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	<title>trompette | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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		<title>la trompette</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 11:32:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[Les instruments du jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2012/02/21/la-trompette/">la trompette</a><p>La trompette&#8230;. Certainement l&#8217;instrument le plus démonstratif, le plus puissant, le plus difficile aussi !&#8230;. Parfaitement désigné  pour mener la danse. Depuis le début du jazz, où le trompettiste menait les parades dans les rues de la Nouvelle Orléans, jusqu&#8217;aux avancées les plus récentes du jazz, la trompette occupe à coup sûr  la place de maître de cérémonie&#8230; Cet instrument à vent, fort connu et très utilisé, possède une tessiture de deux octaves et une quinte, certains instrumentistes pouvant jouer dans l&#8217;aigu au delà de ces limites. On se sert d&#8217;une embouchure en métal, et généralement d&#8217;un nombre important de sourdines. Voila pour la présentation rapide&#8230; Encore un casse- tête pour moi. Difficile, avec la taille de ce billet, de vous parler, en faisant bien sûr des choix,  des trompettistes de jazz ?. Ils sont si nombreux!. Je ne vous dis pas la difficulté que je rencontrerai lorsque j&#8217;aborderai le saxophone!&#8230;.. Pour cette courte étude, je vais me servir de l&#8217;article de Marc Richard, intégré dans « le dictionnaire du jazz » de chez Robert Laffont. Marc est un spécialiste de cet instrument, mais il est aussi un excellent clarinettiste et saxophoniste alto. Parlons tout de suite du cornet et du bugle (fluegelhorn) qui sont des instruments très proches de la trompette, avec la même tessiture, mais avec des sonorités différentes vu leur morphologie. Beaucoup de musiciens ont utilisé ces différents horn avec autant de bonheur. Dès le début du jazz, la trompette occupe une place de choix. Buddy Bolden a laissé une trace &#8230; dans les souvenirs, mais n&#8217;a jamais pu être enregistré. C&#8217;est certainement notre pionnier&#8230;. Les amateurs de jazz connaissent davantage King Oliver,  qui a hébergé dans son orchestre au cours des années 20,  le très célèbre Louis Armstrong, incontestablement le plus grand de tous, celui qui a fait évoluer le jazz de façon spectaculaire. Il a tracé le chemin (voir mon billet). La grande majorité des grands trompettistes de jazz ont témoigné du tribut qu&#8217;ils doivent à Louis. A Chicago, dans les années 20, le cornettiste blanc Bix Beiderbecke, avec une sonorité plus feutrée, allait donner une autre direction à cette musique naissante. Le jazz,  jusque là assez saccadé , allait s&#8217;enrichir considérablement rythmiquement et harmoniquement &#8230; Tout allait aller très vite. Les orchestres neo orléannais, mais aussi de danse ( à Chicago notamment) possédaient  d&#8217;excellents solistes comme Jabbo Smith, Bunk Johnson, Buddy Petit, Tommy Ladnier, Joe Smith, Bobby Hackett, Muggy Spanier, Frank Newton, Red Nichols, ou le puissant Henri « Red » Allen . Tous allaient subir l&#8217;influence de Louis, mais aussi contribuer à élargir  le courant de la diversité. Je vais très vite.. . et pardon si mes articles, en ce moment, font plutôt catalogues! Chez Count Basie, on retiendra Buck Clayton, Harry Edison (deux de mes préférés!)  et Joe Newman, tous trois  merveilleux solistes. Dans les différents orchestres de Duke Ellington, on ne peut passer sous silence de véritables créateurs de moods, grâce aux sourdines (Bubber Miley, Cootie Williams, Rex Stewart, ou Ray Nance (également violoniste!) et puis le grand Clark Terry (également bugliste), sans oubier le supersonique, lui tout ouvert! Cat Anderson&#8230;. Pour cette première partie du siècle, dans un registre mainstream, on dénombre une multitude de grands trompettistes. Je citerai ici ceux dont le nom et la musique reviennent à ma mémoire et à mes oreilles le plus rapidement: Hot Lips Page, Sydney de Paris, Doc Cheatham, Harold « shorty » Baker, Bunny Berigan, Harry James, Humphrey Lyttleton, Taft Jordan, Charlie Shavers, Rubby Braff, Art Farmer (plutôt bugliste), Louis Smith, Johnny Letman, Wallace Davenport, Bill Coleman (qui a vécu dans le Gers!) , Jonah Jones, Irvin Stockes, ou le west coast man Shorty Rogers. &#160; Il faut insister ici sur l&#8217;importance du phénomène Roy Eldridge , une des plus grands swingmen de l&#8217;histoire du jazz. Avec Armstrong, il a dominé de sa classe et de ses prouesses cette première période dite classique, tout en ouvrant les portes du be bop et du jazz plus moderne. Le pétillant Dizzy Gillespie, allait s&#8217;y engouffrer, avec sans son sillage, le très doué Fats Navarro. Autre temps, autre style, avec un jeu plus appuyé peut- être&#8230;.saluons , dans ces années 50, les figures du hard bop, comme Kenny Dorham, Howard Mac Ghee, Donald Byrd ou Lee Morgan, très souvent remarquable&#8230; Un des plus brillants fut incontestablement Clifford Brown, trop vite disparu à 26 ans! à la suite d&#8217;un accident de la route. Un vrai météore, à la technique parfaite, heureusement copieusement enregistré. Tous venaient des orchestres des années 30 et 40. Ils se sont surtout exprimés dans des formations plus réduites, peut- être mieux adaptées à ce nouveau type de musique. Aux côtés d&#8217;un sax, les trompettistes faisaient merveille. Beaucoup de tendresse et de romantisme se dégagent de Chet Baker, également chanteur. Plus chercheur, plus obstiné, grand créateur pour certains, tel fut Miles Davis, toujours dans le coup, mais avec ce même phrasé (j&#8217;y reviendrai sans doute). J&#8217;ai une préférence pour ceux qui ont suivi le grand courant , musiciens  souvent plus énergiques, et pour moi plus intéressants,  comme Freddie Hubbard, Booker Little, Woody Shaw, John Faddis, Maynard Ferguson (spectaculaire&#8230;) , Arturo Sendoval (Ola! Cuba!&#8230;), Quincy Jones (grand arrangeur aussi), Wallace Rooney, l&#8217;énigmatique Tom Harrell , Roy Hardgrove, Terrel Stafford ,  et bien sûr! Wynton Marsalis, lequel a su démontrer que l&#8217;on pouvait fort bien jouer dans plusieurs styles,  tout en démontrant un grand respect pour Louis Armstrong. Mais, encore une fois, je ne peux faire l&#8217;impasse sur ceux qui ont connu la notoriété chez les critiques, comme le cornettiste Don Cherry, ou les italiens Enrico Rava et Paolo Fresu. Dans un style plutôt traditionnel,  en maintenant surtout l&#8217;esprit d&#8217;un jazz flamboyant et attractif, il faut citer Peter Ecklund, Wendell Brunious, Leroy Jones, Jerry Edwards, Jon-Erik Kellso, Randy Brecker, Colin Dawson,  Warren Vaché (cornet- trompette), et Lew Soloff. Chez les français, les étoiles de la trompettes seraient trop nombreuses à compter dans le firmament. Philippe Brun, Christian Bellest, Aimé Barelli font partie des anciens, avant que n&#8217;apparaissent les Fernand Ferstraete, Fred Gerard, Roger Guerin, Maurice Thomas, Yvan Jullien, Jean Claude Naude, grands techniciens des big bands &#8230; La génération suivante est d&#8217;une grande richesse. Les voici, nos chers trompettistes si talentueux: Patrick Artero, Irakli, Xavier Chambon, Dan Vernhettes, Alain Bouchet, François Biensan, Michel Delakian, Michel Bonnet, Gérard Siffert, Boss Queraud, Gilles Berthenet, Kiki Desplat, avant que ne s&#8217;affirment dans un jazz tous terrains, Claude Egea, François Chassagnite,  Fabien Mary, Stephane Belmondo, Jean Loup Longnon, ou encore Antoine Illouz. &#160; Chez les régionaux de l&#8217;étape, Michel « Belisse » Bonnefond, puis Jacky Berecochea, Dominique Burucoa, Jerôme Etcheberry (ça fleure bon le pays basque!&#8230;.), mais aussi les bons copains des big bands, comme Yves Dinclaux, Christian Bousquet, Yves Labadie, Pascal Lacouture (soliste des arènes de Dax!), Didier Cabrero ou Robert Dupont. Trompettes de jazz de la renommée, vous n&#8217;êtes pas du tout embouchées!&#8230;.</p>
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		<title>Clifford Brown</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2011 03:19:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[les grands du jazz]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2011/04/09/clifford-brown/">Clifford Brown</a><p>Dans le monde des arts, on a eu juste  le temps de voir passer des « étoiles filantes », des stars disparues très jeunes, souvent des génies. On peut évoquer James Dean, Gérard Philippe ou Jimmy Hendrix. Chez les jazzmen, l&#8217;hécatombe a été encore plus marquante&#8230;..Beaucoup de jeunes musiciens,  pétris de talent,  ont ainsi disparu à peine la vingtaine d&#8217;années passée&#8230;Quelques disques enregistrés, quelques concerts donnés&#8230;.On cite généralement les contrebassistes  Jimmy Blanton et Scott Lafaro, le cornettiste Bix Beiderbecke, le guitariste Charlie Christian, le trompettiste Fats Navarro, le bassiste Jaco Pastorius&#8230;et  Clifford Brown, ce jeune  trompettiste au talent éclatant , né en 1930 à Wilmington (Delaware)  et disparu dans l’Indiana dans un accident de la route &#8230;à l&#8217;âge de 26 ans&#8230;Il était parti s&#8217;acheter une nouvelle trompette!&#8230;La buick a dérapé sur une route détrempée. Le pianiste Richie Powel et son épouse étaient dans la même voiture folle. Il sont tous les trois morts  ce terrible 26 juin 1956&#8230; Voyons rapidement la biographie de Clifford Brown&#8230;.à la vitesse de sa vie&#8230;. A quinze ans,  « Brownie » se perfectionne déjà à la trompette et la rencontre quelques années plus tard avec Miles Davis et Fats Navarro va être déterminante. Par la suite, le jeune Clifford, n&#8217;ayant peur de rien et avec un joli bagage,  sera de tous les coups. Il va côtoyer Jimmy Heath et Tadd Dameron, mais aussi Art Blakey et la chanteuse Dinah Washington. Il va être recruté dans le big band de Dizzy Gillespie, mais aussi celui de Lionel Hampton, véritable découvreur de talents. Avec cet orchestre, il fera une tournée européenne,  et aura l&#8217;occasion d&#8217;enregistrer en France pour la firme Vogue des plages superbes avec le trompettiste et compositeur Quincy Jones et l&#8217;altiste Gigi Gryce. Notre ami André Dabonneville avait eu l&#8217;occasion de participer à ces séances ( les musiciens s&#8217;étaient réunis en cachette ,  sans l&#8217;accord d&#8217;Hampton qui les avait virés au retour à New York!&#8230;.) ,  et nous avons pu recueillir son témoignage sur la rencontre avec Clifford de 1953 (séances Jazz Legacy). Fort heureusement, dans sa courte vie, Clifford a abondamment enregistré et souvent dans d&#8217;excellentes conditions. Il nous reste donc de magnifiques plages, dont les sessions  de 1954 à 1956 avec le batteur Max Roach (coffret Emarcy ), et  les chanteuses Helen Merill et Sarah Vaughan. On découvrira aussi le « study in Brown« (1955). En video presque rien,  si ce n&#8217;est un film que des amis nous ont fait partager récemment sur un site convivial, mais qui n&#8217;est pas de bonne qualité technique. Clifford Brown occupe une excellente place dans le cœur et les discothèques des amateurs de jazz,  et beaucoup de trompettistes demeurent  des inconditionnels de ce jeune prodige, que l&#8217;on peut citer avec constance en exemple. Chez lui, pratiquement pas de fautes techniques ou de goût, un sonorité puissante et claire, un phrasé sans faille,  très mobile,   au détaché percuté, une inspiration jamais prise à défaut, avec un gros feeling sur les ballades (il faut écouter absolument son enregistrement avec les cordes en 1955 (Emarcy)&#8230;Une référence pour beaucoup.  On a parlé dans ses modèles du déjà cité Fats Navarro (Philippe Milanta pourrait nous endire beaucoup plus à ce sujet!) , mais les suiveurs sont légion!&#8230;Freddy Hubbard, Donald Byrd,  Lee Morgan et &#8230;Wynton Marsalis ce dernier rappelant  beaucoup Clifford par son phrasé incisif et hautement technique!. Chez les français, on peut citer François Chassagnite (photo ci contre)  qui vient de nous quitter à l&#8217;âge de 56 ans. Clifford Brown, quelle époque du jazz, quel  style ? Essayons de donner un réponse&#8230;Le bebop avait déjà une dizaine d&#8217;années d&#8217;existence. Le jazz cool avait fait le bonheur des musicos de la West coast. Comme on l&#8217;a souvent dit, en réaction à cette douce évolution du jazz, peut être trop sophistiquée, certains, plutôt du côté de New York,  à l&#8217;image d&#8217;Art Blakey,  sont revenus à un jazz au tempo appuyé, interprété de façon bluesy. On a parlé de hard bop. En tous les cas, durant ces années 50, les grands jazzmen arrivaient à maturité,  et le jazz connaissait,  grâce aux progrès de l&#8217;enregistrement,  une période faste. Un écrin pour Clifford!&#8230; Clifford Brown a composé des morceaux célèbres et souvent joués en son honneur (« joy spring », « Daahoud »)&#8230;Un magnifique thème (un des plus beaux du répertoire de jazz),  a été écrit par Benny Golson pour lui rendre hommage: « I remember Clifford ». Personne ne peut oublier Clifford Brown!&#8230;. A lire: « le roman d&#8217;un enfant sage » d&#8217;Alain Gerber (Fayard).</p>
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