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Et une médaille !

Premier badLe premier prix du musicien le plus détestable est décerné à l’unanimité à … Bireli Lagrene.
Il nous a démontré en quinze minutes, toute la puissance du non respect du public lors de la deuxième soirée des rencontres de Contrebasse de Capbreton.

Bon, d’accord, le programme des soirées du festival des Rencontres de la Contrebasse de Capbreton est tellement riche (habituellement 1ère partie classique avec changement de plateau ou pour la soirée qui nous intéresse trois trios) que l’horaire est très rarement, voire jamais respecté. Mais, à part quelques spectateurs adeptes du rythme du soleil, voire des poules, qui s’en plaindrait eu égard à la qualité des concerts proposés. D’autant plus que les changement de plateaux favorisent les rencontres et les discussions au bar resto en plein air devant l’entrée.
Bref c’était une magnifique soirée (photos) comme sait les concocter le maître des lieux avec, en lever de rideau l’Organic trio de Mourad Benhamou. Un régal de maîtrise et de sensibilité. Puis avec l’inimitable Bojan Z qui nous sert avec ses acolytes, Rémi Vignolo à la contrebasse (à 5 cordes, (aparté pour A-J)) et le turbulent et ô combien efficace Ari Hoenig à la batterie, une musique inspirée à la fois par les rythmes composés des folklores de l’est (il ne s’appelle pas Bojan Zulficarpasic pour rien), par le « rock progressif » des années 80 et la liberté du jazz, saupoudré par une pointe de swing. Une musique riche et formidable qui vous touche droit au cœur. Et c’est avec regret que Bojan est revenu dire au public qui réclamait qu’il n’y aurait pas de rappel vu l’heure avancée.
Pendant ce temps, en coulisses, Bireli Lagrene s’impatientait. Même pas le temps de finir la bière de l’entracte que le trio était déjà sur scène. D’entrée Bireli fait un discours ou il se plaint du non respect de l’horaire (il est 23h30 et sa prestation était prévue à 22h45), du public qui est encore là et ou il assène pour terminer « Bon, on va faire un peu le bœuf ». Il n’avait manifestement pas envie d’être sur scène. Ça partait mal. Il joue sans conviction le thème d’un standard et part Ou es-tu Bireli dans les coulisses laissant jouer Christophe Wallemme (basse) et André Cecarelli (Batterie), excellents malgré la situation. Il revient juste pour le dernier thème et pour annoncer le morceau suivant : un blues. Toujours avec l’envie d’être ailleurs. Il repart dans les coulisses, laissant le bassiste dans un chorus interminable, lui même à court d’arguments passant le solo à Cecarelli. Tous deux jetant des regards désespérés vers les coulisses. Au bout d’un moment Bireli revient : « Je vais vous chanter une chanson ». Il égrène quelques couplets pour terminer sur un « je ne sais plus les paroles ». C’est alors que je suis sorti, comme beaucoup. J’espère que ce n’était pour le guitariste vedette qu’un moment d’égarement et qu’il a bien voulu donner au public restant ce pourquoi il était venu.

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