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	<title>Les instruments du jazz | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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	<title>Les instruments du jazz | Jipiblog</title>
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		<title>Bandonéon et accordéon dans le jazz : ovnis ou révélations ?</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 10:10:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2025/06/01/bandoneon-et-accordeon-dans-le-jazz-ovnis-ou-revelations/">Bandonéon et accordéon dans le jazz : ovnis ou révélations ?</a><p>&#x1f3b6; Le bandonéon dans le jazz : un ovni qui mérite sa place ? Il y a des instruments qu’on n’attend pas là. Le bandonéon, par exemple. Et dans une moindre mesure l’accordéon. Ces cousins à soufflet, souvent cantonnés à d’autres sphères – le tango d’un côté, le musette ou la musique traditionnelle de l’autre – ont pourtant peu à peu infiltré l’univers du jazz. Non sans mal. Non sans génie, aussi. Un tango pas si loin du swing Astor Piazzolla a été le premier à faire grincer les dents des puristes : le tango nuevo, c’était déjà du jazz sans le dire. Harmonies élargies, phrasé libre, improvisation organique… Et ce son râpeux du bandonéon, qui se frottait aux contretemps comme à la mélancolie. C’était un coup de génie. Et une invitation. Michel Portal : souffle libre et bandonéon intuitif Impossible de parler du bandonéon dans le jazz sans évoquer Michel Portal. Clarinettiste et saxophoniste hors norme, né à Bayonne, il est l’un des premiers musiciens français à avoir exploré le bandonéon en dehors du tango, dans une esthétique résolument libre, contemporaine, voire expérimentale. On pense souvent à ceux qui sont loin – Piazzolla, Saluzzi, Nisinman – et moins à ceux qui sont proches. Et pourtant, Michel Portal est là, tout près, et il a ouvert des voies singulières. Il ne joue pas « à l’argentine », mais avec cette spontanéité propre aux improvisateurs aventureux. Son usage du bandonéon, souvent en dialogue avec des formations réduites ou en solo, s&#8217;inscrit dans une démarche de recherche sonore, entre dissonance, souffle, et expressivité brute. On peut l&#8217;entendre notamment dans des albums comme Turbulence ou dans ses collaborations avec Richard Galliano ou Mino Cinélu. Chez Portal, le bandonéon devient un souffle de travers, un cri feutré, un terrain de jeu. Depuis, des musiciens comme Dino Saluzzi, William Sabatier ou Marcelo Nisinman ont poursuivi cette voie, celle d’un bandonéon affranchi des codes, en dialogue avec des batteurs de jazz, des contrebassistes aventureux, des pianistes en quête de textures. Leur musique n’est pas du jazz au sens strict. Mais elle en partage l’élan vital : l’improvisation, l’écoute, le risque. Accordéon : entre tradition et swing L’accordéon, lui, a connu une histoire plus sinueuse. Star des bals, bouc émissaire des ringardises d’antan, il a fallu tout le talent de Richard Galliano pour lui redonner ses lettres de noblesse jazzistiques. Dès les années 90, son « New Musette » réconcilie Gus Viseur et Bill Evans, avec des collaborations prestigieuses : Michel Petrucciani, Chet Baker, Ron Carter&#8230; Aujourd’hui, on ne compte plus les accordéonistes qui osent s’aventurer dans les terres du jazz : Vincent Peirani, Daniel Mille, Lionel Suarez, ou encore Félicien Brut. Leurs discours sont variés, mais leur point commun est clair : ils improvisent, ils explorent, ils osent. Pourquoi ça coince (encore) Et pourtant, il reste une forme de suspicion. Dans certains cercles jazz, ces instruments sont encore vus comme des intrus. Trop chargés d’histoire populaire ? Trop expressifs ? Pas « dans le son » ? Le débat reste ouvert. Mais est-ce bien le rôle du jazz que de refermer ses portes ? À force d’académiser l’improvisation, on finit par oublier son essence. Le bandonéon et l’accordéon, quand ils sont bien joués, apportent des couleurs uniques, des respirations autres, un lyrisme presque vocal. Une méthode pour ouvrir la voie C’est aussi l’idée derrière la méthode d’accordéon à basses chromatiques que nous publierons très bientôt chez 2Mc Éditions. Une méthode trilingue (français, basque, anglais), pensée dès les premières années pour permettre aux jeunes accordéonistes d’accéder à tous les langages – classique, contemporain, populaire, et bien sûr, improvisé. Car il est temps que ces instruments, souvent appris dans des écoles, s’émancipent aussi sur scène. Pas en singeant le jazz américain, mais en apportant leur propre grain, leur propre souffle. &#x1f4c0; Discographie sélective &#x1f3b5; Dino Saluzzi Kultrum (1983) – Album solo marquant le début de sa collaboration avec ECM Records. Mojotoro (1992) – Fusion de tango, jazz et musiques andines. Wikipedia Navidad de los Andes (2011) – Collaboration avec Anja Lechner et Felix Saluzzi. Wikipedia &#x1f3b5; William Sabatier Piazzolla Intime (2023) – Interprétation intime des œuvres de Piazzolla. Apple Music Piazzolla: Concertos (2021) – Enregistrement des concertos pour bandonéon. Qobuz &#x1f3b5; Marcelo Nisinman Al Principio (2020) – Duos pour bandonéon et contrebasse. Discographie officielle Desvios (2020) – Composition théâtrale mêlant musique et narration. Discographie officielle</p>
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		<title>Le bâton de réglisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2019 23:27:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2019/11/22/le-baton-de-reglisse/">Le bâton de réglisse</a><p>Drôle de titre?. Sachez que la clarinette a hérité de ce surnom dans l&#8217;argot des musiciens pour sa forme et sa couleur noire. Cette appellation nous rappelle aussi les friandises de notre jeunesse. J&#8217;ai déjà rédigé un billet sur la clarinette. Si j&#8217;y reviens, c&#8217;est que je m&#8217;intéresse de plus en plus à cet instrument magique que j&#8217;ai repris en main et en bouche. Mais surtout,  car le batteur girondin Guillaume Nouaux vient de sortir un superbe CD ( en fait double CD) dans lequel se produisent nos meilleurs clarinettistes mondiaux,  encore bien jeunes et bien sûr toujours en activité. Pour l&#8217;accompagnement de ces virtuoses, six pianistes différents à chacune des prises et le seul Guillaume pour compléter et nous étonner à la batterie. Bravo pour l&#8217;exploit et pour un résultat homogène et passionnant. La clarinette a souvent été utilisée, surtout dans la période néo orléanaise pour le contrechant avec le trombone, derrière la trompette. Ici, elle devient la grande vedette de cette magnifique production. Une parfaite réussite et une très belle mise en valeur de l&#8217;instrument. Trois français font partie de captivant Kaléidoscope. Jean François Bonnel également brillant saxophoniste, Jérôme Gatius qui nous vient comme Guillaume de La Teste (33)  véritable pépinière de talents. Enfin Aurélie Tropez à mon goût la plus jazz. Encore deux français au piano. Jacques Schneck et le bordelais Alain Barrabes. Une pensée pour Didier Datcharry, l&#8217;ami pianiste dacquois que nous regrettons tous. Il a été aux côté de Guillaume et de Jérôme à la base d&#8217;un superbe trio où la clarinette était déjà la vedette. &#160; &#160; Guillaume Nouaux a publié deux ouvrages de référence chez 2McEditions                                                               &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>voyage au pays du saxophone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2015 22:03:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/06/08/voyage-au-pays-du-saxophone/">voyage au pays du saxophone</a><p>Vous aimez le saxophone?. Vous aimez rêver, imaginer, découvrir&#8230; Facile!&#8230;. Fréderic Couderc vous invite dans un super DVD,  « sax stories »,  à un merveilleux voyage musical au pays du saxophone&#8230; Tous les amoureux de ce tube bizarre qui produit le plus souvent de jolies choses,  vont se passionner pour cette géniale et parfois délirante  démonstration. Frédéric arrive sur scène,  et sur le DVD, avec 25 saxophones!&#8230; Vous avez bien lu&#8230;. Il les joue tous, parfois deux,  voire trois ensemble, comme l&#8217;avait fait avant lui le célèbre saxophoniste aveugle Roland Kirk. Mais jouer avec trois saxs,  ce n&#8217;est que l&#8217;aspect ultra du spectacle. Avant cela, sachez que Fredéric, est  originaire de laTeste du Buch (33) (pays de Jerôme Etcheverry, de Guillaume Nouaux et de tant d&#8217;autres musiciens talentueux), qu&#8217;il est passé par le CNR de Bordeaux, le conservatoire de Paris, l&#8217;ONJ, le Duke orchestra de Laurent Mignard,  et j&#8217;en passe&#8230; Avec ce bel accent du sud ouest, et avec beaucoup d&#8217;humour (ce qui va ensemble!), il nous fait découvrir en parfait pédagogue, et génial instrumentiste,  tous les saxs, des plus connus (le tenor et l&#8217;alto) jusqu&#8217;aux plus originaux, droits ou coudés, parfois loufoques, comme le « coudophone » (une de ses inventions),  inspiré du C melody sax, instrument en do. Il est incroyable ce nouvel ami. Un virtuose, multi-souffleur expérimenté,  qui a joué avec les plus grands et dans toutes les configurations (Wynton Marsalis, Ray Charles, mais aussi Michel Legrand et et Charles Aznavour). Il m&#8217;a bluffé en interprétant au tenor le fameux chorus de Coleman Hawkins (notre « papasax »!) sur « Body and soul » (1938). J&#8216;ai toujours rêvé de jouer ce solo qui est un monument. Je n&#8217;y suis jamais arrivé. Frédéric l&#8217;a fait!&#8230; Il est incroyable. Un magicien!&#8230;Un fin musicien aussi. Tiens! &#8230; Il joue du sax sans anche&#8230; Allez voir tout cela dans la vidéo!&#8230; L&#8217;accompagnement au piano de Patrick Cabon est également un régal. J&#8217;ai découvert grâce à lui des tas d&#8217;instruments comme celui qui a donné naissance au sax: L&#8217;ophicléide qu&#8217;Adolphe Sax (1874-1894) , l&#8217;inventeur, à transformé en plaçant une embouchure de clarinette basse. La clarinette existait depuis longtemps,  et faisait le délice notamment de la musique classique. Il fallait un son plus « balaise »!&#8230; Naissait ainsi  le sax vers 1840!&#8230; pour une épopée fantastique qui nous fait tous vibrer. Bien sûr,  le jazz&#8217; a placé notre cher instrument sur le devant de la scène. Mais Frédéric nous démontre avec conviction que la musique classique,  et disons- le,  celle du monde entier,  a adopté largement le saxophone que l&#8217;on voit et qu&#8217;on entend partout!&#8230;. Vous me connaissez. Je me suis enthousiasmé en regardant cette vidéo. J&#8217;ai pris contact avec Fréderic. Je voulais en savoir plus&#8230;. vous parler vite de tout cela&#8230;. ********Pour se procurer le DVD, vous avez Amazon, mais Fréderic lui -même (margot.oger@gmail.com). Vive encore longtemps le SAXOPHONE!&#8230;.. L&#8217;avis des vieux du Muppet show: &#8211; « tu as connu toi Adolphe Sax »? &#8211; « Ouais; C&#8217;est lui qui m&#8217;a refait toute la robinetterie chez moi! &#8230;et j&#8217;en joue!.. ».</p>
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		<title>Harpe et jazz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2013 00:20:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2013/10/28/harpe-jazz/">Harpe et jazz</a><p>Drôle de rencontre ?&#8230;. Eh oui, mais nous l&#8217;avons vécue, ici à Baillif en Guadeloupe&#8230; et je voulais vous en dire un mot, car ce fut une bien belle journée!&#8230;. C&#8217;est une magnifique aventure que celle offerte par les « journées internationales de la harpe dans la Caraïbe et en Guyane ». Cette année, c&#8217;était les 20 ans! &#8230;Claire le Fur, depuis fort longtemps, se donne cordes et âmes à cette manifestation grâce à beaucoup ,  mais en résumé, citons l&#8217;association Glissando, la commune de Baillif , la participation de grands artistes mondiaux, et le fidèle public guadeloupéen, toujours prêt pour la découverte de nouveaux sons et de nouveaux lieux. Riche idée que d&#8217;offrir pour cadre ce dimanche 27 octobre l&#8217;habitation Bouvier sur les hauts de Baillif, ancienne distillerie du début de la colonisation. Nous y avons été accueillis par Lucien et Marie France Casalan. La famille de cette dernière, habite les lieux depuis 1641!&#8230;. L&#8217;idée suggérée par Claire Le fur pour cette édition musicale, était audacieuse: Inviter « sa majesté le jazz » autour de la harpe!&#8230; Cette envie lui est  certainement venue par la présence annoncée sur ce plateau champêtre, du très jeune (17 ans!) Benjamin Creighton Griffiths, virtuose de l&#8217;instrument et plutôt jazzman, ce qui est assez rare, voire totalement inédit!&#8230; Il fallait écouter ce jeune musicien gallois sur « Black Orpheus », « take five », ou encore « all the things you&#8217;re »&#8230;. Une vraie surprise pour nous tous, Sur l&#8217;instrument, le jeune artiste joue « guitare » d&#8217;une main avec des accords « bossas » syncopés et taquine avec gourmandise les notes plus aiguës pour des solis fort attractifs. Il faut dire qu&#8217;il avait à ses côtés, l&#8217;excellent clarinettiste guyanais Frank Bilot (photo en haut de page), lequel nous avait déjà régalé l&#8217;an passé dans un répertoire plus caribéen (génial interprète de biguines). Venu de New York, Adrien Chevallier, élève de Didier Lockwood, a ajouté les 4 cordes de son violon à cet arc majestueux&#8230; De belles improvisations, alors que participait aussi à cette magique rencontre, le martiniquais Guy Loiset, spécialiste du Steel pan, un instrument bien connu en Caraïbe et qui nous vient de Trinidad. Ça pourrait ressembler à des bidons sur lesquels on frappe. Ce peut être aussi, et ce fut le cas,  une magnifique musique d&#8217;une grande beauté et pleine de délicatesse. Nous attendons impatiemment la prochaine édition. De la musique superbe qui nous vient de toutes les antilles. Un moyen aussi de mieux profiter de ces cadres luxuriants que nous offrent les hauts de notre archipel dans la région de la Basse terre. Merci encore, Claire, Marie France et Lucien! Vous propose sa collection Gioccarpa avec des dizaines de transcriptions de pièces pour harpe Debussy, Albeniz, Mozart, Granados &#8230; C&#8217;est par ici</p>
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		<title>La clarinette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 22:50:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/11/16/la-clarinette/">La clarinette</a><p>&#160; La disparition très récente de Maxim Saury me permet de lui rendre hommage dans ce billet de novembre. Mais aussi l&#8217;occasion m&#8217;est donnée de vous  parler de la clarinette, merveilleux, mais difficile  instrument&#8230; Maxim né en 1928 à Enghien-les -bains, en jouait fort bien. Il n&#8217;a jamais quitté sa blackstick,   et a animé pendant de nombreuses années le Caveau de la Huchette et d&#8217;autres hauts lieux du jazz parisiens. Auparavant, il avait beaucoup joué aux côtés du pianiste Claude Bolling. Il a toujours été entouré d&#8217;excellents musiciens comme lui. Je citerai ici le trompettiste Alain Bouchet, un de nos amis qui aime la côte basque. A noter que la fille de Maxim, Julie Saury, est une de nos drum women les plus réputées. &#160; &#160; Mais parlons un peu de la clarinette. Comme je le fais souvent , je m&#8217;inspire ici du « dictionnaire du jazz » de chez Laffont et de l&#8217;excellente entrée rédigée par un grand spécialiste de la clarinette, je veux parler de Marc Richard. La clarinette est un instrument à vent à anche simple. Le modèle  le plus utilisé est celui en Si bemol. Mais la clarinette basse, majestueuse,  est très attractive,  et on la retrouve beaucoup dans le jazz moderne. Les clarinettistes sont souvent des virtuoses. L&#8217;instrument permet de jouer trois octaves et une quarte, mais certains parviennent à jouer plus haut encore. Elle est souvent fabriquée en bois d&#8217;ébène, et on connait les marques reconnues (Buffet Crampon, Selmer, Yamaha, etc&#8230;). Utilisée depuis fort longtemps en musique classique,  mais aussi dans beaucoup de musiques traditionnelles, elle s&#8217;est faite un très belle place dans le jazz, et continue d&#8217;être fort utilisée, comme le faisait Maxim Saury dans le jazz « New Orleans », aux côtés du robuste trombone et le la guerrière trompette. Les premiers grands clarinettistes du début du XXème siècle ont été Sydney Bechet, bien sûr, mais aussi les moins connus Jimmy Noone ou encore Johnny Dodds. Mais nombreux sont les talentueux solistes comme Buster Bailey, Omer Simeon, George Lewis, Albert Nicholas,  Pee Wee Russel, Benny Waters,  Edmond Hall,  et puis dans les années 30 et 40, les chefs d&#8217;orchestre Artie Shaw, Woody Herman et Benny Goodman. Je n&#8217;oublie surtout pas les musiciens qui ont brillé dans l&#8217;orchestre de Duke Ellington. Barney Bigard très mélodieux, un des préférés de Maxim!, mais aussi Jimmy Hamilton (dans les années 50). L&#8217;instrument,  il faut le dire, a eu du mal à s&#8217;adapter aux formes modernes du jazz à partir des années 40. Pourtant,  Buddy de Franco, extraordinaire technicien,  a réussi à jouer be bop sur l&#8217;instrument abandonné, notamment par les  bigbands. Beaucoup de saxophonistes l&#8217;ont utilisé dans leur carrière en complément. Il faut citer ici Lester Young, Benny Carter, Buddy  Tate, Zoot Sims, Phil Woods ou encore Art Pepper. A évoquer aussi les suiveurs talentueux Ken Peplowski ou encore Bob Wilber, Eddie Daniels,  et Evan Christopher. Dans un expression plus moderne,  voire avant gardiste, je compléterai mon rappel des meilleurs avec les noms de Jimmy Giuffre, Eric Dolphy, Tony Coe et du français Louis Sclavis. Chez les français, après avoir évoqué les anciens Maurice Meunier, et Hubert Rostaing, on citera ici Claude Luter , Gerard Badini et Maxim Saury!.. mais aussi les stars du show bizz Marcel Zanini, Guy Marchand  ou encore Christian Morin.  Je tiens à ne pas oublier le bayonnais Michel Portal, véritable concertiste classique,  mais aussi expérimentateur ces dernières décennies, en utilisant  avec bonheur la clarinette basse. A noter aussi que le clarinettiste et saxophoniste toulousain Paul Cheron, fait partie de nos meilleurs musiciens français. Il en est de même de Claude Tissendier, ou encore Jean Eteve, très à l&#8217;aise tous deux  sur l&#8217;instrument en ébène. A saluer  la performance réalisée actuellement par une jeune clarinettiste, Aurélie Tropez que l&#8217;on s&#8217;arrache semble t-il. Je vous en ai parlé très récemment. Tiens , j&#8217;oublais Marcel Pacowski, brillant clarinettiste de la côte basque. Je viens de rajouter (octobre 2018) Jerôme Gatius qui a joué avec Didier Datcharry et que l&#8217;on retrouve souvent avec Guillaume Nouaux et le formidable « swingin&#8217;Bayonne ». &#160; Aux Antilles, il faut évoquer  Robert Mavoutzy, Eddie Gustave, et  Gérard Tarquin (doyen des haricots rouges). J&#8217;ai rencontré récemment Franck Bilot un excellent clarinettiste guyanais, jouant fort bien les biguines. A très bientôt! &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
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		<title>Le saxophone tenor</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jul 2012 17:33:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/07/01/le-saxophone-tenor/">Le saxophone tenor</a><p>Evoquer les champions du tenor sax dans le milieu du jazz&#8230;&#8230; Autant chercher à compter les étoiles dans le ciel!&#8230;Et pourtant, j&#8217;avais prévu de m&#8217;atteler à la tâche&#8230;Me voici lancé!&#8230;Pour éviter une avalanche de noms, je serai encore plus sélectif que d&#8217;habitude&#8230; en faisant parler mes préférences&#8230; Alors pardonnez- moi par avance mes oublis&#8230; L&#8217;attribution des étoiles&#8230; C&#8217;est mon choix, avec tout ce qu&#8217;il a de volontairement arbitraire&#8230; Magnifique instrument que le saxophone. Le tenor sax exerce et continue d&#8217;exercer une plus forte attraction pour des raisons diverses&#8230; Plus proche de la voix humaine ?&#8230; un vrai débat&#8230;. Sa tessiture est étendue, surtout si on joue dans l&#8217;extrême aigu (les harmoniques). Lorsqu&#8217;on s&#8217;exprime bien dessus,  on peut, en soufflant tout doux ou avec force, relever tous les défis avec une grande séduction. Cela paraît une évidence, le papa du saxophone tenor, celui qui l&#8217;a le premier transformé en vrai instrument soliste, est incontestablement Coleman Hawkins***, très certainement le plus grand artiste sur l&#8217;instrument. Hawks, que l&#8217;on voit sur le cliché ci- contre en compagnie de Billie Holiday,  a partagé cette couronne de leader avec Lester Young***au style totalement différent, plus cool, plus relax. Tous deux ont inspiré une grande quantité de musiciens, chacun trouvant chez le maître choisi,  de quoi épanouir sa personnalité et sa sensibilité. Tout n&#8217;est pas aussi tranché dans l&#8217;analyse, mais c&#8217;est un peu comme cela que les choses se sont présentées, si l&#8217;on en croit les témoignages des disciples et les avis des spécialistes. Pour autant, les autres grands noms du tenor sax sont légion! Pour la période dite classique jusqu&#8217;aux années 50, on peut citer Ben Webster***, au son robuste, Hershell Evans**, Buddy Tate**, Don Byas**, Ike Quebec*,Arnett Cobb*** Eddie « lockjaw » Davis**, Illinois Jacquet***, Paul Gonsalves***, Lucky Thompson***, Gene Ammons**, Sam « the man » Taylor*, Joe Thomas, Paul Quinichette, Plas Johnson*, Eddie Chamblee*, Al Sears, Flip Philips**, Jimmy Forrest*, Billy Mitchell, « Bubba » Brooks**, Percy France , George Kelly**, Candy Johnson**, Frank Wess, Frank Foster, et ceux qui assurent toujours dans ce style dans une belle continuité, Charles Gabriel**, Houston Person*, Scott Hamilton***ou Harry Allen*** Pour la période moderne, à partir des années 50, sont apparues des étoiles pleines de fougue et de talent, parmi lesquelles je retiens, Wardell Gray ***, Johnny Griffin**, Dexter Gordon**, Stanley Turrentine, Hank Mobley** Benny Golson* (célèbre compositeur également), ou encore  Teddy Edwards. Il nous faut faire une place à part à Sonny Rollins **qui a largement (et c&#8217;est toujours le cas!), trouvé sa place dans le jazz contemporain, et John Coltrane**, lequel, pour beaucoup de commentateurs, a révolutionné la façon de jouer et de créer, avec il est vrai, une technique sans faille, une inspiration recherchée loin au fond de lui-même, et une grande générosité. Dans les suiveurs immédiats, retenons les noms de Wayne Shorter, Joe Henderson, James Moody, Joe Lovano*,  Charlie Rouse**, Harold Land, Bobby Jaspar, Barney Wilen**, Jimmy Heath et pour les plus récents, Joshua Redman. Dans un style « west coast », Vous la savez, j&#8217;ai un faible pour Stan Getz***. J&#8217;aime bien y associer ses brothers, Zoot Sims**, Al Cohn*, Bob Cooper, Bill Perkins, Bill Holman, Warne Marsh, ou encore Richie Kamuca. Pour les vraiment modernes, évoluant pour certains en lisière du jazz, je citerai rapidement Albert Ayler, Archie Shepp, Pharaon Sanders, Yusef Lateef, Charles Lloyd, Roland Kirk, Gato Barbieri, Anthony Braxton, James Carter (véritable acrobate de l&#8217;instrument) Michael Brecker, Billy Harper et Steve Grossman. Il y a du talent et de l&#8217;inspiration, mais je les écoute moins que les autres&#8230;. A noter les expériences collectives. Nous connaissons les sections de saxes de chez Count Basie, de chez Woody Herman (« les fameux Herds), ou de chez Duke Ellington, toutes merveilleuses. Mais il me faut ici évoquer la bonne idée de Dave Pell réunissant quatre sax tenor pour reprendre avec succès quelques solis de Lester Young (Prez conférence 1978. Arrangements de Bill Hollman). Le saxophoniste Mel Flory a connu un beau succès avec la phalange de Supersax (1973) **. Le français Claude Tissendier a réussi semblable gageure avec ses superbes arrangements et interprétations de son groupe Saxomania **(2 altos, 2 tenors). A citer aussi Urban sax ou le Worl saxphone quartet. &#160; Et nos frenchies?&#8230;. Une vraie pépinière&#8230; même une galaxie&#8230; Comment s&#8217;y retrouver et citer tous les musiciens sans décevoir certains ?&#8230;.Alors, toujours en demeurant sélectif, mais aussi en faisant jouer mes affinités parfois affectives, je citerai en premier Guy Lafitte***, le plus « américain » de tous, ayant dominé le monde du jazz durant de belles décennies, dans un style Hawkinsien, voire rollinsien, avec toujours beaucoup de swing. Très vite après, je pense assez facilement à l&#8217;excellent puncheur Gerard Badini**, mais aussi au polyvalent et talentueux André Villéger***, une de nos meilleures anches!&#8230; Pour la génération ancienne, n&#8217;oublions pas Alix Combelle**, Jean Louis Chautemps, Dominique Chanson, Jean Claude Forenbach*, Michel Roques, François Jeanneau ou encore Marcel Zanini*!, surtout clarinettiste, mais excellent sax tenor! Chez les plus jeunes, une multitude de talents&#8230;.Nicolas Montier***, Nicolas Dary*, Philippe Pilon*, Michel Pastre ***, David Sauzay** , Carl Schlosser**, Guillaume Naturel*, Lionel Belmondo, Sylvain Boeuf, Pierre Boyer,  Paul Cheron**, Serge Rahoerson* (en fait musicien malgache), Claude Braud*, Pierre Schirrer, Jean François Bonnel** (expert en anches), François Penot, Pilou Cas, Alex Golino**, les régionaux de l&#8217;étape (basque!) Stéphane Barbier** et Marcel Pacowski *, et une fille!...Sophie Alour. Je compléterai mon panorama avec deux bons saxs d&#8217;ici en Guadeloupe, Alain Josephine et Jocelyn Menard (canadien). Me voici au terme de ce tour d&#8217;horizon des plus belles voix du saxophone tenor, instrument roi qui a encore de beaux jours devant lui. N&#8217;hésitez pas,  dans la case commentaires, à me donner votre point de vue&#8230; Bonnes vacances! &#8230;..Sea, sun and sax à tous!&#8230;.. nota: les musiciens soulignés ont fait l&#8217;objet d&#8217;un billet spécial dans « les billets de Pierre« .</p>
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		<title>le saxophone alto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 20:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
		<category><![CDATA[saxophone]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/04/22/le-saxophone-alto/">le saxophone alto</a><p>Ah! l&#8217;amour du saxophone&#8230;je vous avais annoncé la couleur&#8230;.En cette période d&#8217;élection, je me consacre aux  travaux d&#8217;Hercule en tentant de vous parler de nos meilleurs saxophonistes mondiaux et nationaux&#8230;Je ferai dans un billet à venir , un place à part aux clarinettistes, saxo soprano et baryton. Le tenor viendra plus tard.  Commençons vite par le frère cadet. Le saxophone alto est un des plus chantants membres de la famille de papa Alphonse Sax. Accordé en mi bémol, il séduit par sa facilité de jeu, mais aussi par la possibilité de s&#8217;exprimer par inflexions. Il est vrai qu&#8217;il a été supplanté au fil des temps par le sax tenor, grand frère préféré des jazzmen&#8230; Mais l&#8217;aventure de l&#8217;alto est intense et riche&#8230;.Je me propose de vous la faire découvrir. On a tendance dans la littérature du jazz,  à diviser l&#8217;histoire du sax alto en situant  Charlie Parker en point de mire. Avant Parker, c&#8217;était pauvre, et puis il y a eu Parker et ceux qui ont suivi! &#8230;&#8230;. C&#8217;est aller un peu vite en besogne&#8230;.Sans rien enlever à Parker (j&#8217;y reviendrai), il suffit d&#8217;écouter les grandes plages du jazz des années 30 et 40 pour constater que des grands maîtres de l&#8217;alto  ont tracé des sillons féconds et ont continué à magnifier leur jeu après..Parker.. J&#8217;ai intégré derrière les noms des petites étoiles (***) pour marquer mes goûts&#8230;Mon Michelin à moi&#8230;..C&#8217;est parti! Benny Carter*** (1907-2003), également clarinettiste et trompettiste, surtout superbe arrangeur et célèbre chef d&#8217;orchestre, est une grande figure de l&#8217;instrument. A l&#8217;instar de Coleman Hawkins sur le tenor, il a été un des premiers à dégager sur l&#8217;instrument un son d&#8217;une réelle beauté. Sa grande expérience, son sens aigu de l&#8217;harmonie, ont fait de lui un superbe improvisateur à l&#8217;imagination infinie. Souple, sinueux, son jeu, parfois un peu trop sophistiqué, est sans pareil. Dans les années 70, nous avons eu le plaisir de l&#8217;écouter en France,  et notamment à Nice ou à Biarritz. Johnny Hodges *** (1906-1970), a été un piliers de l&#8217;orchestre de Duke Ellington durant toute sa carrière. Mais il a aussi gravé des disques remarquables sous son nom. Au delà des modes, Hodges, surnommé « the rabbit« , a imposé un discours magnifique , très pur, très mature aussi,  avec des vertigineuses montées dans l&#8217;aigu. Une justesse remarquable, toutes les notes gonflées de magnificence, Johnny savait faire preuve d&#8217;une belle vigueur quand le besoin s&#8217;en ressentait&#8230;Je retiens ici « on the sunny side of the street » avec Lionel Hampton en 1937 et le fameux « all of me » avec Duke en 1958). Pour cette période classique, il convient de ne pas oublier Stump Evans (peut- être le premier altiste connu dans les années 20), Willie Smith*, Ted Buckner, Eddie Barefield, Otto Hardwick,  Edgar Sampson, Charlie Holmes, Pete Brown, Hilton Jefferson, Howard Johnson, Earle Warren, Russel Procope, Tab Smith, Marshall Royal (lead alto chez Count Basie), Bobby Plater, et Don Redman (grand chef d&#8217;orchestre). Voici à présent, deux phénomènes à placer à part, véritables dynamiteurs, ayant connu un grand succès populaire dans ces années « autour de Parker »&#8230; Louis Jordan ** (1908-1975) Les amateurs de jazz connaissent bien cet énergique chef d&#8217;orchestre (« tympany five« ), peut- être l&#8217;inventeur du « rock and roll »!&#8230;(« choo choo boogie »(1946). Son jeu à l&#8217;alto est parfois heurté, mais oh combien efficace! &#8230;Quel chanteur aussi!&#8230;.Toujours à la mode!&#8230;. Earl Bostic *** (1913-1965). Rarement un saxophoniste n&#8217;a joué avec autant de puissance, de chaleur, de growl (disons-le , quelquefois c&#8217;était trop&#8230;mais j&#8217;adore!)..Ecoutez surtout « Flamingo » de 1951&#8230;Impressionnant!&#8230;. Et puis vint&#8230;. Charlie Parker*** (1920-1955). Pour beaucoup d&#8217;écrivains et de chroniqueurs de jazz, Charlie « Bird » Parker est le plus grand soliste et improvisateur de l&#8217;histoire du jazz. Originaire de Kansas city,  il a mis beaucoup de blues et d&#8217;énergie dans son jeu, surtout dans ses débuts avec l&#8217;orchestre de Jay Mc Shann. Pour André Hodeir, « il n&#8217;est pas un révolutionnaire, mais avec courage et audace, il pousse plus en avant l&#8217;exploration du champ tonal&#8230;Il a un sens aigu de la tonalité »...Je suis assez d&#8217;accord. Dès 1945, l&#8217;altiste nous offre du renouveau, c&#8217;est certain. Mais , selon moi,  on constate  une répétition de phrasés dans l&#8217;ensemble de son oeuvre, des sortes de gimmicks&#8230;.Associé à Dizzy Gillespie, il privilégie les tempos up.Pourtant, je le préfére dans les formations moins bop et trop souvent torrides.  J&#8217;adore ses enregistrements avec les cordes (Verve 1949-54). Le son , le lyrisme sont alors à leur comble&#8230;.J&#8217;écoute souvent. Vraiment très beau!&#8230; L&#8217;influence de Parker a été considérable&#8230;.Les suiveurs sont légion jusque dans nos jeunes générations. Le plus célèbre est certainement Sonny Stitt** excellent tenorman également. Et puis, toujours  chez les américains, sont remarquables  Rudy Williams, Sonny Criss*, Frank Morgan, Lou Donaldson,  Chris Woods, Eddie Vinson et  Charles Mc Pherson...Il me faut citer également un vrai disciple de Bird: Phil Woods***( né en 1931)&#8230;son fils spirituel&#8230; jouait sur un sax de son maître et &#8230;avait épousé sa seconde femme!&#8230;.J&#8217;ai beaucoup d&#8217;appétence pour Phil&#8230;.comme j&#8217;en ai aussi pour Cannonball Adderley*** (1928-1975). J&#8217;ai déjà écrit des billets sur ces excellents instrumentistes. Beaucoup d&#8217;altistes, inspirés de l&#8217;incontournable Parker,  méritent ici la citation: Jackie Mac Lean*, Bud Shanks* (également excellent flûtiste), Herb Geller **, Gene Kill, Gigi Gryce,  Joe Maini, Charlie Mariano, Stephano Di Battista,   Med Flory (créateur de supersax), ou Jerry Dodgion.Il faut aussi savoir que le grand Ray Charles était aussi un excellent altiste!.. D&#8217;autres voies étant ouvertes, d&#8217;autres voix, se font faites  entendre,  surtout dans les années 50 et 60 . Comme par exemple Lee Konitz*, génial improvisateur, le délicieux Paul Desmond ***(sur lequel j&#8217;ai aussi écrit) ou encore  Hal Mac Kusick, Buddy Colette, et Lennie Niehaus (surtout arrangeur). Dans les plus jeunes, je rajouterais Frank Roberscheuten, Joey Cavaseno, Chris Hopkins, et l&#8217;italien Luigi Grasso  J&#8217;ai une affection particulière pour Art Pepper *** (1925-1982), celui qui a pu « mal tourner » à une époque!&#8230;On lui pardonnera volontiers, tant ce musicien a produit de l&#8217;excellente musique, inspirée du style de Benny Carter (tiens, tiens&#8230;), mais aussi de Lester Young. L&#8217;étonnant Art de Pepper, sa fructueuse invention mélodique, son sens inné de l&#8217;improvisation, en font un des stylistes les plus appréciés des connaisseurs. Une étoile que je n&#8217;ai pas bien explorée&#8230;.Ornette Coleman doit figurer en bonne place dans les rayon des modernes, voire du free&#8230;Les commentateurs du jipiblog pourront  écrire quelques mots sur lui, comme sur Eric Dolphy, Steve Coleman,  ou Antony Braxton. Et les français? &#8230;..Robert Mavounzy * (le guadeloupéen!&#8230;), mais aussi Hubert Fol*, Hubert Rostaing&#8230;Voici pour les anciens. Mais, en craignant de me faire des ennemis par oubli ou par préférence, j&#8217;aimerais faire figurer en excellente place notre ami Daniel Huck***, vrai altiste fougueux, mais aussi swingman de coeur!, grand spécialiste du scat vocal &#8230;.Et puis,&#8230;j&#8217;y arrive, l&#8217;excellent Claude Tissendier***, véritable pilier de l&#8217;orchestre de Claude Bolling (ce dernier vient de fêter ses 80 ans!) . Claude Tissendier est un amoureux du sax. Excellent instrumentiste (il faut également l&#8217;écouter à la clarinette!&#8230;.), il a enregistré et produit sous son nom de véritables joyaux avec son groupe Saxomania. Il y a notamment invité Benny Carter et Phil Woods . Dans la galaxie altiste française, je rajouterai Marc Richard *(surtout clarinettiste), Michel Attenoux, Jean Aldegon, Jean Eteve*, Philippe Portejoie* (maison Bolling toujours!), mais aussi , Frederic Couderc*, Guy Bonne, Olivier Defays et la jeune Aurélie Tropez*&#8230;.Et il y en a tant d&#8217;autres&#8230;&#8230;. &#160; Pardon pour les absents&#8230;.Il me restera pour mon prochain billet, à m&#8217;atteler aux saxophones tenor&#8230;Mais cela est une autre histoire&#8230;..</p>
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		<title>un amour de saxophone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 11:17:30 +0000</pubDate>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/03/21/un-amour-de-saxophone/">un amour de saxophone</a><p>Inventé par le belge Adolphe Sax vers 1840, le saxophone est un instrument conique à anche simple,  qui possède une tessiture de deux octaves et une quinte. Beaucoup d&#8217;instrumentistes parviennent à monter davantage les notes en jouant sur les harmoniques. Mais on ne peut descendre plus bas que le la bemol grave (piano) pour le tenor, et le ré bemol pour l&#8217;alto. Rapidement, et  pour simplifier, il existe quatre types  de saxophones. Le soprano, le plus aigu, accordé en Si bemol, et, en descendant dans le grave,  l&#8217;alto accordé en mi bemol, le tenor, accordé en si bémol, et le baryton accordé en mi bemol. Le saxophone occupe dans nos coeurs,  (c&#8217;est du moins mon cas)  une importance considérable. Les auteurs du « Dictionnaire du jazz » de chez Robert Laffont ont affirmé: « le saxphone deviendra l&#8217;instrument symbolique du jazz, plus encore que la trompette, parce que d&#8217;une part, il ne connaît pratiquement pas d&#8217;autre répertoire, que d&#8217;autre part, il a engendré un nombre important de musiciens décisifs pour l&#8217;histoire du jazz, voire celle de la musique en général ».  En effet, plus encore que la clarinette, l&#8217;instrument permet de dégager de la fluidité, de la mobilité et une sorte de souplesse dans l&#8217;expression qui a fait le bonheur des arrangeurs de grands orchestres. Les grands musiciens ont trouvé dans le sax, un merveilleux moyen de développer et de faire « jouer » toutes leurs sensations, leur feeling profond, en utilisant aussi  leurs capacités d&#8217;improvisation. C&#8217;est un miracle permanent. Le sujet est vaste. J&#8217;aurai le plaisir dans deux prochains billets, de tenter de vous présenter les principaux stylistes de jazz  de l&#8217;alto,  puis du tenor. Parlons rapidement des différentes marques. Cocorico!, c&#8217;est une firme parisienne, la maison Selmer, qui fournit les plus beaux saxophones dans le monde entier (1.700 par mois en 1995). Mais la concurrence se fait de plus en plus rude et les marques  Buffet Crampon ou Yamaha, voire Yanagisawa,  occupent une place méritée sur le marché. Il existe une marque allemande (Couf) qui fait actuellement fureur (sans jeu de  mot!). Un ami de l&#8217;Alexander big band de Bayonne m&#8217;en a fait essayer un cet été . Une merveille!&#8230; Le son se modifie suivant la manière de jouer, mais aussi en tenant compte du matériel. Les anches sont le plus souvent en roseau (du Var!), mais elle peuvent être fabriquées avec de la résine synthétique. Elles sont alors plus régulières et plus résistantes. Elle peuvent aussi faire hurler les puristes!&#8230;.. Mais c&#8217;est certainement le bec qui donne une véritable couleur au son. Il peut être en ébonite ou en métal. Les becs Otto link metal et Larsen ont  beaucoup été utilisés depuis les années 50 chez les tenor.La marque Meyer réussit aux altistes. . Mais la maison Vandoren fournit à présent des becs compétitifs.  Le bec  peut être plus ou moins ouvert. Il possède une chambre large ou étroite&#8230;Certains musiciens modifient la forme interne du bec, en y ajoutant de la résine, voire de la pâte à modeler&#8230;.En fait, en jazz, plus qu&#8217;en musique classique, il y a autant de manières de préparer et de monter son instrument  que de saxophonistes. Et c&#8217;est toujours passionnant d&#8217;écouter les uns et les autres jouer,  mais aussi discourir. Les discussions des saxmen entre eux sont sans fin. Il suffit d&#8217;aller sur les forums d&#8217;internet pour avoir une idée des nombreuses préoccupations des fans de l&#8217;instrument. Mais c&#8217;est surtout musicalement, et dans divers contextes, que l&#8217;on prend plaisir à capter l&#8217;originalité de chacun&#8230;.Avec plus ou moins de bonheur, mais toujours une grande passion! Nous nous accordons tous sur une évidence. Tout est dans le son&#8230;Surtout le son du musicien qui fait corps avec l&#8217;instrument dans une seule colonne d&#8217;air,  allant du plus profond de l&#8217;abdomen de l&#8217;instrumentiste jusqu&#8217;au pavillon de son biniou. C&#8217;est donc l&#8217;homme (et de plus en plus la femme!) qui produira avec son sax le chef d’œuvre espéré. Mais que de chemins à parcourir pour obtenir un honorable résultat!&#8230;.On dit souvent qu&#8217;il est facile de jouer du sax, mais que c&#8217;est très difficile de bien en jouer&#8230;De quoi en décourager beaucoup!&#8230;.C&#8217;est qu&#8217;il faut être exigeant avec soi même, travailler et retravailler&#8230; Mais il faut aussi posséder  un saxophone bien réglé , qui bouche bien. Monté, préparé par des artisans renommés comme ceux de chez Selmer , le saxophone est un assemblage de pièces qui doivent se trouver en harmonie les unes avec les autres. Le moindre décalage, la moindre fuite millimétrique pourra devenir cause de fausseté ou d&#8217;impossiblité de jouer. Il faut constater comment parle de ces exigences techniques Philippe Maté dans le très intéressant « histoires du saxophone » de François et Yves Billard -climats-. Dans ce même livre, que je conseille vivement ,  on découvre comme Gérard Badini, un de nos meilleurs saxophonistes français, mais aussi « essayeur » chez Selmer, choisissait pour les plus grands stylistes du jazz (Stan Getz, Dexter Gordon, Lee Konitz, Johnny Griffin) le plus performant dans les modèles de saxophones ,  eux mêmes triés avec soin dans le célèbre magasin parisien.  L&#8217;instrument possède  une belle et riche histoire. Il en a fallu des prototypes, des drôles de machines, pour que naissent ceux qui ne se sont jamais démodés et qui sont utilisés pas les saxmen d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je pense notamment aux Balanced action joués par le légendaire Lester Young et par Zoot Sims ,  le Cohn Company (dédié à Chu Berry),  ou encore le Mark VI (Selmer) (sorti en 1955)  qui semble rester le chouchou des pratiquants affûtés. Je ne sais si certains jouent encore le Cigare-cutter né à la fin des années 20,  la Rolls des sax dans les années 30.  On peut en écouter le son sur You tube&#8230;.Les vieux saxophones, souvent dépolis,  sont en effet jouables et préférés par nos grands instrumentistes, et ce malgré une délicate ergonomie&#8230;Ah, le son! toujours le son!&#8230;..Si vous aimez voir des bijoux de sax plutôt anciens , vous pouvez consulter le très bel ouvrage « Saxo, l&#8217;instrument mythique » de Andrea Zermani (Gründ). Il y aurait encore beaucoup à écrire sur le saxophone&#8230;.Le mieux est de le découvrir davantage&#8230;Il ne semble pas se démoder, bien au contraire. On a abandonné,  semble t-il,  les expériences avec des sax-synthé&#8230;Ce qui tend à démontrer, que le sax, vient du fond de l&#8217;âme, que c&#8217;est un merveilleux instrument acoustique, prolongement  du souffle humain&#8230;L »avenir lui appartiendra&#8230;tant qu&#8217;il y aura le souffle. &#160; &#160;</p>
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		<title>la trompette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 11:32:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
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		<category><![CDATA[jazz et alentours]]></category>
		<category><![CDATA[trompette]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/02/21/la-trompette/">la trompette</a><p>La trompette&#8230;. Certainement l&#8217;instrument le plus démonstratif, le plus puissant, le plus difficile aussi !&#8230;. Parfaitement désigné  pour mener la danse. Depuis le début du jazz, où le trompettiste menait les parades dans les rues de la Nouvelle Orléans, jusqu&#8217;aux avancées les plus récentes du jazz, la trompette occupe à coup sûr  la place de maître de cérémonie&#8230; Cet instrument à vent, fort connu et très utilisé, possède une tessiture de deux octaves et une quinte, certains instrumentistes pouvant jouer dans l&#8217;aigu au delà de ces limites. On se sert d&#8217;une embouchure en métal, et généralement d&#8217;un nombre important de sourdines. Voila pour la présentation rapide&#8230; Encore un casse- tête pour moi. Difficile, avec la taille de ce billet, de vous parler, en faisant bien sûr des choix,  des trompettistes de jazz ?. Ils sont si nombreux!. Je ne vous dis pas la difficulté que je rencontrerai lorsque j&#8217;aborderai le saxophone!&#8230;.. Pour cette courte étude, je vais me servir de l&#8217;article de Marc Richard, intégré dans « le dictionnaire du jazz » de chez Robert Laffont. Marc est un spécialiste de cet instrument, mais il est aussi un excellent clarinettiste et saxophoniste alto. Parlons tout de suite du cornet et du bugle (fluegelhorn) qui sont des instruments très proches de la trompette, avec la même tessiture, mais avec des sonorités différentes vu leur morphologie. Beaucoup de musiciens ont utilisé ces différents horn avec autant de bonheur. Dès le début du jazz, la trompette occupe une place de choix. Buddy Bolden a laissé une trace &#8230; dans les souvenirs, mais n&#8217;a jamais pu être enregistré. C&#8217;est certainement notre pionnier&#8230;. Les amateurs de jazz connaissent davantage King Oliver,  qui a hébergé dans son orchestre au cours des années 20,  le très célèbre Louis Armstrong, incontestablement le plus grand de tous, celui qui a fait évoluer le jazz de façon spectaculaire. Il a tracé le chemin (voir mon billet). La grande majorité des grands trompettistes de jazz ont témoigné du tribut qu&#8217;ils doivent à Louis. A Chicago, dans les années 20, le cornettiste blanc Bix Beiderbecke, avec une sonorité plus feutrée, allait donner une autre direction à cette musique naissante. Le jazz,  jusque là assez saccadé , allait s&#8217;enrichir considérablement rythmiquement et harmoniquement &#8230; Tout allait aller très vite. Les orchestres neo orléannais, mais aussi de danse ( à Chicago notamment) possédaient  d&#8217;excellents solistes comme Jabbo Smith, Bunk Johnson, Buddy Petit, Tommy Ladnier, Joe Smith, Bobby Hackett, Muggy Spanier, Frank Newton, Red Nichols, ou le puissant Henri « Red » Allen . Tous allaient subir l&#8217;influence de Louis, mais aussi contribuer à élargir  le courant de la diversité. Je vais très vite.. . et pardon si mes articles, en ce moment, font plutôt catalogues! Chez Count Basie, on retiendra Buck Clayton, Harry Edison (deux de mes préférés!)  et Joe Newman, tous trois  merveilleux solistes. Dans les différents orchestres de Duke Ellington, on ne peut passer sous silence de véritables créateurs de moods, grâce aux sourdines (Bubber Miley, Cootie Williams, Rex Stewart, ou Ray Nance (également violoniste!) et puis le grand Clark Terry (également bugliste), sans oubier le supersonique, lui tout ouvert! Cat Anderson&#8230;. Pour cette première partie du siècle, dans un registre mainstream, on dénombre une multitude de grands trompettistes. Je citerai ici ceux dont le nom et la musique reviennent à ma mémoire et à mes oreilles le plus rapidement: Hot Lips Page, Sydney de Paris, Doc Cheatham, Harold « shorty » Baker, Bunny Berigan, Harry James, Humphrey Lyttleton, Taft Jordan, Charlie Shavers, Rubby Braff, Art Farmer (plutôt bugliste), Louis Smith, Johnny Letman, Wallace Davenport, Bill Coleman (qui a vécu dans le Gers!) , Jonah Jones, Irvin Stockes, ou le west coast man Shorty Rogers. &#160; Il faut insister ici sur l&#8217;importance du phénomène Roy Eldridge , une des plus grands swingmen de l&#8217;histoire du jazz. Avec Armstrong, il a dominé de sa classe et de ses prouesses cette première période dite classique, tout en ouvrant les portes du be bop et du jazz plus moderne. Le pétillant Dizzy Gillespie, allait s&#8217;y engouffrer, avec sans son sillage, le très doué Fats Navarro. Autre temps, autre style, avec un jeu plus appuyé peut- être&#8230;.saluons , dans ces années 50, les figures du hard bop, comme Kenny Dorham, Howard Mac Ghee, Donald Byrd ou Lee Morgan, très souvent remarquable&#8230; Un des plus brillants fut incontestablement Clifford Brown, trop vite disparu à 26 ans! à la suite d&#8217;un accident de la route. Un vrai météore, à la technique parfaite, heureusement copieusement enregistré. Tous venaient des orchestres des années 30 et 40. Ils se sont surtout exprimés dans des formations plus réduites, peut- être mieux adaptées à ce nouveau type de musique. Aux côtés d&#8217;un sax, les trompettistes faisaient merveille. Beaucoup de tendresse et de romantisme se dégagent de Chet Baker, également chanteur. Plus chercheur, plus obstiné, grand créateur pour certains, tel fut Miles Davis, toujours dans le coup, mais avec ce même phrasé (j&#8217;y reviendrai sans doute). J&#8217;ai une préférence pour ceux qui ont suivi le grand courant , musiciens  souvent plus énergiques, et pour moi plus intéressants,  comme Freddie Hubbard, Booker Little, Woody Shaw, John Faddis, Maynard Ferguson (spectaculaire&#8230;) , Arturo Sendoval (Ola! Cuba!&#8230;), Quincy Jones (grand arrangeur aussi), Wallace Rooney, l&#8217;énigmatique Tom Harrell , Roy Hardgrove, Terrel Stafford ,  et bien sûr! Wynton Marsalis, lequel a su démontrer que l&#8217;on pouvait fort bien jouer dans plusieurs styles,  tout en démontrant un grand respect pour Louis Armstrong. Mais, encore une fois, je ne peux faire l&#8217;impasse sur ceux qui ont connu la notoriété chez les critiques, comme le cornettiste Don Cherry, ou les italiens Enrico Rava et Paolo Fresu. Dans un style plutôt traditionnel,  en maintenant surtout l&#8217;esprit d&#8217;un jazz flamboyant et attractif, il faut citer Peter Ecklund, Wendell Brunious, Leroy Jones, Jerry Edwards, Jon-Erik Kellso, Randy Brecker, Colin Dawson,  Warren Vaché (cornet- trompette), et Lew Soloff. Chez les français, les étoiles de la trompettes seraient trop nombreuses à compter dans le firmament. Philippe Brun, Christian Bellest, Aimé Barelli font partie des anciens, avant que n&#8217;apparaissent les Fernand Ferstraete, Fred Gerard, Roger Guerin, Maurice Thomas, Yvan Jullien, Jean Claude Naude, grands techniciens des big bands &#8230; La génération suivante est d&#8217;une grande richesse. Les voici, nos chers trompettistes si talentueux: Patrick Artero, Irakli, Xavier Chambon, Dan Vernhettes, Alain Bouchet, François Biensan, Michel Delakian, Michel Bonnet, Gérard Siffert, Boss Queraud, Gilles Berthenet, Kiki Desplat, avant que ne s&#8217;affirment dans un jazz tous terrains, Claude Egea, François Chassagnite,  Fabien Mary, Stephane Belmondo, Jean Loup Longnon, ou encore Antoine Illouz. &#160; Chez les régionaux de l&#8217;étape, Michel « Belisse » Bonnefond, puis Jacky Berecochea, Dominique Burucoa, Jerôme Etcheberry (ça fleure bon le pays basque!&#8230;.), mais aussi les bons copains des big bands, comme Yves Dinclaux, Christian Bousquet, Yves Labadie, Pascal Lacouture (soliste des arènes de Dax!), Didier Cabrero ou Robert Dupont. Trompettes de jazz de la renommée, vous n&#8217;êtes pas du tout embouchées!&#8230;.</p>
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		<title>le piano jazz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 07:32:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
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		<category><![CDATA[jazz et alentours]]></category>
		<category><![CDATA[piano]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/02/14/le-piano-jazz-2/">le piano jazz</a><p>Le piano!&#8230;Beaucoup d&#8217;entre nous racontent qu&#8217;ils y ont été installés devant tout petits,  et que c&#8217;était une corvée&#8230; avec souvent un vieux prof qui leur tapait avec une règle sur les doigts, ou leur imposait  des gammes à n&#8217;en plus finir&#8230;.la méthode rose&#8230;« le gai laboureur »!&#8230;Beaucoup de musiciens parfois célèbres , disent avoir abandonné et&#8230;. repris plus tard avec les copains&#8230; Pourtant quel merveilleux instrument, peut- être le roi ?&#8230;Ce meuble imposant  qui devrait figurer dans tous les lieux publics comme autrefois&#8230;. est en même temps,  rythmique, harmonique et mélodique..Il est surtout visuel&#8230;.Toutes les notes sont là sous nos yeux&#8230;le problème,  c&#8217;est de les bien jouer,  de se servir avec grâce de nos dix doigts,  et tout mettre dans l&#8217;ordre avec le bon tempo!&#8230;On peut y être soliste ou accompagnateur, quand ce n&#8217;est pas chef d&#8217;orchestre!&#8230;Vous raconter le piano jazz, c&#8217;est écrire un livre&#8230;Ici, je vais résumer avec modestie ce sujet inépuisable,  et  tenter de vous citer les principaux jazzmen du clavier, mes coups de cœur aussi&#8230;Beaucoup vont sursauter&#8230;Comment ne pas mettre en avant  untel ou tel autre?&#8230;pianissimo les amis!&#8230; allons y!&#8230;. Un des plus anciens chez les pianistes connus,  semble être Jelly Roll Morton, lequel , dans les années 20, se qualifiait volontiers  d »&#8216;inventeur du jazz »&#8230; Rien que ça!&#8230; Dans les premières décennies du XXème siècle, le piano trônait dans les bouges de la Nouvelle Orléans, les barrelhouses, les  Honky tonks, avant d&#8217;occuper des places plus royales à Chicago&#8230; C&#8217;était  l&#8217;époque du rag time (Scott Joplin), du stride,   mais aussi du boogie woogie, adaptation du blues sur le clavier en plus vigoureux. C&#8217;est à cette période que se feront connaître Cliff Jackson, Willie Smith « the Lion » , Eubie Blake, Roosevelt Sykes, Memphis Slim, James P. Johnson ( « carolina shout« ), Clarence Williams, Joe Turner, Sammy Price,  Albert Ammons,  ou encore  Lucky Roberts. Dans son article très documenté dans le « dictionnaire du jazz » de chez Laffont, le pianiste et professeur  français Philippe Baudoin raconte  que « la plupart des pianistes de jazz , dans ces années- là, ont eu une éducation musicale plus complète que celle des autres instrumentistes, ce qui explique qu&#8217;ils soient souvent arrangeurs et excellents compositeurs ». On pense à Duke Ellington,  Count Basie, Jay Mc Shann, Fletcher Henderson, ou encore Earl Hines, à la tête de superbes orchestres. On peut également citer Teddy Wilson, grand accompagnateur. J&#8217;ai une tendresse particulière pour le débonnaire et trucculent Fats Waller , auteur de nombreux thèmes célèbres , comme « honeysuckle rose  » ou  encore « ain&#8217;t misbehavin ». &#160; Dans les petites formations des années 30 et 40, vont briller de mille feux une multitude d&#8217;excellents pianistes (il y en avait autant de merveilleux qu&#8217;il y avait d&#8217;orchestres!) . Voici une sélection de ceux qui occupé les scènes et gravé lesplus beaux  microsillons durant la période avant l &#8216;ère bebop : Jess Stacy, Billy Kyle, Mary Lou Williams, Sir Charles Thompson, Billy Strayhorn, Dorothy Donegan, Shirley Scott,  Mel Powell, Clyde Hart, Johnny Guarnieri, Gerry Wiggins,  Cliff Smalls, George Shearing,  Roland Hanna, Eddie Heywood, Ken Kersey&#8230;. sans oublier Milt Buckner (que nous avons souvent applaudi notamment à l&#8217;orgue dans les années 70 sur la côte basque). Une place particulière doit être accordée a Nat King Cole, (voir mes billets qui lui sont consacrés) que nous connaissons crooner,  mais qui fut un génial pianiste (comme le Genius Ray Charles!) qui en inspiré plus d&#8217;un,  notamment le grand Oscar Peterson!. L&#8217;élégance suprème, le talent , celui que l&#8217;on peut placer en tête,  tous styles confondus, c&#8217;est certainement Hank Jones,  lui aussi beaucoup applaudi sur les scènes du monde entier. Mais je m&#8217;aperçois que je vais trop vite , comme les doigts du starissime Art Tatum, un immense artiste à part, grand virtuose jamais égalé, mais plein de swing et d&#8217;invention qu&#8217;il faut savoir découvrir sous (parfois) des avalanches de notes arpégées. Un autre phénomène, le très talentueux autodidacte Erroll Garner. Jamais aucun pianiste n&#8217;a autant swingué avec un style unique qui comme dirait un de mes amis, vous place sur un coussin d&#8217;air. Il fait partie de mes favoris!&#8230; L&#8217;avènement du be bop (début des années 40) , a été l&#8217;occasion d&#8217;assister à des échappées, voire des brisures dans le bon ternaire qui de son côté, a traversé le maintream (grand courant) pour survivre avec bonheur aux différentes tempêtes. Pour illustrer ces passages tumulteux, Thelenious Monk, sorte de mage du clavier qui  a parfois donné l&#8217;impression à certains qu&#8217;il ne savait pas jouer du piano. De l&#8217;avis de beaucoup, il a, au travers d&#8217;un jeu déconcertant, quand il n&#8217;était pas taisant, révolutionné l&#8217;aspect harmonique et rythmique du piano jazz,  et a offert aux musiciens du monde entier  de très célèbres compositions comme « blue monk« , « ask me now » ou « round midnight ». Pour moi, Monk demeure un mystère&#8230;Plus boppeurs, Bud Powell (qui a beaucoup joué à Paris), Duke Jordan, Al Haig, Barry Harris,  ou encore Dodo Marmarosa, méritent la citation. Ma préférence va certainement aux hard boppeurs (années 50) merveilleusement enregistrés par la firme « blue note » : Red Garland, Carl Perkins, Jacki Byard, Horace Silver, Kenny Drew, Junior Mance, Bobby Timmons et peut- être le plus attractif de tous, Wynton Kelly&#8230; C&#8217;est dans leurs suiveurs pour la période contemporaine que l&#8217;on retrouve cette attitude commune. Tout pour la musique!&#8230; tout pour  un jazz fluide, swinguant avec constance,  ne se départissant jamais des nouveautés harmoniques et stylistiques nouvelles. Alors, comment ne pas être fascinés par Dave Mc Kenna, Jimmy Rowles, Tommy Flanagan,  Mac Coy Turner, Lou Levy,  John Bunch, Ray Bryant, Kenny Barron ou encore l&#8217;enthousiasmant Monty Alexander! ..Et puis par ceux qui suivent encore le grand courant&#8230;.Rossano Sportiello, Bernd Lhotzky, Dado Moroni, Bill Charlap et le tout jeune Paolo Alderighi&#8230; Dans ses pensées, son infinie concentration, courbé sur les notes, Bill Evans a cheminé (d&#8217;abord avec Miles Davis), puis en trio ou en solo dans une atmosphère étrange, mais d&#8217;une grande richesse, imprégnée de plusieurs cultures, notamment européennes. Ou classer Lennie Tristano, plutôt inspirateur?&#8230; Ou intégrer le très connu Dave Brubeck qui s&#8217;est joué des rythmes (« take five », « rondo à la turk« )?  Un  prince du silence (au bon endroit!), majestueux par son toucher perlé, tout en retenue, captivant son public  par sa magie&#8230;..  je veux parler d&#8217;Ahmad Jamal . Admirable! La tentation de fusionner, d&#8217;aller au devant des modes,  a permis à beaucoup d&#8217;excellents techniciens de passer au travers du free jazz du jazz rock, du jazz modal, électrique ou pop music, et de se forger une réputation flatteuse auprès des médias. Je citerai ici, sans qu&#8217;ils ne figurent en grand nombre dans ma discothèque (!) , Sun Ra, Cecil Taylor, Randy Weston, Randy Blake, Paul et Carla Bley, Chick Corea, Joe Zawinul, Gordon Beck,  Herbie Hancock, Brad Mehldau. Il me faudrait peut- être une autre vie pour bien les écouter et pour pouvoir les apprécier.. Le temps passe si vite&#8230; J&#8217;aime bien Keith Jarrett lorsqu&#8217;il joue les standards. Et les pianistes français ?&#8230;.. Souvent excellents, faisant parfois la pige aux américains, on peut citer, sans tenir compte des générations et des styles, Martial Solal, Bernard Peiffer, Raymond Fol, Henri Renaud , André Persiani, Claude Bolling, Jack Dieval, René Urtreger, Maurice Vander, Michel Legrand, Jacques Loussier (« playbach ») Georges Arvanitas, et chez les plus jeunes, Hervé Sellin, Michel Graillier, Antoine Hervé, Philippe Milanta, Stan Laferrière, Philippe Duchemin, Pierre Christophe, Franck Avitabile, Jacques Schneck, Bernard Rabaud, Jean Paul Amouroux, Louis Mazetier, Thierry Olle, Julien Brunetaud, Jean Marc Montaut, et bien sûr Michel Petrucciani&#8230;sans oublier Jacky Terrasson, le franco-américain que la côte basque a couvé, avant ses exploits chez « blue note« . ... Un petit détour par les antilles dont ils sont originaires, pour évoquer Michel Sardaby, Alain Jean Marie, Mario Calonge, Chucho Valdes, Michel Camillo,  et Dominique Berose. Et puis, passant par les îles, je rappelle ici le talent des musiciens de Madagascar, Serge Rahoerson, Mahay Derra ou Jeannot Rabeson que mon ami Pierre Louvet, lui aussi excellent pianiste de métier, a apprécié comme moi à la Réunion&#8230; Pour finir, et c&#8217;est mon plaisir, pourquoi ne pas évoquer les noms de ceux de la côte basque (mes potes!) Bob Sellers, André Dumoulin, Arnaud Labastie, Pablo Campos, Didier Datcharry , Michel Mariescu, Marina Pacowski,  Laurent Decourchelle et Pierre Louis Homo&#8230;. Et j&#8217;en oublie, qu&#8217;ils me le pardonnent!. Ils auront une chance en deuxième semaine!&#8230;. Il faut aimer le piano,  merveilleux instrument qui n&#8217;a pas fini de nous charmer&#8230;. Je ferme le clavier en espérant ne pas me faire pincer les doigts&#8230;</p>
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