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	<title>Bossa nova | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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	<title>Bossa nova | Jipiblog</title>
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		<title>Une petite histoire courte et synthétique des Big Bands de jazz</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 11:19:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2023/11/26/une-petite-histoire-courte-et-synthetique-des-big-bands-de-jazz/">Une petite histoire courte et synthétique des Big Bands de jazz</a><p>La tradition des big bands de jazz remonte aux premières décennies du 20e siècle, lorsque le jazz émergeait comme un genre musical distinct. Les big bands étaient des ensembles de jazz composés de nombreux musiciens, souvent organisés en sections de cuivres, de bois et de rythme. Ces orchestres étaient connus pour leur son puissant et leur capacité à jouer des arrangements complexes et dynamiques. Un des premiers et des plus célèbres big bands de jazz était l&#8217;orchestre de Count Basie, qui a contribué à populariser le style de jazz swing dans les années 1930 et 1940. D&#8217;autres grands noms incluent Duke Ellington, Benny Goodman, Glenn Miller, Tommy Dorsey, et Artie Shaw. Chacun de ces orchestres avait sa propre sonorité distinctive et a contribué à façonner l&#8217;histoire du jazz. Les big bands étaient souvent composés de sections de trompettes, de trombones, de saxophones, ainsi que d&#8217;une section rythmique. La formation la plus traditionnelle emploie quatre sections instrumentales, appelées aussi pupitres : les saxophones (deux saxophones alto, deux saxophones ténor et un saxophone baryton), les trombones (au nombre de quatre, le quatrième étant souvent un trombone basse), les trompettes (également au nombre de quatre, utilisant parfois des cornets ou bugles), et la section rythmique (piano, contrebasse et batterie, parfois complétés par la guitare et diverses percussions). Les big bands peuvent également inclure d&#8217;autres instruments tels que le tuba, la clarinette, la flûte, le cor d&#8217;harmonie, etc Ces ensembles étaient connus pour leurs arrangements sophistiqués et leurs solistes talentueux. Les big bands ont joué un rôle majeur dans l&#8217;histoire du jazz, en popularisant le genre à travers des enregistrements, des émissions de radio et des tournées. Leur influence s&#8217;est étendue à d&#8217;autres genres musicaux, et leur héritage perdure dans la musique contemporaine. Les premiers big bands de jazz ont joué un rôle crucial dans l&#8217;essor et l&#8217;évolution du jazz. Voici quelques-uns des orchestres les plus emblématiques et leurs membres : Orchestre de Duke Ellington : Formé en 1924, Duke Ellington a transformé un groupe existant en un big band de douze musiciens. L&#8217;orchestre a accueilli de grands noms du jazz tels que Barney Bigard, Bubber Miley, Oscar Pettiford, Billy Strayhorn, Jimmy Hamilton, Ben Webster, Johnny Hodges, et bien d&#8217;autres. The Count Basie Orchestra : Dirigé par Count Basie, cet orchestre a accueilli des musiciens légendaires tels que Horace Silver, Cedar Walton, Bobby Timmons, Keith Jarrett, Curly Russell, Benny Golson, Hank Mobley, Johnny Griffin, Wayne Shorter, Lee Morgan, Woody Shaw, Terence Blanchard, Freddie Hubbard, Clifford Brown, Wynton Marsalis, et Curtis Fuller. Le quintet du Hot Club de France : Ce groupe de jazz français, formé en 1934, comprenait le guitariste Django Reinhardt, le violoniste Stéphane Grappelli, les guitaristes Joseph Reinhardt et Roger Chaput, ainsi que le contrebassiste Louis Vola1. Ces orchestres ont contribué à façonner le son du jazz et ont accueilli certains des musiciens les plus talentueux de leur époque. Leur influence perdure dans la musique contemporaine, et leur héritage continue d&#8217;inspirer de nouvelles générations de musiciens. Les big bands de jazz ont joué un rôle majeur dans l&#8217;ère du swing, influençant la musique populaire et marquant l&#8217;histoire du jazz. Voici quelques-uns des big bands les plus influents de cette période : Benny Goodman Orchestra : Surnommé « The King of Swing », Benny Goodman a été l&#8217;un des artisans les plus influents du développement du style swing. Son orchestre a connu un grand succès et a contribué à populariser le swing à travers des enregistrements et des performances live. Duke Ellington Orchestra : Dirigé par Duke Ellington, cet orchestre a été l&#8217;un des plus emblématiques de l&#8217;ère du swing. Ellington, en tant que compositeur et arrangeur talentueux, a façonné le son distinctif de son orchestre, contribuant ainsi à l&#8217;évolution et à la popularisation du swing. Count Basie Orchestra : L&#8217;orchestre de Count Basie a également joué un rôle majeur dans l&#8217;ère du swing. Avec son style unique et son énergie dynamique, cet orchestre a laissé une empreinte indélébile sur la musique de cette époque. Glenn Miller Orchestra : Sous la direction de Glenn Miller, cet orchestre a connu un immense succès avec des tubes tels que « In the Mood » et « Moonlight Serenade ». Le son distinctif de cet orchestre a contribué à populariser le swing à l&#8217;échelle mondiale. Ces orchestres, parmi d&#8217;autres, ont contribué à façonner le son du jazz de l&#8217;ère du swing et ont laissé un héritage durable dans l&#8217;histoire de la musique populaire. Le Big Band de Quincy Jones a joué un rôle significatif dans l&#8217;histoire du jazz. Quincy Jones, en tant que compositeur, arrangeur et chef d&#8217;orchestre, a dirigé un ensemble de musiciens talentueux qui ont contribué à façonner le son distinctif de son big band. L&#8217;album « Big Band Bossa Nova », sorti en 1962, est l&#8217;un des enregistrements les plus emblématiques de cet orchestre. Cet album a été salué pour son utilisation novatrice des rythmes de bossa nova dans les arrangements pour big band. L&#8217;Influence des Big Bands de Jazz sur la Musique Populaire Les big bands de jazz ont exercé une influence majeure sur la musique populaire à travers plusieurs aspects. Le style de jazz swing, popularisé par des big bands tels que ceux de Count Basie, Duke Ellington, et Glenn Miller, a eu un impact significatif sur la musique populaire des années 1930 et 1940. Ce style a contribué à l&#8217;émergence de la danse swing et a influencé de nombreux artistes de l&#8217;époque. Artistes Populaires Influencés par les Big Bands de Jazz Plusieurs artistes populaires ont été influencés par les big bands de jazz, notamment Frank Sinatra, Michael Bublé, Natalie Cole, et Harry Connick Jr. Ces artistes ont puisé dans l&#8217;esthétique et le répertoire des big bands de jazz pour façonner leur propre style musical, contribuant ainsi à perpétuer l&#8217;influence durable de ces orchestres emblématiques sur la musique populaire. Pour conclure. L&#8217;histoire des big bands de jazz est une saga fascinante qui a façonné l&#8217;évolution de la musique populaire. Au début des années 1930, le jazz a donné naissance au style du swing, caractérisé par son rythme entraînant, sa section de cuivres brillants et la mélodie expressive chantée ou jouée par les solistes. Cette ère du swing a été marquée par l&#8217;émergence de grands orchestres, tels que ceux de Duke Ellington, Count Basie, Benny Goodman, et Glenn Miller, qui ont défini une génération et inspiré les générations suivantes. Les big bands ont joué un rôle crucial dans la popularisation du jazz, en offrant une musique entraînante qui a conquis un large public et a fait vibrer les amateurs et néophytes. Ces orchestres massifs, composés d&#8217;une quinzaine de musiciens ou plus, représentaient la quintessence de cette période fascinante pour les amateurs de jazz. Avec une section rythmique dynamique et des cuivres puissants, les big bands ont insufflé une nouvelle énergie dans chaque concert et ont rendu la musique accessible à un large public. Des artistes légendaires tels que Duke Ellington, Count Basie, Benny Goodman, et Glenn Miller ont dirigé des orchestres emblématiques qui ont laissé une empreinte indélébile dans l&#8217;histoire du jazz. Leurs compositions, arrangements et performances ont contribué à populariser le jazz à travers des enregistrements, des émissions de radio et des tournées. L&#8217;influence des big bands de jazz s&#8217;est également étendue à la musique populaire, inspirant des artistes tels que Frank Sinatra, Michael Bublé, Natalie Cole, et Harry Connick Jr. Ces artistes ont puisé dans l&#8217;esthétique et le répertoire des big bands pour façonner leur propre style musical, contribuant ainsi à perpétuer l&#8217;influence durable de ces orchestres emblématiques sur la musique populaire. Enfin, les big bands de jazz ont continué à évoluer et à s&#8217;adapter à de nouveaux courants musicaux, rencontrant la musique classique, le jazz fusion, la musique latine, le rock, le « Sound Painting », la pop music, et bien d&#8217;autres genres. Leur héritage perdure dans la musique contemporaine, témoignant de leur capacité à innover et à explorer de nouveaux horizons musicaux. En somme, l&#8217;histoire des big bands de jazz est une saga riche en créativité, en virtuosité et en diversité, qui continue d&#8217;inspirer et d&#8217;enchanter les amateurs de musique à travers le monde.</p>
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		<title>Tao longe do Brasil..(si loin du Brésil &#8230;) n°2</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 22:51:34 +0000</pubDate>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/04/27/tao-longe-do-brasil-si-loin-du-bresil-n2/">Tao longe do Brasil..(si loin du Brésil …) n°2</a><p>Manha de meu carnaval (A l&#8217;aube de mon Brésil) Je me suis engagé à raconter ma lente découverte des musiques brésiliennes (un demi siècle !). Difficile de le faire sans y mêler des fragments d&#8217;autobiographie pas forcément passionnants. C&#8217;est pourquoi j&#8217;ai tant tardé. Vais je résister à mon « narcisso herpès » ? Tout d&#8217;abord, débarrassons nous des préliminaires: quelques films musicaux vus en famille dans mon adolescence (« le bal des sirènes » avec « tico tico », « los tres caballeros » avec « brasil » « o cangaceiro » avec « mulher reindera ») puis des musiques écoutées dans les surboums bagnéraises estivales. Les autres séduisaient les minettes sur « rock around the clock », moi j&#8217;étais trop timide et mauvais danseur (mes rares performances étaient plus proches de « on achève bien les chevaux » que de « saturday night fever »). Aussi je buvais et j&#8217;écoutais les disques apportés part d&#8217;autres. Dans ce vide-grenier musical, encombré de paso dobles, tangos (oui,ça se faisait encore mais sans Piazzolla) slows, rock and rolls (forever), il y avait quelques calypsos de Harry Belafonte et des mambos et chachas de Perez Prado et Benny Bennett qui m&#8217;auraient presque fait bouger. La sensualité nonchalante du calypso et les polyrythmies cubaines ou portoricaines préparaient mon accession au monde musical brésilien. C&#8217;est à cette époque que j&#8217;ai commencé une carrière de percussionniste de repas en tapant sur la table, les assiettes, les verres (avec ongles, couteaux..) et sur les nerfs de ma mère, puis de ma femme. Ma mère ne pouvait pas divorcer, Geneviève a du y penser souvent&#8230; 1958.. Tiens ! J&#8217;ai vu passer un général&#8230; A République il a enclenché la 5ième mais ce n&#8217;était pas le plus important pour moi (je le pense encore). La coupe du monde de football en Suede ! La télévision est arrivée à Bagnères. j&#8217;y découvre une équipe de France brillante (Kopa, Fontaine, Piantoni) puis douloureusement héroïque (Jonquet). Mais je suis surtout fasciné par l&#8217;équipe brésilienne et ses jongleurs sambistes (Pelé, Garrincha, Vava, Didi, Orlando, Zito; cette page ne suffirait pas pour écrire leurs noms complets). Cette année du Brésil se continue assez vite avec la sortie d&#8217;un 45t, la musique du film « orfeu negro » composée par Antonio Carlos (Tom) Jobim et Luis Bonfa avec des paroles de Vinicius de Moraes (créateur de la pièce adaptée par Camus). Ce n&#8217;est pas une collaboration: en réalité il y a 3 thèmes importants de Jobim (« a felicidade », « o nosso amor » et « frevo ») et 2 thèmes importants de Bonfa (« manha de carnaval » et « samba de orfeu »). Comme d&#8217;habitude, les commentaires attribuent le premier rôle à Jobim (si on n&#8217;oublie pas complètement Bonfa, comme le fait Michel Grisolia de l&#8217;express, qui dit que le seul intérêt du film réside dans les sambas et bossas novas&#8230;. de Jobim ) Combien de gens savent que « manha de carnaval », cette mélopée splendide murmurée dans le film par Elisete Cardoso et qui a fait le tour du monde n&#8217;est pas de Jobim. Présenté au festival de cannes en 1959, le film de Marcel Camus obtient la palme d&#8217;or. Elle est contestée mais, malgré tous ses défauts, le plus important étant une caricature « angélique » des favelas, la musique et l&#8217;ambiance qui encadrent la relecture de ce drame antique restent très séduisantes. On y sent un brésil balançant entre violence et douceur, exubérance et retenue mais avec beaucoup de sensualité et de musique. Assez curieusement je n&#8217;ai pas vu le film à cette époque, mais je l&#8217;imaginais à partir du 45t. Quelle déception en le voyant quelques années plus tard à la tv dans une lamentable VF (même les chansons, déclamées par un presque chanteur d&#8217;opéra « matin s&#8217;est levé le soleil.. ») Heureusement je l&#8217;ai revu en VO et j&#8217;ai pu apprécier ce que j&#8217;en dis plus haut. Ceci dit, le chanteur brésilien Agustino Dos Santos dans le film, donne une version un peu compassée et pas trés « bossa » de « a felicidade ». J&#8217;ai appris récemment, à la sortie d&#8217;un coffret contenant toute la BO d&#8217;orfeu negro (comprenant les prises non retenues) que Joao Gilberto avait chanté pour cette Bo mais que Camus avait éliminé ses prises (trop blanches&#8230;). D&#8217;accord, le film a déjà été refusé par une partie de la population brésilienne à sa sortie car trop européen, trop sophistiqué et y faire chanter Joao n&#8217;aurait pas arrangé ce problème mais on peut toujours rêver&#8230; Par ailleurs Caetano Veloso, qui dans son livre « pop tropicale et révolution » dit beaucoup de mal de ce film, reconnait qu&#8217;il a eu une influence non négligeable sur l&#8217;intérêt du public mais aussi sur l’œuvre de certains artistes dont lui même. L&#8217;histoire « Marcel Camus-Brésil » connaitra un second épisode avec le film « Os Bandeirantes » filmé au Brésil dans la région de Bahia et à Brasilia en 1961. Il utilisait toujours la spontanéité « angélique » des habitants, la beauté du pays et la musique (curieusement Henri Crolla et José Tolédo). Je l&#8217;ai vu à Bordeaux, à sa sortie, et j&#8217;ai été honteusement séduit par ce mélange mais aussi par la belle Lourdes de Oliveira (déja dans Orfeu negro avec la non moins belle Marpessa Dawn) 1962. C&#8217;est l&#8217;année de parution d&#8217;un disque, »Jazz Samba » de Stan Getz &#8211; Charlie Byrd, qui va créer, pour des raisons commerciales, un double malentendu: -d&#8217;abord l&#8217;appropriation par les jazzmen américains, avec la complicité des journalistes spécialisés et des gros labels de disques américains, de la bossa nova (la bossa nova tirerait sa sophistication harmonique du jazz et sa douceur instrumentale du cooljazz) -ensuite Charlie Byrd et Stan Getz seraient les inventeurs d&#8217;un son instrumental inédit (saxo, guitare, rythmique). Il faut expliquer que, quelques temps avant, des musiciens américains en tournée au brésil avaient été séduits par ce qu&#8217;ils entendaient et que les plus ouverts, parmi lesquels Charlie Byrd et Dizzy Gillespie (toujours présent du côté latin) étaient revenus aux US avec des projets. On ne peut pas prétendre que les brésiliens n&#8217;écoutaient jamais de jazz mais l&#8217;influence a été plutôt sud&#62;nord. Sur le plan harmonique les jazzmen modernes et les brésiliens bossa novistes ont sans doute écouté les mêmes musiciens classiques (Chopin, Brahms puis Debussy, Ravel, Satie&#8230;). Quant au nouveau son, écoutez « Braziliance » de Laurindo Almeida (guitariste bésilien vivant aux US) et Bud Shank (saxophoniste jazz californien), enregistré en 1954, donc 8 ans avant « jazz samba ».. c&#8217;était déjà dans l&#8217;air.. Il n&#8217;empêche que j&#8217;ai beaucoup aimé ce disque. On peut faire un commentaire sur le répertoire affiché: d&#8217;abord 2 thèmes, qui sont parmi les bossas novas les plus célèbres, « desafinado » et « samba de una nota so » de Tom Jobim et Newton Mendonça. Tiens! Où est donc passé le nom du second compositeur sur la pochette et l&#8217;étiquette ? Ce ne sera pas la dernière fois et on en reparlera. Par ailleurs il y a des morceaux d&#8217;autres grands du Brésil, souvent ignorés du public: Ary Barroso,Baden Powell. Ce disque ouvre une période de parasitage de la musique brésilienne par le jazz, pour ce qu&#8217;on en recevait en Europe et plus encore en province française. On en reparlera dans le numéro suivant avec la suite de l&#8217;histoire jazz-brésil (Getz et les Gilberto,Dizzy on the french riviera&#8230;) mais aussi des disques de Baden Powell, Joao Gilberto, Astrud Gilberto, Luis Bonfa, Bola Sete et une nouvelle qui promet: Elis Regina.</p>
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		<title>TAO LONGE DO BRASIL MAS TAO PERTO DE SUAS MUSICAS (Si loin du Brésil mais si près de ses musiques) N°1</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 23:27:15 +0000</pubDate>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/02/14/tao-longe-do-brasil-mas-tao-perto-de-suas-musicas-si-loin-du-bresil-mais-si-pres-de-ses-musiques-n1/">TAO LONGE DO BRASIL MAS TAO PERTO DE SUAS MUSICAS (Si loin du Brésil mais si près de ses musiques) N°1</a><p>Décembre 2011. Un bœuf jazzo-gastronomique local. Un groupe achève (Ne dis rien Gérald!) « chega de saudade ».  A ma table quelqu&#8217;un dit : « La musique brésilienne c&#8217;est la bossa nova et la bossa nova c&#8217;est Jobim. Le monde entier le sait! » Encore la pensée unique?! Ce n&#8217;est pourtant pas de la politique&#8230; Comme j&#8217;ai bu un coup de trop (plusieurs ?) et que mon sang fait plusieurs tours (il ne connait pas l&#8217;expression) je n&#8217;ai pas le temps de répondre avant que le bœuf reprenne sa marche swingante. C&#8217;est pourquoi je vais essayer de le faire ici. La musique brésilienne c&#8217;est la bossa nova ? Imaginez, quelqu&#8217;un dit : « le jazz, c&#8217;est le bebop! ».. Déjà que certains ont eu du mal à admettre que le bebop est du jazz&#8230; Laissons de côté Villa Lobos et consorts (il va pourtant compter dans tout ça, composer quelques choros et figurer dans des jurys « écoles de sambas »). Mais le choro, les sambas cançao, de roda, de coco, funk, rock, rap, les partido alto,                                          sambalenco, pagode, frevo, modinha, marcha rancho, maracatu, forro (baïao, xote, coco, lambada) afoxé, batucada, rasta pé, toada, mangue beat, l&#8217;électro-brasil&#8230;.. ça compte pour du beurre ??!! Certains de ces styles sont parfois regroupés (idée d&#8217;un commercial paresseux) sous le sigle MPB (musica popular brasileira comme la SALSA pour les musiques latines new-yorkaises, cubaines, porto ricaines..) Je ne vais pas prétendre que je connais toutes ces variantes et que je les apprécie de la même façon ni même, pour certaines, que je suis capable de les distinguer mais je sais que ce peuple musico-dépendant adore ce foisonnement de musiques issues de toutes les cultures du grand Brésil. Du nordeste au sud carioca et sao pauliste, de la forêt amazonienne aux rivages de salvador de bahia, elles se côtoient, se chevauchent, se télescopent, mêlant l&#8217;Afrique et les cultures européennes aux racines indiennes comme se mêlent les rites religieux classiques et les délires sorciers africains ou indiens (vaudou, candomble) La majorité brésilienne préfère des musiques exubérantes,euphorisantes,dansantes. Ils aiment bouger sur elles, les reprendre en chœur, accompagner les rythmes et ils savent le faire! Bien sur, le carnaval et ses sambas restent encore dans toutes les mémoires mais leur polyrythmie est souvent supplantée par des rythmes binaires plus basiques (rock, funk, rap, « soupe » cèline dionnesque amenés par l&#8217;invasion médiatique nord américaine) qui gardent tout de même un petit côté chaloupé à cause de la langue. La bossa nova n&#8217;a jamais été appréciée que par une faible minorité au brésil : plutôt issue des classes aisées, blanches (lire le témoignage passionné et PASSIONNANT de Carlos Afonso). Certains ont même nié son lien avec le samba, son essence brésilienne. Comme le disait Tom Jobim : « c&#8217;est une musique de chambre populaire ». La musique de chambre ça n&#8217;attire pas les foules. C&#8217;est regrettable mais c&#8217;est comme ça. Ceci dit 0,5% de 200 millions ça fait tout de même 1 million; une minorité ça ne veut pas dire personne. Sur le plan strictement musical, il faut signaler que le choro, musique instrumentale née au 19e siècle, avec un équilibre beaucoup plus européen (utilisation importante du contrepoint, instrumentation moins percussive) est très respecté encore par les musiciens de tous les styles actuels qu&#8217;il a largement influencés. Des musiciens  composent encore des choros (H.pascoal, E.Gismonti..)et des jazzmen ont donné des versions plus ou moins fidèles de classiques ou des adaptations modernes du genre (« tico tico » par Charlie Parker ou le splendide « choro dançado »par Maria Schneider&#8230;) Et dans le monde ? Dès la fin de leur interdiction au carnaval (1930)  les sambas ont commencé à se faire connaitre dans le monde par les ondes, les disques et surtout les films brésiliens ou américains.  « Bahia » (« No baixo do sapateiro ») 1938 et « Brazil » (« Aquarela do Brasil »)1939 de Ary Barroso ont été ainsi des succés mondiaux.Le second apparait à la fois dans le film « familial » « los très caballeros » 1944 de Walt Disney et (avec un zeste d&#8217;ironie) dans le film trés politique « Brazil » de Terry Gilliam 1985. Un autre succés mondial important est le choro « Tico tico (no fuba) »  composé en 1917 par Zequinha de Abreu (exercice de virtuosité vocale avec Carmen Miranda ou Aloyso de oliveira ou instrumentale avec Ethel Smith à l&#8217;orgue ou l&#8217;orchestre « typique » de Xavier Cugat) et  propulsé vers le succès mondial par pas moins de 4  films : « Saludos amigos » de Walt Disney 1942, « Tico tico no fuba » de Adolfo Celi 1952, « Bathing beauty » (« Le bal des sirènes »)  1947 avec la sculpturale Esther Williams et « Copacabana » de Alfred Green 1947. Dans les années 50 un autre genre brésilien va se révéler au monde avec le film « O cangaceiro » de Lima Barreto 1953 et la chanson « Mulher rendeira »(O.garcia-F.Corona) curieusement chantée en français par Jean Sablon,chantée aussi par Joan Baez. C&#8217;est le Baîao, musique (entre autres) des cangaceiros,bandits sanguinaires du sertao, respectés mais craints par le petit peuple qu&#8217;ils défendaient contre les grands propriétaires terriens Dans les années 60 il est certain que les films de Marcel Camus (« Orfeu negro, »Os bandeirantes ») relayés par le matraquage publicitaire des télévisions et des majors américaines (Capitol, Verve, Warner A et M) qui ont  » signé » rapidement Tom Jobim, Joao Gilberto, Sergio Mendès, vont propulser au premier plan la bossa nova mais en donnant déjà une image déformée (F.Sinatra et la bossa nova..), plus jazz que nature,aussi nord-américaine que brésilienne et en insistant sur certains musiciens au détriment de certains autres. Mais le samba (ses mélodies entêtantes, ses percussions jouissives et les belles fesses brésiliennes) reste le plus fort symbole du Brésil pour la majorité. (Regardez les programmes des « revues brésiliennes » dans les restaurants ou salles de spectacles de grandes villes du monde). Il est quelquefois relayé par un autre rythme de danse spectaculaire (la lambada en 1989 ) Une formulation plus prudente de l&#8217;affirmation énoncée au début de cet article aurait pu être: »&#8230;&#8230; les amateurs de jazz que je connais le pensent&#8230;.  » Dans le monde, la bossa nova est appréciée, à l’extérieur des ascenseurs, par des brésiliens exilés (souvent intellectuels ou artistes), certains musiciens ou(et) amateurs de jazz ou de classique, quelques amoureux de douceur, de subtilité harmonique et&#8230; moi, mais on en reparlera, peut être, si ça vous intéresse, dans le n°2. Mon idée était de vous faire accompagner, en plusieurs volets,une exploration (partielle..partiale?) de la musique brésilienne par un hurluberlu qui n&#8217;a jamais posé les pieds au brésil et qui ne connait pas 3 mots de portugais. 50 ans de découvertes à travers des disques, des livres, des partitions, des films, des dvds (il y aura des références, ça plaira à jipi), des concerts, des rencontres et maintenant internet (youtube, daily motion, les sites de fondus&#8230;) A bientôt, si vous le voulez bien.</p>
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