glorieux, Lionel Hampton était un swingman hors pair capable de faire jouer les meilleurs à leur plus haut niveau.

Ainsi, comment ne pas évoquer les fameuses séances de 1937 à 1941 pour lesquelles la firme RCA avait confié à ce grand chef d’orchestre le soin d’aller chercher et faire jouer les plus célèbres des instrumentistes, dans les plus grands orchestres du moment ‘ceux de Benny Goodman, Count Basie, Duke Ellington Earl Hines, mais….sans leur chef. Ainsi au cours de ces 23 séances fantastiques a t on vu défiler les stars de l’époque. C’était une période bénie. Ils étaient tous là en pleine possession de leur art. Johnny Hodges, Coleman Hawkins, Ben Webster, Chu Berry, Benny Carter, , Cootie Williams, Jonah Jones, Jo Jones, Laurence Brown, JC Higginbotham, Dizzy Gillespie, Henri Red Allen, Charlie Christian, Cozy Cole, Sid Catlett ou  Teddy Wilson.

Cootie Williams

 

Avec Hampton, véritable catalyseur, ils donnèrent le meilleur d’eux mêmes au cours d’enregistrements de grande qualité. Dominique Burucoa vient de m’écrire qu’il s’était à nouveau plongé dedans. J’ai eu l’envie moi aussi de redécouvrir ces trésors et d’écrire ce billet.

 

Chu Berry

Un régal, un moment vintage incontournable. L’occasion aussi d’écouter certains musiciens que les fans de jazz classique oublient souvent de mettre en avant. Et pourtant, du fait certainement de la hamptomania ambiante, ils se révèlent ici à la hauteur des autres. Je citerai les trompettistes Ziggy Elman et Harry James, le pianiste Jess Stacy, le clarinettiste Buster Bailey ou le guitariste Allan Reuss.

Ziggy Elman

Allez faire un tour du côté de ces merveilles. Un grand moment d’écoute.

Une pensée pour Jacques Morgantini qui vient de disparaitre. Il avait écrit des beaux textes sur les pochettes 33 t de ces séances lors de leur parution chez RCA sous la responsabilité de Jean Paul Guiter.

 

Commentaires
Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Ajoutez votre grain de sel à cet article

Votre email ne sera pas publiéLes champs requis sont marqués *

Vous pouvez utiliser HTML tags et attributs : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.