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	<title>débat | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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		<title>Raisins aigres et figues moisies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Sep 2010 23:34:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2010/09/13/raisins-aigres-et-figues-moisies/">Raisins aigres et figues moisies</a><p>La querelle des anciens et des modernes, la bataille du jazz, les questions « jazz, pas jazz », « swing pas swing »&#8230;., On pensait en finir&#8230;Eh bien non!&#8230;On y reste encore&#8230;Mais les années passant, les différents styles étant mieux absorbés, le raisonnement n&#8217;est peut- être plus le même en 2010, que dans la période des années 40, 50 et 60, où les querelles faisaient rage&#8230;.Un récent échange de mails à propos de la programmation du festival de Biarritz&#8230;me donne l&#8217;occasion d&#8217;évoquer ici cette guéguerre dépassée et stupide&#8230;. Oui, dans les années 40 et 50, après l&#8217;avènement du be bop, on s&#8217;est pas mal chamaillés&#8230;.Il est vrai que les boppers, sans révolutionner à mon sens le monde du jazz, étaient venus déranger le bel ordre établi&#8230;.Au point de vue rythmique, avec également des trouvailles harmoniques qui allaient être largement utilisées par la suite, y compris par les musiciens du mainstream (le grand courant). Alors, des gens comme Hugues Panassié ont rompu avec Charles Delaunay au sein du hot club de France, et nous avons vu se développer à cette époque, la bataille des « raisins aigres » (les tenants du nouveau jazz ) d&#8217;une part, contre les gardiens du temple, les « figues moisies ». Ce débat reste historique. Il faut relire ce sujet une abondante littérature, avec, à titre d&#8217;exemple, les lignes sulfureuses de gens comme Boris Vian, et dans l&#8217;autre camp, les dogmes affichés, avec pour les « traitres, les excommunications !&#8230; Avec la connaissance que nous avons tous à présent du jazz (à part les irréductibles de Montauban qui sévissent encore ça et là&#8230;.), cette querelle des anciens et des modernes paraît dérisoire&#8230;.En fait, restent encore les amateurs exclusifs du jazz Classique dit swing, qui a permis aux grands orchestres américains de faire vivre au jazz dans les années 20, 20 et 40, une période faste, avec l&#8217;émergence d&#8217;immenses musiciens (Louis Armstrong, Duke Ellington, Art Tatum, Count Basie, Coleman Hawkins, Lionel Hampton, etc&#8230;) et le confort d&#8217;une musique de danse, splendide au demeurant, et qui le reste&#8230;. Et puis, comme dans tout art, et dans tout phénomène de société , il y a ceux qui ont choisi la découverte, la modernité, les ruptures avec le train train&#8230;Il y a eu le bop, mais aussi le cool, le hard bop, alors que les orchestres de blues, puis de Rhytm and blues, de soul (Areta Franklin, Ray Charles..) passionnaient le grand public&#8230;Toute cette évolution, cette longue histoire d&#8217;une musique pourtant jeune (née au début du XXème siècle), serait trop longue à évoquer ici. Et puis, je ne me sens absolument pas grand spécialiste du sujet. Je veux ici parler de ce que je ressens en 2010, en tant qu&#8217;amateur et musicien. Nourri (je dois le reconnaître) par le jazz classique, j&#8217;ai pu apprécier au fil du temps , le jazz avec tous les progrès qui le rendaient toujours plus aventureux et passionnant. Contrairement aux grincheux qui n&#8217;ont jamais été mes maître- penseurs, j&#8217;ai su considérer comme des grands, des musiciens comme Stan Getz, Gerry Mulligan, Art Pepper, Charlie Parker, Miles Davis (années 50), et tant d&#8217;autres. J&#8217;ai assez bien, digéré certaines aventures exotiques, comme l&#8217;intrusion de la bossa, certains rythmes cubains (chez Dizzy Gillespie notamment), l&#8217;école passionnante de la West coast, les plages de « Blue Note », avec beaucoup de musiciens hard boppers (je vous ai déjà parlé de Dexter Gordon, Hank Mobley ou Paul Desmond)&#8230; J&#8217;avoue en revanche, avoir été très réticent et finalement assez dérouté par le jazz rock (Miles, nouvelle formule), les révoltes des uns et des autres, dans les années 60, et la volonté affichée par certains de briser tout ce qui rattachait le jazz à quelques notions élémentaires pour que la mayonnaise prenne (le beat, le tempo, le swing (tout un programme)). Des attitudes de musiciens comme le pianiste Cecil Taylor, ou Charles Mingus ne m&#8217;ont donné aucune envie de m&#8217;y intéresser&#8230; J&#8217;ai eu beaucoup de mal à, ne serait-ce qu&#8217;écouter, ce qu&#8217;on a appelé le free jazz, terme qui me gêne beaucoup, car le jazz était libre depuis longtemps, et le reste à jamais&#8230; Et puis, toutes ces révoltes, heureusement se sont estompées. Beaucoup de musiciens sont revenus dans le monde entier aux canons solides du jazz&#8230;C&#8217;est vrai que tout évolue très vite&#8230;et que la fusion avec tous les pays rend le jazz très voyageur. C&#8217;est heureux. Mais où en sont nos querelles d&#8217;antan ? On remarque autour de nous, que les pourfendeurs des « classiques », n&#8217;ont jamais fait que se positionner sur un jazz qui avait 15 ans de plus que celui défendu bec et ongles par les « conservateurs ». Ces « modernes » jouent du hard bop, parfois du jazz rock (sans grande réussite), alors que cette musique a déjà un demi siècle!&#8230;.Pourquoi ? Parce qu&#8217;il n&#8217;y a pas eu de grandes innovations musicales depuis, et que ne sont pas nés (à part les grands interprètes (Wynton Marsalis, Michel Camillo, Diane Krall, Michel Petrucciani etc&#8230; ) de véritables icônes dans le monde du jazz depuis cette période (années 50) qui avait déjà permis au jazz de devenir adulte. Nous sommes davantage confrontés au « jazzy » qu&#8217;au jazz. La publicité s&#8217;empare du jazz qui a toujours eu un effet de mode&#8230;(Avez-vous vu la pub de l&#8217;ipad Apple avec, comme musique, « when you&#8217;re smiling » chanté par Louis Armstrong ? Superbe et rassurant&#8230;). Il faut accepter ce mélange de genres et cohabiter&#8230;.Nous devons nous dire qu&#8217;il y a de la place pour tout le monde&#8230;.et surtout pas , par les temps qui courent , pour les exclusions&#8230; Surtout, n&#8217;oublions pas une chose..Il faut que chacun puisse avoir la liberté d&#8217;écouter ce qu&#8217;il veut, d&#8217;aller ou de ne pas aller aux concerts qui lui plaisent ou pas&#8230;sans que l&#8217;on lui mette une étiquette dans le dos&#8230;.Pour les musiciens, libres à eux de jouer la musique qu&#8217;ils aiment, avec les hommes et femmes qu&#8217;ils apprécient, et dans le style dans lequel ils se sentent bien. J&#8217;aime à constater que le musicien amateur, comme je l&#8217;espère, beaucoup de professionnels, n&#8217;a pas de cahier des charges à respecter&#8230;S&#8217;il est niou toute sa vie, où est le problème ?&#8230;Notre musique de jazz est si fragile&#8230;..Mais si belle!&#8230;. N&#8217;allons pas l&#8217;encombrer de discussions et de divisions stériles&#8230;Qu&#8217;en pensez-vous ? Au fait, vive le jazz!&#8230;</p>
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