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	<title>saxophone | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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		<title>John Coltrane a 100 ans : pourquoi n’avons-nous toujours pas fini de le découvrir ?</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 13:49:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2026/09/16/john-coltrane-a-100-ans-pourquoi-navons-nous-toujours-pas-fini-de-le-decouvrir/">John Coltrane a 100 ans : pourquoi n’avons-nous toujours pas fini de le découvrir ?</a><p>Le 23 septembre 2026, John Coltrane aurait eu 100 ans. Un siècle après sa naissance et près de soixante ans après sa disparition, on pourrait penser que tout a été dit, écrit, analysé et publié sur le saxophoniste. Pourtant, des dizaines d’heures d’enregistrements longtemps restés secrets refont aujourd’hui surface. Comme si Coltrane avait encore quelques chorus à nous faire entendre. Ce centenaire n’est donc pas seulement l’occasion de ressortir Giant Steps, My Favorite Things ou A Love Supreme de la discothèque. Il rappelle surtout à quel point John Coltrane reste un musicien difficile à enfermer dans une époque. Sommaire Des bandes secrètes refont surface Avant de devenir Coltrane Giant Steps : repousser les murs de l’harmonie Quand une chanson de comédie musicale change de dimension Le quartet : quatre musiciens et un seul organisme Côté contrebasse : Jimmy Garrison A Love Supreme : au-delà du disque de jazz Toujours aller plus loin Pourquoi Coltrane reste-t-il aussi actuel ? Quelques disques pour suivre le chemin Sources pour aller plus loin Des bandes secrètes refont surface L’histoire serait déjà belle si elle avait été inventée pour un film. Au début des années 1960, le saxophoniste Frank Tiberi suit John Coltrane dans plusieurs clubs de New York et de Philadelphie. Il emporte avec lui un magnétophone portable et enregistre les concerts. Certaines prises auraient été réalisées avec le microphone dissimulé dans son manteau. Ces bandes deviennent presque légendaires parmi les connaisseurs. Pendant des décennies, elles restent essentiellement hors de portée du public. En 2026, à l’occasion du centenaire de Coltrane, l’histoire change. La succession John Coltrane annonce officiellement la publication des Tiberi Tapes chez Impulse! Records. Selon une enquête publiée par The Guardian en septembre 2026, Frank Tiberi aurait conservé environ 80 bandes représentant plus de 60 heures de musique. On y entend Coltrane travailler, étirer les morceaux et transformer progressivement son langage. Voilà peut-être ce qui rend ces documents passionnants. Ils ne montrent pas seulement un grand musicien donnant un concert. Ils permettent d’entendre un laboratoire en fonctionnement. Et chez Coltrane, le laboratoire ne semble jamais avoir fermé. Avant de devenir Coltrane John William Coltrane naît le 23 septembre 1926 à Hamlet, en Caroline du Nord. Après son service dans l’US Navy, il s’installe à Philadelphie et se mêle à la scène bebop de la côte Est. Il passe notamment par les orchestres de Dizzy Gillespie avant de rejoindre Miles Davis au milieu des années 1950. Cette collaboration va l’installer au premier rang des saxophonistes de sa génération. Coltrane participe notamment à Kind of Blue en 1959. Mais, parallèlement, quelque chose d’autre est déjà en train de se produire. Il cherche. Il travaille énormément. Il explore les accords, les gammes et les possibilités du saxophone. Son jeu devient extrêmement dense. Le critique Ira Gitler utilisera l’expression devenue célèbre de sheets of sound, des « nappes » ou « feuilles de son », pour tenter de décrire ces cascades de notes. Coltrane ne semble pourtant pas chercher la virtuosité pour elle-même. La technique lui sert à aller ailleurs. Giant Steps : repousser les murs de l’harmonie Enregistré en 1959 et publié en 1960, Giant Steps constitue l’un des grands tournants. Le morceau-titre est devenu un passage presque initiatique pour les improvisateurs. Ses enchaînements harmoniques, désormais connus sous le nom de « Coltrane changes », font circuler les centres tonals à une vitesse qui ne laisse guère le temps de regarder le paysage. Il suffit d’avoir tenté un jour d’improviser correctement sur Giant Steps pour mesurer la plaisanterie. Mais réduire ce morceau à un exercice d’harmonie serait une erreur. Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est l’impression de mouvement permanent. Les accords ne constituent plus seulement un accompagnement. Ils deviennent le moteur même de l’improvisation. Et, à peine arrivé au bout de cette exploration harmonique, Coltrane va pratiquement prendre la direction opposée. Quand une chanson de comédie musicale change de dimension En 1960, Coltrane enregistre My Favorite Things, chanson de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II écrite pour la comédie musicale The Sound of Music. Sur le papier, difficile d’imaginer matériau plus éloigné d’une révolution musicale. Pourtant, Coltrane adopte le saxophone soprano et transforme la chanson en longue exploration modale. Au lieu de courir après une succession d’accords complexes, l’improvisation peut désormais s’installer dans un espace harmonique beaucoup plus ouvert. Le contraste avec Giant Steps est fascinant. D’un côté, une mécanique harmonique redoutable. De l’autre, de longues plages permettant au musicien de creuser un même matériau. Coltrane ne choisit pas vraiment entre les deux. Il poursuit sa route. Le quartet : quatre musiciens et un seul organisme Au début des années 1960 se stabilise l’une des formations les plus importantes de l’histoire du jazz : John Coltrane au saxophone, McCoy Tyner au piano, Jimmy Garrison à la contrebasse et Elvin Jones à la batterie. On parle souvent du « Classic Quartet » de Coltrane. Le terme est justifié, à condition de ne pas imaginer quatre accompagnateurs autour d’un soliste. Cette musique fonctionne plutôt comme un organisme vivant. McCoy Tyner construit de larges architectures harmoniques avec ses accords caractéristiques. Elvin Jones fait tourbillonner le rythme sans jamais donner l’impression d’abandonner la pulsation. Coltrane peut alors développer des improvisations de plus en plus longues. Et au milieu de cette tempête, Jimmy Garrison tient la maison. Côté contrebasse : Jimmy Garrison On parle évidemment beaucoup du saxophone lorsqu’on évoque Coltrane. Pour un contrebassiste, l’écoute peut pourtant commencer ailleurs. Jimmy Garrison est essentiel à l’équilibre du quartet. Son rôle est d’autant plus intéressant que la musique autour de lui devient de plus en plus libre. Lorsque Elvin Jones multiplie les couches rythmiques et que McCoy Tyner ouvre l’espace harmonique, Garrison conserve une capacité remarquable à rendre la pulsation perceptible. Son walking n’a rien d’une simple ligne destinée à remplir les quatre temps. Le son est ferme, les notes respirent et le placement donne une direction à l’ensemble. Il faut aussi écouter ses introductions en solo, notamment celle de My Favorite Things dans certaines versions de concert. Quelques notes de contrebasse suffisent alors à installer immédiatement le terrain sur lequel tout le groupe va construire. Garrison offre surtout quelque chose d’indispensable à Coltrane : un point d’appui suffisamment solide pour permettre au saxophoniste de prendre tous les risques. C’est peut-être l’un des paradoxes du jazz libre. Plus certains musiciens s’éloignent des repères traditionnels, plus la présence d’un partenaire capable de faire sentir le sol devient précieuse. A Love Supreme : au-delà du disque de jazz En décembre 1964, le quartet enregistre A Love Supreme. Il existe des albums importants, des chefs-d’œuvre reconnus et des disques qui finissent par devenir autre chose qu’un disque. A Love Supreme appartient probablement à cette dernière catégorie. L’œuvre est conçue comme une suite en quatre parties : Acknowledgement, Resolution, Pursuance et Psalm. La dimension spirituelle n’est pas un commentaire ajouté après coup. Elle est au cœur du projet. Coltrane considère de plus en plus la musique comme une forme de quête et d’élévation. Le motif de quatre notes associé aux mots « A Love Supreme » est d’une simplicité presque désarmante. Pourtant, répété et déplacé, il prend progressivement une dimension hypnotique. Le contraste avec la complexité de Giant Steps est encore une fois saisissant. En quelques années, le même musicien aura démontré qu’il pouvait chercher l’infini aussi bien dans une grille d’accords vertigineuse que dans quatre notes. Toujours aller plus loin Le succès aurait pu inciter Coltrane à s’installer confortablement dans cette formule. C’est exactement ce qu’il ne fera pas. À partir de 1965, sa musique devient plus radicale. Il se rapproche notamment d’Archie Shepp, Pharoah Sanders et Rashied Ali. Les structures éclatent davantage et l’improvisation collective prend une place croissante. Une partie du public décroche. Un épisode rapporté à propos du festival DownBeat de Chicago en août 1965 est révélateur. Coltrane y présente une musique beaucoup plus libre et agressive. Des auditeurs quittent la salle et les réactions critiques sont parfois féroces. Pourtant, Coltrane continue. C’est peut-être là que réside l’une des clés de sa longévité artistique. Il n’a jamais transformé une découverte en recette. Chaque fois qu’il trouvait une réponse, il semblait surtout y découvrir une nouvelle question. Pourquoi Coltrane reste-t-il aussi actuel ? En 2026, les célébrations de son centenaire donnent une idée de la place qu’il occupe toujours. La succession Coltrane a lancé COLTRANE 100, une célébration internationale qui s’étend sur toute l’année. Le 23 septembre, jour exact de son centenaire, le Hollywood Bowl doit notamment accueillir Coltrane 100: Legacy. En France, Radio France lui a consacré le 12 septembre un double concert intitulé Trane’s Now, imaginé par Raphaël Imbert. Rhino publiera également le 2 octobre Coltrane 100 – Selections from 1951-1967, un coffret de six vinyles présenté comme la première grande rétrospective de sa carrière réunissant des enregistrements provenant de plusieurs labels. Et puis il y a ces fameuses bandes de Frank Tiberi. Soixante heures de Coltrane surgissant du passé au moment où l’on pensait connaître l’essentiel de son histoire : difficile d’imaginer meilleur symbole. Mais l’importance de Coltrane ne se mesure pas au nombre de rééditions disponibles. Elle se mesure probablement davantage au nombre de musiciens qui continuent à travailler ses compositions, à étudier ses solos ou simplement à essayer de comprendre ce qui se passe dans cette musique. Un siècle après sa naissance, Coltrane n’est toujours pas devenu un monument que l’on visite respectueusement. Il reste un problème à résoudre. Et c’est probablement pour cela qu’il reste aussi vivant. Quelques disques pour suivre le chemin Impossible évidemment de résumer John Coltrane en quelques albums. Mais pour suivre l’évolution dont il est question ici, cinq étapes constituent déjà un magnifique voyage : Blue Train (1957) : Coltrane s’affirme comme leader. Giant Steps (1960) : l’exploration harmonique poussée à ses limites. My Favorite Things (1961) : le soprano, le modal et l’ouverture de l’espace. A Love Supreme (1965) : la musique comme quête spirituelle. Ascension (1966) : l’entrée dans un territoire beaucoup plus libre et collectif. On pourrait évidemment ajouter Impressions, Crescent, Live at Birdland, Meditations et bien d’autres. Mais le plus intéressant consiste peut-être à les écouter dans l’ordre. Car chez Coltrane, chaque disque semble contenir la question qui donnera naissance au suivant. Sources pour aller plus loin Coltrane 100 : le site officiel consacré au centenaire de John Coltrane et aux projets organisés autour de l’année 2026. Consulter le site officiel de John Coltrane. The Guardian, 11 septembre 2026 : enquête consacrée aux « Tiberi Tapes », près de 80 bandes représentant plus de 60 heures d’enregistrements réalisés entre 1960 et 1964. Lire l’article du Guardian. Smithsonian Institution : archives consacrées à John Coltrane, à son saxophone et à A Love Supreme, ainsi qu’à la formation avec McCoy Tyner, Elvin Jones et Jimmy Garrison. John Coltrane au Smithsonian. Smithsonian Institution, John Coltrane Music Manuscript : documentation biographique et archives musicales de Coltrane. Consulter les archives. Radio France, septembre 2026 : présentation du double concert « John Coltrane – 100 ans, Trane’s Now », organisé au Studio 104 le 12 septembre 2026. Voir la présentation de Radio France. Rhino Records : présentation de Coltrane 100 – Selections from 1951-1967, rétrospective couvrant plusieurs labels et l’ensemble de sa carrière. Voir la présentation de Coltrane 100. Cent ans après sa naissance, il reste donc beaucoup à écouter chez John Coltrane. Et peut-être est-ce finalement la meilleure manière de célébrer son centenaire : non pas en regardant vers le passé, mais en continuant à chercher avec lui.</p>
<p>The post<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2026/09/16/john-coltrane-a-100-ans-pourquoi-navons-nous-toujours-pas-fini-de-le-decouvrir/">John Coltrane a 100 ans : pourquoi n’avons-nous toujours pas fini de le découvrir ?</a> first appeared on <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a>.</p>]]></description>
		
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		<title>Don Byas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jul 2016 11:05:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2016/07/07/don-byas/">Don Byas</a><p>Avoir un beau son&#8230; le rêve de tous les musiciens&#8230; Chez les  jazzmen, le besoin est encore plus fort,  et les saxophonistes sont peut- être plus que les autres,  en quête de cette nécessaire exigence, mais parfois don du ciel&#8230;.Pour cela, ils utilisent des saxs de préférence anciens et Vintage,  des becs dénichés on ne sait où et souvent trafiqués&#8230;., Ils râpent leurs anches, ajustent leurs ligatures, bref, ils font tout pour faire hurler un professeur de saxophone classique!. Chez les saxophonistes, les sons, le timbre, l&#8217;ampleur sont très différents suivant les époques et les musiciens. Tout cela est passionnant, mais&#8230;&#8230; Celui dont j&#8217;aimerais vous parler avait un magnifique son. Très ample, vibrant, harmonieux, volumineux, convaincant . Comme on l&#8217;a écrit, c&#8217;était beau et majestueux comme une cathédrale!.  Johnny Griffin l&#8217;a qualifié de « Art Tatum du saxophone ténor« !&#8230; Un sacré compliment!&#8230;. A écouter vraiment!&#8230; Votre cœur chavirera en écoutant la version de « Laura« . Carlos Wesley « Don » Byas est né dans l&#8217;Oklahoma en 1912 d&#8217;un père clarinettiste d&#8217;origine espagnole et d&#8217;une mère dont la famille appartenait aux Cherokee. Dès l&#8217;âge de 12 ans, Carlos pratique le sax alto. Il est recruté très vite dans les orchestres de Benny Moten, d&#8217;Andy Kirk, de Walter Page puis de Hots lips Page. Il se met au ténor en 1933 après avoir écouté le grand Coleman Hawkins. La forte  marque de parenté avec le « faucon » sera imprimée à tout jamais. A New York, au début des années 40, c&#8217;est la rencontre avec les boppers (Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Oscar Pettiford, Sonny Stitt etc&#8230;) , Au Minton&#8217;s house, une nuit de 1940, un grosse jam prend forme. Il y a là, Coleman Hawkins, mais aussi Lester Young, Chu Berry, Ben Webster et Carlos!&#8230; devenu Don Byas!&#8230;.. On imagine le « tirage de bourre » entre ces bons becs!&#8230;. Notre ami est partout très demandé. Il enregistre abondamment pour Keynote,  Savoy, ou Commodore. Utilisant fort bien l&#8217;harmonie et les nouveaux rythmes, on ne peut cependant le classer  dans les boppers comme Wardell Gray par exemple. Il s&#8217;est dit inspiré par l&#8217;altiste Benny Carter. Mais il possède un jeu est beaucoup plus ample et fougueux. Il fait en tous les cas partie des grands. Captivant sur les ballades, il sait se montrer virtuose sur des morceaux comme « Cherokee » (sa famille!) ou Indiana , une prise ahurissante en 1945 en duo avec l&#8217;incroyable contrebassiste Slam Stewart. Après la guerre, en 1946, Don Byas préfère séjourner en Europe, continent  qui l&#8217;accueille avec enthousiasme avec sa compagne chanteuse Ines Cavanaugh . Une autre vie va éclore pour Carlos qui aime bien les petites virées, notamment à  Saint Tropez. Les concerts se multiplient dans toute l&#8217;Europe. Il jouera énormément avec toutes sortes de formations,  et pour l&#8217;anecdote,  à Barcelone  avec l&#8217;orchestre de cirque de Bernard Hilda!&#8230;.., Il s&#8217;installera enfin à Amsterdam. Son retour aux Etats unis en 1970 sera décevant. Les contrats deviennent rares et mal payés. Le déplacement final avec retour à Amsterdam sera précipité. Carlos  nous quittera dans cette ville le 24 août 1972. Ses derniers enregistrements ne sont pas à la hauteur de ce grand artiste. Le disque avec Ben Webster est décevant. Il existe une video dans laquelle Byas est invité du grand orchestre de Duke Ellington sur « diminuendo and crescendo in blue« . Carlos semble perdu, incapable de jouer une phrase correcte. Reste la splendeur de cet unique musicien qui a marqué fortement des plus jeunes tenormen, comme Lucky Thompson, Johnny Griffin, ou Eddie Davis. C&#8217;était également un personnage burlesque que les anciens parisiens ont pu rencontrer ça let là. Dans une vidéo ahurissante que l&#8217;on peut trouver répertoriée sur « Google » (« Don Byas au Tropicana » Ina 1955), on peut voir Don Carlos arriver dans ce club de Saint Trop en maillot de bain, revenant de la chasse sous -marine!. Il prend son ténor et joue un superbe « tea for two » en compagnie d&#8217;un autre sax très lestérien, mais peu puissant par comparaison au big sound de Byas. Il nous a littéralement fascinés et je me demande encore pourquoi j&#8217;ai tant tardé à vous en parler. On doit à Alain Tomas une superbe anthologie qui nous permet de bien profiter des années les plus glorieuses de Don Byas (1938-1955 Fremeaux et associés). Je me suis inspiré du texte de Tomas pour rédiger ce billet. Qu&#8217;il en soit remercié. &#160; Bonnes vacances à tous!&#8230;&#8230;. &#160; &#160; &#160; &#160;</p>
<p>The post<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2016/07/07/don-byas/">Don Byas</a> first appeared on <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a>.</p>]]></description>
		
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		<title>voyage au pays du saxophone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2015 22:03:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/06/08/voyage-au-pays-du-saxophone/">voyage au pays du saxophone</a><p>Vous aimez le saxophone?. Vous aimez rêver, imaginer, découvrir&#8230; Facile!&#8230;. Fréderic Couderc vous invite dans un super DVD,  « sax stories »,  à un merveilleux voyage musical au pays du saxophone&#8230; Tous les amoureux de ce tube bizarre qui produit le plus souvent de jolies choses,  vont se passionner pour cette géniale et parfois délirante  démonstration. Frédéric arrive sur scène,  et sur le DVD, avec 25 saxophones!&#8230; Vous avez bien lu&#8230;. Il les joue tous, parfois deux,  voire trois ensemble, comme l&#8217;avait fait avant lui le célèbre saxophoniste aveugle Roland Kirk. Mais jouer avec trois saxs,  ce n&#8217;est que l&#8217;aspect ultra du spectacle. Avant cela, sachez que Fredéric, est  originaire de laTeste du Buch (33) (pays de Jerôme Etcheverry, de Guillaume Nouaux et de tant d&#8217;autres musiciens talentueux), qu&#8217;il est passé par le CNR de Bordeaux, le conservatoire de Paris, l&#8217;ONJ, le Duke orchestra de Laurent Mignard,  et j&#8217;en passe&#8230; Avec ce bel accent du sud ouest, et avec beaucoup d&#8217;humour (ce qui va ensemble!), il nous fait découvrir en parfait pédagogue, et génial instrumentiste,  tous les saxs, des plus connus (le tenor et l&#8217;alto) jusqu&#8217;aux plus originaux, droits ou coudés, parfois loufoques, comme le « coudophone » (une de ses inventions),  inspiré du C melody sax, instrument en do. Il est incroyable ce nouvel ami. Un virtuose, multi-souffleur expérimenté,  qui a joué avec les plus grands et dans toutes les configurations (Wynton Marsalis, Ray Charles, mais aussi Michel Legrand et et Charles Aznavour). Il m&#8217;a bluffé en interprétant au tenor le fameux chorus de Coleman Hawkins (notre « papasax »!) sur « Body and soul » (1938). J&#8216;ai toujours rêvé de jouer ce solo qui est un monument. Je n&#8217;y suis jamais arrivé. Frédéric l&#8217;a fait!&#8230; Il est incroyable. Un magicien!&#8230;Un fin musicien aussi. Tiens! &#8230; Il joue du sax sans anche&#8230; Allez voir tout cela dans la vidéo!&#8230; L&#8217;accompagnement au piano de Patrick Cabon est également un régal. J&#8217;ai découvert grâce à lui des tas d&#8217;instruments comme celui qui a donné naissance au sax: L&#8217;ophicléide qu&#8217;Adolphe Sax (1874-1894) , l&#8217;inventeur, à transformé en plaçant une embouchure de clarinette basse. La clarinette existait depuis longtemps,  et faisait le délice notamment de la musique classique. Il fallait un son plus « balaise »!&#8230; Naissait ainsi  le sax vers 1840!&#8230; pour une épopée fantastique qui nous fait tous vibrer. Bien sûr,  le jazz&#8217; a placé notre cher instrument sur le devant de la scène. Mais Frédéric nous démontre avec conviction que la musique classique,  et disons- le,  celle du monde entier,  a adopté largement le saxophone que l&#8217;on voit et qu&#8217;on entend partout!&#8230;. Vous me connaissez. Je me suis enthousiasmé en regardant cette vidéo. J&#8217;ai pris contact avec Fréderic. Je voulais en savoir plus&#8230;. vous parler vite de tout cela&#8230;. ********Pour se procurer le DVD, vous avez Amazon, mais Fréderic lui -même (margot.oger@gmail.com). Vive encore longtemps le SAXOPHONE!&#8230;.. L&#8217;avis des vieux du Muppet show: &#8211; « tu as connu toi Adolphe Sax »? &#8211; « Ouais; C&#8217;est lui qui m&#8217;a refait toute la robinetterie chez moi! &#8230;et j&#8217;en joue!.. ».</p>
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		<title>Le saxophone thérapeutique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[jipi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2015 10:57:32 +0000</pubDate>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/02/06/le-saxophone-therapeutique/">Le saxophone thérapeutique</a><p>Le saxophone peut maintenant être considéré comme un instrument thérapeutique et soigner la démence (ou la provoquer selon les cas). Dans notre histoire c&#8217;est plutôt bénéfique&#8230; Le site Sciences &#038; Avenir cite le cas d&#8217;un coréen qui, atteint de démence fronto-temporale, maladie neurodégénérative, ayant perdu une grande partie de sa personnalité, a réussi à ralentir considérablement la progression de sa maladie en prenant des cours de saxophone. Cours intensifs à raison de deux heures par jour. Au bout de 3 ans de ce régime, les médecins de l’hôpital de Séoul ont été forcés de constater que les troubles étaient moins importants que lors du premier diagnostic. Un cas exceptionnel qu&#8217;il a fait l&#8217;objet d&#8217;une étude de cas approfondie par les médecins du service de neurologie de l&#8217;hôpital universitaire de Séoul. En conclusion je dirais que la musique et la pratique régulière d&#8217;un instrument participe largement au bien être intellectuel et qu&#8217;en cas de troubles psychologiques de quelque nature que ce soit il peut être salvateur de se lancer dans la pratique artistique. Si chacun mettait cela en pratique, le monde ne serait peut être pas ce qu&#8217;il devient. (sources : en français, en anglais)</p>
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		<title>le saxophone alto</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 20:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
		<category><![CDATA[saxophone]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/04/22/le-saxophone-alto/">le saxophone alto</a><p>Ah! l&#8217;amour du saxophone&#8230;je vous avais annoncé la couleur&#8230;.En cette période d&#8217;élection, je me consacre aux  travaux d&#8217;Hercule en tentant de vous parler de nos meilleurs saxophonistes mondiaux et nationaux&#8230;Je ferai dans un billet à venir , un place à part aux clarinettistes, saxo soprano et baryton. Le tenor viendra plus tard.  Commençons vite par le frère cadet. Le saxophone alto est un des plus chantants membres de la famille de papa Alphonse Sax. Accordé en mi bémol, il séduit par sa facilité de jeu, mais aussi par la possibilité de s&#8217;exprimer par inflexions. Il est vrai qu&#8217;il a été supplanté au fil des temps par le sax tenor, grand frère préféré des jazzmen&#8230; Mais l&#8217;aventure de l&#8217;alto est intense et riche&#8230;.Je me propose de vous la faire découvrir. On a tendance dans la littérature du jazz,  à diviser l&#8217;histoire du sax alto en situant  Charlie Parker en point de mire. Avant Parker, c&#8217;était pauvre, et puis il y a eu Parker et ceux qui ont suivi! &#8230;&#8230;. C&#8217;est aller un peu vite en besogne&#8230;.Sans rien enlever à Parker (j&#8217;y reviendrai), il suffit d&#8217;écouter les grandes plages du jazz des années 30 et 40 pour constater que des grands maîtres de l&#8217;alto  ont tracé des sillons féconds et ont continué à magnifier leur jeu après..Parker.. J&#8217;ai intégré derrière les noms des petites étoiles (***) pour marquer mes goûts&#8230;Mon Michelin à moi&#8230;..C&#8217;est parti! Benny Carter*** (1907-2003), également clarinettiste et trompettiste, surtout superbe arrangeur et célèbre chef d&#8217;orchestre, est une grande figure de l&#8217;instrument. A l&#8217;instar de Coleman Hawkins sur le tenor, il a été un des premiers à dégager sur l&#8217;instrument un son d&#8217;une réelle beauté. Sa grande expérience, son sens aigu de l&#8217;harmonie, ont fait de lui un superbe improvisateur à l&#8217;imagination infinie. Souple, sinueux, son jeu, parfois un peu trop sophistiqué, est sans pareil. Dans les années 70, nous avons eu le plaisir de l&#8217;écouter en France,  et notamment à Nice ou à Biarritz. Johnny Hodges *** (1906-1970), a été un piliers de l&#8217;orchestre de Duke Ellington durant toute sa carrière. Mais il a aussi gravé des disques remarquables sous son nom. Au delà des modes, Hodges, surnommé « the rabbit« , a imposé un discours magnifique , très pur, très mature aussi,  avec des vertigineuses montées dans l&#8217;aigu. Une justesse remarquable, toutes les notes gonflées de magnificence, Johnny savait faire preuve d&#8217;une belle vigueur quand le besoin s&#8217;en ressentait&#8230;Je retiens ici « on the sunny side of the street » avec Lionel Hampton en 1937 et le fameux « all of me » avec Duke en 1958). Pour cette période classique, il convient de ne pas oublier Stump Evans (peut- être le premier altiste connu dans les années 20), Willie Smith*, Ted Buckner, Eddie Barefield, Otto Hardwick,  Edgar Sampson, Charlie Holmes, Pete Brown, Hilton Jefferson, Howard Johnson, Earle Warren, Russel Procope, Tab Smith, Marshall Royal (lead alto chez Count Basie), Bobby Plater, et Don Redman (grand chef d&#8217;orchestre). Voici à présent, deux phénomènes à placer à part, véritables dynamiteurs, ayant connu un grand succès populaire dans ces années « autour de Parker »&#8230; Louis Jordan ** (1908-1975) Les amateurs de jazz connaissent bien cet énergique chef d&#8217;orchestre (« tympany five« ), peut- être l&#8217;inventeur du « rock and roll »!&#8230;(« choo choo boogie »(1946). Son jeu à l&#8217;alto est parfois heurté, mais oh combien efficace! &#8230;Quel chanteur aussi!&#8230;.Toujours à la mode!&#8230;. Earl Bostic *** (1913-1965). Rarement un saxophoniste n&#8217;a joué avec autant de puissance, de chaleur, de growl (disons-le , quelquefois c&#8217;était trop&#8230;mais j&#8217;adore!)..Ecoutez surtout « Flamingo » de 1951&#8230;Impressionnant!&#8230;. Et puis vint&#8230;. Charlie Parker*** (1920-1955). Pour beaucoup d&#8217;écrivains et de chroniqueurs de jazz, Charlie « Bird » Parker est le plus grand soliste et improvisateur de l&#8217;histoire du jazz. Originaire de Kansas city,  il a mis beaucoup de blues et d&#8217;énergie dans son jeu, surtout dans ses débuts avec l&#8217;orchestre de Jay Mc Shann. Pour André Hodeir, « il n&#8217;est pas un révolutionnaire, mais avec courage et audace, il pousse plus en avant l&#8217;exploration du champ tonal&#8230;Il a un sens aigu de la tonalité »...Je suis assez d&#8217;accord. Dès 1945, l&#8217;altiste nous offre du renouveau, c&#8217;est certain. Mais , selon moi,  on constate  une répétition de phrasés dans l&#8217;ensemble de son oeuvre, des sortes de gimmicks&#8230;.Associé à Dizzy Gillespie, il privilégie les tempos up.Pourtant, je le préfére dans les formations moins bop et trop souvent torrides.  J&#8217;adore ses enregistrements avec les cordes (Verve 1949-54). Le son , le lyrisme sont alors à leur comble&#8230;.J&#8217;écoute souvent. Vraiment très beau!&#8230; L&#8217;influence de Parker a été considérable&#8230;.Les suiveurs sont légion jusque dans nos jeunes générations. Le plus célèbre est certainement Sonny Stitt** excellent tenorman également. Et puis, toujours  chez les américains, sont remarquables  Rudy Williams, Sonny Criss*, Frank Morgan, Lou Donaldson,  Chris Woods, Eddie Vinson et  Charles Mc Pherson...Il me faut citer également un vrai disciple de Bird: Phil Woods***( né en 1931)&#8230;son fils spirituel&#8230; jouait sur un sax de son maître et &#8230;avait épousé sa seconde femme!&#8230;.J&#8217;ai beaucoup d&#8217;appétence pour Phil&#8230;.comme j&#8217;en ai aussi pour Cannonball Adderley*** (1928-1975). J&#8217;ai déjà écrit des billets sur ces excellents instrumentistes. Beaucoup d&#8217;altistes, inspirés de l&#8217;incontournable Parker,  méritent ici la citation: Jackie Mac Lean*, Bud Shanks* (également excellent flûtiste), Herb Geller **, Gene Kill, Gigi Gryce,  Joe Maini, Charlie Mariano, Stephano Di Battista,   Med Flory (créateur de supersax), ou Jerry Dodgion.Il faut aussi savoir que le grand Ray Charles était aussi un excellent altiste!.. D&#8217;autres voies étant ouvertes, d&#8217;autres voix, se font faites  entendre,  surtout dans les années 50 et 60 . Comme par exemple Lee Konitz*, génial improvisateur, le délicieux Paul Desmond ***(sur lequel j&#8217;ai aussi écrit) ou encore  Hal Mac Kusick, Buddy Colette, et Lennie Niehaus (surtout arrangeur). Dans les plus jeunes, je rajouterais Frank Roberscheuten, Joey Cavaseno, Chris Hopkins, et l&#8217;italien Luigi Grasso  J&#8217;ai une affection particulière pour Art Pepper *** (1925-1982), celui qui a pu « mal tourner » à une époque!&#8230;On lui pardonnera volontiers, tant ce musicien a produit de l&#8217;excellente musique, inspirée du style de Benny Carter (tiens, tiens&#8230;), mais aussi de Lester Young. L&#8217;étonnant Art de Pepper, sa fructueuse invention mélodique, son sens inné de l&#8217;improvisation, en font un des stylistes les plus appréciés des connaisseurs. Une étoile que je n&#8217;ai pas bien explorée&#8230;.Ornette Coleman doit figurer en bonne place dans les rayon des modernes, voire du free&#8230;Les commentateurs du jipiblog pourront  écrire quelques mots sur lui, comme sur Eric Dolphy, Steve Coleman,  ou Antony Braxton. Et les français? &#8230;..Robert Mavounzy * (le guadeloupéen!&#8230;), mais aussi Hubert Fol*, Hubert Rostaing&#8230;Voici pour les anciens. Mais, en craignant de me faire des ennemis par oubli ou par préférence, j&#8217;aimerais faire figurer en excellente place notre ami Daniel Huck***, vrai altiste fougueux, mais aussi swingman de coeur!, grand spécialiste du scat vocal &#8230;.Et puis,&#8230;j&#8217;y arrive, l&#8217;excellent Claude Tissendier***, véritable pilier de l&#8217;orchestre de Claude Bolling (ce dernier vient de fêter ses 80 ans!) . Claude Tissendier est un amoureux du sax. Excellent instrumentiste (il faut également l&#8217;écouter à la clarinette!&#8230;.), il a enregistré et produit sous son nom de véritables joyaux avec son groupe Saxomania. Il y a notamment invité Benny Carter et Phil Woods . Dans la galaxie altiste française, je rajouterai Marc Richard *(surtout clarinettiste), Michel Attenoux, Jean Aldegon, Jean Eteve*, Philippe Portejoie* (maison Bolling toujours!), mais aussi , Frederic Couderc*, Guy Bonne, Olivier Defays et la jeune Aurélie Tropez*&#8230;.Et il y en a tant d&#8217;autres&#8230;&#8230;. &#160; Pardon pour les absents&#8230;.Il me restera pour mon prochain billet, à m&#8217;atteler aux saxophones tenor&#8230;Mais cela est une autre histoire&#8230;..</p>
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		<title>un amour de saxophone</title>
		<link>https://jipiblog.jipiz.fr/2012/03/21/un-amour-de-saxophone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Mar 2012 11:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
		<category><![CDATA[instrument]]></category>
		<category><![CDATA[jazz et alentours]]></category>
		<category><![CDATA[saxophone]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/03/21/un-amour-de-saxophone/">un amour de saxophone</a><p>Inventé par le belge Adolphe Sax vers 1840, le saxophone est un instrument conique à anche simple,  qui possède une tessiture de deux octaves et une quinte. Beaucoup d&#8217;instrumentistes parviennent à monter davantage les notes en jouant sur les harmoniques. Mais on ne peut descendre plus bas que le la bemol grave (piano) pour le tenor, et le ré bemol pour l&#8217;alto. Rapidement, et  pour simplifier, il existe quatre types  de saxophones. Le soprano, le plus aigu, accordé en Si bemol, et, en descendant dans le grave,  l&#8217;alto accordé en mi bemol, le tenor, accordé en si bémol, et le baryton accordé en mi bemol. Le saxophone occupe dans nos coeurs,  (c&#8217;est du moins mon cas)  une importance considérable. Les auteurs du « Dictionnaire du jazz » de chez Robert Laffont ont affirmé: « le saxphone deviendra l&#8217;instrument symbolique du jazz, plus encore que la trompette, parce que d&#8217;une part, il ne connaît pratiquement pas d&#8217;autre répertoire, que d&#8217;autre part, il a engendré un nombre important de musiciens décisifs pour l&#8217;histoire du jazz, voire celle de la musique en général ».  En effet, plus encore que la clarinette, l&#8217;instrument permet de dégager de la fluidité, de la mobilité et une sorte de souplesse dans l&#8217;expression qui a fait le bonheur des arrangeurs de grands orchestres. Les grands musiciens ont trouvé dans le sax, un merveilleux moyen de développer et de faire « jouer » toutes leurs sensations, leur feeling profond, en utilisant aussi  leurs capacités d&#8217;improvisation. C&#8217;est un miracle permanent. Le sujet est vaste. J&#8217;aurai le plaisir dans deux prochains billets, de tenter de vous présenter les principaux stylistes de jazz  de l&#8217;alto,  puis du tenor. Parlons rapidement des différentes marques. Cocorico!, c&#8217;est une firme parisienne, la maison Selmer, qui fournit les plus beaux saxophones dans le monde entier (1.700 par mois en 1995). Mais la concurrence se fait de plus en plus rude et les marques  Buffet Crampon ou Yamaha, voire Yanagisawa,  occupent une place méritée sur le marché. Il existe une marque allemande (Couf) qui fait actuellement fureur (sans jeu de  mot!). Un ami de l&#8217;Alexander big band de Bayonne m&#8217;en a fait essayer un cet été . Une merveille!&#8230; Le son se modifie suivant la manière de jouer, mais aussi en tenant compte du matériel. Les anches sont le plus souvent en roseau (du Var!), mais elle peuvent être fabriquées avec de la résine synthétique. Elles sont alors plus régulières et plus résistantes. Elle peuvent aussi faire hurler les puristes!&#8230;.. Mais c&#8217;est certainement le bec qui donne une véritable couleur au son. Il peut être en ébonite ou en métal. Les becs Otto link metal et Larsen ont  beaucoup été utilisés depuis les années 50 chez les tenor.La marque Meyer réussit aux altistes. . Mais la maison Vandoren fournit à présent des becs compétitifs.  Le bec  peut être plus ou moins ouvert. Il possède une chambre large ou étroite&#8230;Certains musiciens modifient la forme interne du bec, en y ajoutant de la résine, voire de la pâte à modeler&#8230;.En fait, en jazz, plus qu&#8217;en musique classique, il y a autant de manières de préparer et de monter son instrument  que de saxophonistes. Et c&#8217;est toujours passionnant d&#8217;écouter les uns et les autres jouer,  mais aussi discourir. Les discussions des saxmen entre eux sont sans fin. Il suffit d&#8217;aller sur les forums d&#8217;internet pour avoir une idée des nombreuses préoccupations des fans de l&#8217;instrument. Mais c&#8217;est surtout musicalement, et dans divers contextes, que l&#8217;on prend plaisir à capter l&#8217;originalité de chacun&#8230;.Avec plus ou moins de bonheur, mais toujours une grande passion! Nous nous accordons tous sur une évidence. Tout est dans le son&#8230;Surtout le son du musicien qui fait corps avec l&#8217;instrument dans une seule colonne d&#8217;air,  allant du plus profond de l&#8217;abdomen de l&#8217;instrumentiste jusqu&#8217;au pavillon de son biniou. C&#8217;est donc l&#8217;homme (et de plus en plus la femme!) qui produira avec son sax le chef d’œuvre espéré. Mais que de chemins à parcourir pour obtenir un honorable résultat!&#8230;.On dit souvent qu&#8217;il est facile de jouer du sax, mais que c&#8217;est très difficile de bien en jouer&#8230;De quoi en décourager beaucoup!&#8230;.C&#8217;est qu&#8217;il faut être exigeant avec soi même, travailler et retravailler&#8230; Mais il faut aussi posséder  un saxophone bien réglé , qui bouche bien. Monté, préparé par des artisans renommés comme ceux de chez Selmer , le saxophone est un assemblage de pièces qui doivent se trouver en harmonie les unes avec les autres. Le moindre décalage, la moindre fuite millimétrique pourra devenir cause de fausseté ou d&#8217;impossiblité de jouer. Il faut constater comment parle de ces exigences techniques Philippe Maté dans le très intéressant « histoires du saxophone » de François et Yves Billard -climats-. Dans ce même livre, que je conseille vivement ,  on découvre comme Gérard Badini, un de nos meilleurs saxophonistes français, mais aussi « essayeur » chez Selmer, choisissait pour les plus grands stylistes du jazz (Stan Getz, Dexter Gordon, Lee Konitz, Johnny Griffin) le plus performant dans les modèles de saxophones ,  eux mêmes triés avec soin dans le célèbre magasin parisien.  L&#8217;instrument possède  une belle et riche histoire. Il en a fallu des prototypes, des drôles de machines, pour que naissent ceux qui ne se sont jamais démodés et qui sont utilisés pas les saxmen d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je pense notamment aux Balanced action joués par le légendaire Lester Young et par Zoot Sims ,  le Cohn Company (dédié à Chu Berry),  ou encore le Mark VI (Selmer) (sorti en 1955)  qui semble rester le chouchou des pratiquants affûtés. Je ne sais si certains jouent encore le Cigare-cutter né à la fin des années 20,  la Rolls des sax dans les années 30.  On peut en écouter le son sur You tube&#8230;.Les vieux saxophones, souvent dépolis,  sont en effet jouables et préférés par nos grands instrumentistes, et ce malgré une délicate ergonomie&#8230;Ah, le son! toujours le son!&#8230;..Si vous aimez voir des bijoux de sax plutôt anciens , vous pouvez consulter le très bel ouvrage « Saxo, l&#8217;instrument mythique » de Andrea Zermani (Gründ). Il y aurait encore beaucoup à écrire sur le saxophone&#8230;.Le mieux est de le découvrir davantage&#8230;Il ne semble pas se démoder, bien au contraire. On a abandonné,  semble t-il,  les expériences avec des sax-synthé&#8230;Ce qui tend à démontrer, que le sax, vient du fond de l&#8217;âme, que c&#8217;est un merveilleux instrument acoustique, prolongement  du souffle humain&#8230;L »avenir lui appartiendra&#8230;tant qu&#8217;il y aura le souffle. &#160; &#160;</p>
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		<title>Saxophone et trombone qui crachent le feu, littéralement</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 07:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[saxophone]]></category>
		<category><![CDATA[trombone]]></category>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2010/08/25/saxophone-et-trombone-qui-crachent-le-feu-litteralement/">Saxophone et trombone qui crachent le feu, littéralement</a><p>Certains musiciens enflamment leur public, ceux ci mettent directement le feu dans leur instrument. Je vous laisse le soin des commentaires&#8230;</p>
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