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	<title>souvenirs | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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	<title>souvenirs | Jipiblog</title>
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		<title>Souvenirs souvenirs. Johnny</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2017 18:02:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[notre histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2017/12/11/souvenirs-souvenirs-johnny/">Souvenirs souvenirs. Johnny</a><p>On a tous dans le cœur quelque chose de Johnny. Moi du moins. Question de génération peut- être,  souvenirs d&#8217;ados plutôt (j&#8217;avais 15 ans en 1962, année des premiers succès de l&#8217;artiste). Je l&#8217;avoue, j&#8217;aimais bien Johnny. Mais, surtout celui des débuts, dans les années 60 , avec ce brin de tendresse, avant la fureur des années 70. Je commence par un curiosité. Je n&#8217;ai jamais acheté un disque de Johnny!!!. Il y en avait tellement partout, dans la chambre de ma grande sœur, ou celle de mon cher voisin Eric Ossau, ou encore dans les boums « menthe à l&#8217;eau ». On voyait partout ces pochettes de 45 tours avec un Johnny tout propre, bien coiffé, parfois cravaté. Il plaisait encore à nos mères qui supervisaient nos rencontres yé yé de jour dans le garage de nos maisons. Moi j&#8217;aimais bien « retiens la nuit », « l&#8217;idole des jeunes », « le pénitencier ». Ces premiers succès apaisés, rivalisaient avec le « Sag Warum » pour nous souffler dans le cou au cours des slows qui nous faisaient chavirer. Pourtant, le feu couvait sous la cendre. Je me souviens d&#8217;un camarade de l&#8217;école Notre Dame, rue Douer à Bayonne qui,  dès 1959, imitait dans la cour Vince Taylor,  qui se déhanchait avec son blouson de cuir et ses chaines. Je n&#8217;étais pas mordu par cette nouvelle musique un peu trop agitée. J&#8217;étais déjà happé par le jazz, cette musique exigeante,  qui est parfois fâchée avec ses cousines. J&#8217;aimais beaucoup Ray Charles et le « rythm and blues. »; Tout vient de là, tout vient du blues&#8230; En France,  tous les jeunes avaient envie de bouger davantage,  quand le seul Gilbert Becaud semblait vouloir casser les pianos. Jean Philippe Smet avait choisi un nom plutôt amerloque. Elvis Presley y était aussi pour beaucoup. Elvis,  qui lui aussi adorait les chansons tendres. Je n&#8217;étais pas aux arènes de Bayonne pour la venue historique de Johnny. Un concert au cinéma Pax avec Buddy Tate, Milt Buckner et Jo Jones avait certainement eu ma préférence. J&#8217;étais captivé par le jazz qui avait pris toute la place.  Les tubes de Johnny dès lors, ce sont plutôt les « souvenirs souvenirs » d&#8217;une période douce, au cours de laquelle on déambulait devant le bar du théâtre pour avoir la chance parfois de boire une grenadine avec une toute jeune bayonnaise.  C&#8217;était mon hommage à Johnny. &#160; &#160;</p>
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		<title>l&#8217;aventure de Black and Blue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2017 22:49:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[musique, jazz et alentours]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2017/07/12/laventure-de-black-and-blue/">l’aventure de Black and Blue</a><p>La revue Jazzmag,  dans sa livraison de juin, nous offre un Focus sur « Black and blue « un label bien ancré« . Franck Bergerot a pris soin de rappeler que l&#8217;histoire de cette maison d&#8217;édition a commencé il y a cinquante ans. Et si j&#8217;ai tenu à rédiger un billet sur cette belle aventure, et surtout avec une vision Vintage, c&#8217;est que nous sommes un certain nombre à l&#8217;avoir connue et même y avoir participé durant des années heureuses (années 60, 70 et 80). Car Jean- Marie Monestier,  producteur bordelais et passionné avec ses amis Jean Pierre Tahmazian et plus tard, Jean Pierre Vignola et Didier Tricard,  avait eu la riche idée d&#8217;inviter en France les grandes vedettes du jazz américain encore en moindre activité,  mais qui avaient été peut- être oubliées. Et pourtant, ils étaient là les grands noms du jazz encore en pleine forme !.  Une explication parmi tant d&#8217;autres de l&#8217;oubli: Leur histoire et leur culture plutôt mainstream qui n&#8217;étaient plus en vogue dans les medias ou penseurs spécialisés qui faisaient (et font toujours) le jazz. Les hot clubs , les « petits » festivals » furent vite intéressés. Et, pour notre grand bonheur,  les tournées furent organisées et les disques (à cette époque des vinyles), sortirent régulièrement. Il faut dire, car nous l&#8217;avons connu,  que ces tournées se faisaient à moindre frais et avec les moyens du bord. Les musiciens étaient trimballés dans la fameuse camionnette de Monestier. Et lorsque le convoi arrivait à Biarritz ou à Bayonne, nous étions là,  ceux de la côte basque, a transbahuter l&#8217;orgue Hammond, les éléments de batterie, la sono (énorme!). Nous étions, nous vivions,   avec les musiciens,  les conduisant dans leurs hôtels ou dans les restaurants de la ville. Que d&#8217;aventures que pourraient raconter mieux que moi Dominique Burucoa, ou le regretté Jean Paul Decourchelle. A titre personnel, je me souviens d&#8217;avoir à une heure très tardive,  raccompagné Arnett Cobb dans..ma deux chevaux et de l&#8217;avoir pratiquement mis au lit à l&#8217;hôtel!. Je me souviens aussi de deux voyages avec  le saxophoniste Candy Johnson qui était attendu avec les frères Myers au « Ku » en haut du Monte Igueldo à Saint Sébastien. Toujours avec ma deuch!. Mais quel bonheur de côtoyer ces grands du jazz en essayant d&#8217;échanger quelques mots (ah la barrière des langues !&#8230;). Mais l&#8217;amitié, les regards complices, la musique n&#8217;ont pas de frontières. Les souvenirs sont nombreux. Pratiquement tous ces musiciens ont disparu. Restent leurs disques magnifiques, les enregistrements à deux pistes ayant été réalisés par des orfèvres du son. Une grande simplicité de moyens, mais un résultat d&#8217;une grande efficacité. Je me demande si on fait mieux depuis. Par la suite, après une participation de la maison Barclay, Jean-Marc Fritz et Jean-Michel Proust ont repris tous ces trésors , et les ont numérisés avec soin (« the definitive Black and blue sessions ») . L&#8217;aventure de la firme a continué et actuellement beaucoup de musiciens français y font leurs premiers pas, ou gravent leurs chef d&#8217;œuvre. La collection est impressionnante d&#8217;autant que le blues, le vrai, celui  de Chicago,  a eu largement droit de cité. Pour le jazz proprement dit, l&#8217;animateur principal fut l&#8217;organiste et pianiste Milt Buckner qui a enregistré en France ses plus beaux disques. Mais comment oublier Les saxophonistes Illinois Jacquet, Arnett Cobb, Eddie Lockjaws Davis,  Budd Johnson, Buddy Tate, Sonny Stitt, Louis Jordan,  Eddie Vinson, les français Guy Lafitte et Gerard Badini, les trompettistes Harry Edison, Sy Oliver, Charlie Shavers, Bill Coleman, les pianistes Teddy Wilson, Earl Hines, Johnny Guarnieri, Jay McShann, Hank Jones, Roland Hanna, Ray Bryant, André Persiani,les organistes Will Bill Davis et Bill Dogett, les guitaristes Al Casey, Floyd Smith, Tiny Grimes, Billy Butler, Jimmy Shirley,  les bassistes Slam Stewart, Major Holley, Georges Duvivier, et  le frenchbass Roland Lobligeois, les batteurs Jo Jones, Fred Below, Mike Silva,  et Oliver Jackson , le vibraphoniste Lionel Hampton, les chanteuses Helen Humes, et Carrie Smith. Et j&#8217;en oublie&#8230; Très joyeux anniversaire « Black and blue »! &#160; Et à tous , excellentes vacances!</p>
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		<title>Les fifties, années bonheur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 01:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[notre histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/12/08/les-fifties-annees-bonheur/">Les fifties, années bonheur</a><p>Les années 50, c&#8217;est toute ma jeunesse&#8230;. J&#8217;avais 3 ans au départ,  et 13 à l&#8217;arrivée. Les souvenirs sont lointains et manquent de précision. Je conserve cependant une insouciante nostalgie de ces belles années.avant l&#8217;entrée au pensionnat de Mauléon (1958). Souvenirs évaporés. Mais restent les photos, ces fameuses  diapos très nombreuses chez nous,  les films de 8,  eux aussi conservés pieusement dans des petites boites jaunes. Tous ces trésors ont été recollés, montés , et devenus comestibles par les ordis. Tout ce travail effectué par Jacques le frère aîné. Tout revit à présent grâce à lui. En 1950, on sortait de la guerre. Les américains, pourtant encore englués dans la guerre de Corée,  nous fournissaient depuis leurs immenses studios de Hollywood les plus belles images à présent en technicolor!, Pourtant, tout n&#8217;allait pas si bien chez eux. La ségrégation des noirs, le terrible Mc Carthy et sa « chasse aux sorcières » qui avait sorti du circuit  (sur dénonciation!) les plus grands acteurs et réalisateurs, soupçonnés d&#8217;être communistes. La censure était terrible et les cinéphiles peuvent  s&#8217;amuser de la légèreté avec laquelle la Hays office faisait supprimer les scènes de baisers extra conjugaux!!!!. Et pourtant, malgré ces scories souvent dramatiques de l&#8217;histoire, je continue à aimer le côté entertainer des Etats Unis qui a nourri mon imaginaire. Les stars; le surf, les belles voitures, les comédies musicales. A la maison, les films Office de Charlie Chaplin (citoyen anglais qui filmait déjà depuis 30 ans), de Laurel et Hardy,  les cartoons de Walt Disney ou de Tex Avery, nous étaient  projetés par notre père les après midi pluvieux  sur le projecteur Hewlett Packard. Devant l&#8217;écran blanc de nos journées grises, on créait déjà nos personnages avec l&#8217;ombre de nos mains derrière la lumière. Les salles de cinéma de quartier, dont certaines étaient  gérées par les curés (!),  nous permettaient  de vivre de  tendres et innocentes (!)  émotions lorsque se pâmaient les immenses vedettes que je continue à vénérer ( Elisabeth Taylor, Marylin Monroe,  Grace Kelly, Ava Garner, Rita Hayworth), ou encore « the Voice «  Frank Sinatra. Je me revois tout jeune, sortant du Majestic à Bayonne,  en marchant comme Gary Cooper à la recherche des trois brigands qui voulaient supprimer ce shérif exemplaire abandonné se tous&#8230;.Le cinéma des USA inondait le monde,  et le jazz, mon très cher jazz,   avait atteint son nirvana. Les grandes vedettes, comme Louis Armstrong, Erroll Garner, Billie Holiday, Oscar Peterson, Stan Getz, Lester Young, Ella Fitzgerald, Coleman Hawkins étaient en pleine force de l&#8217;âge,  et leur art,  qui s&#8217;était enrichi des trouvailles  du bebop et de la  West coast,  avait atteint les sommets. Les enregistrements en microsillon et en stéréo étaient magiques. Ils  sentaient bon le vinyle dans leurs belles pochettes cartonnées, et je me surprends de les préférer aux actuels cds.. Et puis, c&#8217;est à cette époque qu&#8217; ont surgi de l&#8217;anonymat les jeunes étoiles que l&#8217;on ne peut oublier :James Dean,(« la fureur de vivre »),  Marlon Brando, Clifford Brown, Eddie Cochran, la plupart étrangement disparus  dans des circonstances tragiques. La drogue par injection faisait déjà des ravages. Cette drogue qu&#8217;Otto Preminger a mis en scène avec courage dans  « l&#8216;homme aux bras d&#8217;or » (1955) avec Frank Sinatra et la troublante Kim Nowak. Dans le monde de l&#8217;art, ce fut la grande époque de Hernest Hemingway et de Picasso. Le monde bougeait . A Cuba, Fidel Castro et ses barbudos (dont Che Guevara) avaient renversé le dictateur Batista (1959). L&#8217;Europe prenait naissance. Le Traité de Rome était signé en 1957. En France, on règlait petit à petit les suites de la décolonisation. Ca ne se passait pas bien en Indochine (Diên Biên Phu 1954)  et surtout en Algérie,  où le contingent avait été envoyé pour tenter de mater les rebelles. De Gaulle, retiré à Colombey,  était  pressé par ses partisans de prendre le pouvoir que lui laissera volontiers le Président Coty après les événements d&#8217;Alger en mai 1958. Même Johnny Hallyday,   qui en était à ses débuts comme Elvis Presley, avait revêtu l&#8217;uniforme de soldat! Dans l&#8217;hexagone,  nous avions aussi, nos héros dans tous les domaines; Alain  Bombard, Cousteau, Maurice Herzog (qui vaincra l&#8217;Annapurna en 1950).  Nous lisions les œuvres d&#8217; écrivains célèbres qui marquèrent leur temps, Sartre, Aragon, Camus, Boris Vian, Nous adorions les chanteurs Leo Ferré, Jacques Brel, Eddy Piaf et Georges Brassens. Après le passage éclair du jeune acteur Gérard Philippe,  on a commencé à entendre parler d&#8217;une jeune starlette qui éclairera les années 60: la très jolie Brigitte Bardot qui apparaîtra  dans les milieux du ciné dans une posture ingénue, mais rayonnante et  libérée. Dans « et dieu créa la femme »(1956), Roger Vadim, véritable mentor en même temps qu&#8217;époux,  l&#8217;a propulsée sur le devant de la scène. Le mythe était créé. La vie des femmes allait s&#8217;en trouver changée. Et le cinéma continuait a  briller de mille feux. Alfred Hitchcock faisait paraître sur nos écrans ses plus grands chefs d&#8217;œuvre comme « Fenêtre sur cour » (1954), » La main au collet (1955), « l&#8217;homme qui en savait trop »(1956) et le très troublant Vertigo (1958). Pendant ce temps,  on priait dans les églises pour la non exécution de Caryl Chessman, un meurtrier repenti devenu écrivain, finalement accroché par le choix des hommes sur une chaise électrique. C&#8217;était l&#8217;Amérique contrastée&#8230;Joyeuse, mais aussi féroce. Voici ce coup de projecteur sur mes souvenirs. Nécessairement rapide et simpliste&#8230;.Avec des manques, c&#8217;est sûr. Durant ces belles années, le monde essayait d&#8217;oublier les affres de l&#8217;histoire. Tout pouvrait aller bien. En 1955, le taux de chomage en France etait de 1%!. Il y avait dans les mentalités beaucoup d&#8217;insouciance&#8230;, laquelle, si elle est fondée, peut créer ou installer l&#8217;apaisement. On rentrait dans  ce  que l&#8217;on aller appeler &#8216;les trente glorieuses&#8217;. Il ne faut rien exagérer! &#8230;Mais tout le monde a cru à un monde meilleur. Durant les années 60, les vraies bombes seront atomiques. On va se mettre à tout remettre à plat. Pour une libération? &#160; Les années 50, en  tous les cas, ce furent les « années bonheur »&#8230; &#160; Dans un prochain billet: « les années 60, les années libération »</p>
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