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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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		<title>La rage de vivre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 22:31:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[les grands du jazz]]></category>
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		<category><![CDATA[Mezz Mezzrow]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2019/10/23/la-rage-de-vivre/">La rage de vivre</a><p>Et si on parlait bouquin?. Je viens de relire près de 50 ans plus tard « La rage de vivre » (« really the blues »), un super livre écrit principalement par le clarinettiste Mezz Mezzrow,  adapté très habilement par Bernard Wolfe et magnifiquement traduit de l&#8217;américain par Marcel Duhamel et Madeleine Gautier. Ce livre,  édité aux Etats Unis en 1946 et publié en France en 1950 (je l&#8217;ai en « livre de poche » 1351) a connu un immense succès dans le monde entier et l&#8217;écrivain Henry Miller, qui l&#8217;a préfacé, en a été un des premiers séduits: « je voudrais que des millions d&#8217;hommes lisent ce livre et reçoivent le message qu&#8217;il porte ».Le récit, qui fourmille de détails et d&#8217;anecdotes souvent bigarrées,  nous plonge dans le monde captivant , mais parfois sordide de Chicago et de New-York dans les années 1920 et 1930. Avec un jazz qui se cherche en toile de fond. J&#8217;ai vraiment pris un grand plaisir à le relire. Le personnage principal, véritable auteur de l&#8217;œuvre,  c&#8217;est Mezz Mezzrow,  né en 1899 à Chicago. Les amateurs de jazz connaissent Mezz et on a beaucoup glosé sur ses aptitudes de clarinettiste. Boris Vian,  dans ses « Chroniques de jazz » persiffle en 1948 en page 119: « Mezz n&#8217;a que 50 ans et on peut s&#8217;améliorer à tout Age. Il a toutefois tendance à laisser sa clarinette jouer toute seule de temps en temps et utilise un peu trop souvent quelques clichés, sympathiques d&#8217;ailleurs, mais vite lassants ». Il est vrai que ce n&#8217;était  pas un virtuose,  encore moins une poiture. Mais, à force de fréquenter les meilleurs musiciens de l&#8217;époque, il a su s&#8217;imprégner de l&#8217;esprit jazz et peut se trouver convainquant sur le blues. Les français ont pu écouter Mezzrow dans les années 50 lors de plusieurs séjours à Paris, où il a joué dans les clubs en compagnie de Claude Luter, de Maxim Saury,  mais aussi de Sydney Bechet qu&#8217;il vénérait. Une de ses plus célèbres réussites musicales a été enregistrée en 1938 par Hugues Panassié qui avait estime et amitié pour Mezz. En tous les cas, Mezz a bien vécu tous les évènements qu&#8217;il décrit avec un humour décapant. La traduction en français est « aux petits oignons ». Quand on aime comme moi et beaucoup d&#8217;entre vous, Albert Simonin, Frederic Dard Auguste Le Breton, ou Michel Audiard  grands maitres des expressions « parigotes », on ne peut que se régaler. Nos traducteurs ont fait des merveilles. Dans ce copieux ouvrage de 500 pages, le lecteur plonge  dans les endroits glauques de l&#8217;Amérique du début du XXème siècle avec son lot de paumés et, de drogués surtout. Mezz a vite été affranchi à la dope et on peut dire qu&#8217;il a goûté à tout. Il se décrit comme le vendeur newyorkais numberone de Marijuana. Cette substance était à l&#8217;époque autorisée à la vente. On faisait appel à Mezz pour lui acheter des reefers plus que que pour lui proposer des contrats de musicien!&#8230;Au plan musical, sa vie a d&#8217;ailleurs été  pour lui un immense échec. Il a été conscient de son insuffisance instrumentale, et en en a souffert véritablement. Il s&#8217;en explique dans plusieurs passages de son livre. S&#8217;ajoute une dimension existentielle. Ce juif américain se décrit comme  victime d&#8217;exclusion permanente. Il ne s&#8217;est trouvé bien qu&#8217;avec la population de couleur. Bien avant Nino Ferrer (!), il voulait être noir. Il voulait « franchir la ligne »&#8230;Comme il était toujours avec ses amis noirs, on l&#8217;a cru véritablement colored ,  et la mention figure même sur des rapports de police. Il faut dire que,  vendeur de drogue, il s&#8217;est souvent fait alpaguer et a connu de sinistres périodes en prison. Mais,  même en milieu carcéral, il trouvait ses véritables potes chez les gens de couleur. Il arrivait à dégotter des instruments, certainement rudimentaires, à écrire des bribes d&#8217;arrangement et,  avec lui,  la musique, très inspirée de celle de Louis Armstrong et de la Nouvelle Orléans,  prenait place dans chaque geôle, et dans chaque Boui-boui. Dans « la rage de vivre », la vie du jazz naissant nous est contée avec force détails. On y rencontre les « Chicagoans », Bix Beiderbecke, Jelly Roll Morton, Freddy Keppard,  Fats Waller, Clarence Williams, Johnny Dodds, Tommy Ladnier, Minor Hall, Jimmy Noone, Bessie Smith,  Sydney Bechet, Louis Armstrong, Ben Pollack, Eddie Condon, Zutty Singleton, Earl Hines, James P. Johnson, Benny Carter et tant d&#8217;autres…. Un livre à vous recommander. Vous le trouverez facilement chez vos distributeurs habituels. C&#8217;est devenu un best seller. Bonne lecture. &#160;</p>
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		<title>Duke Ellington raconte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre FAGALDE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2017 00:23:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le billet de Pierre]]></category>
		<category><![CDATA[les grands du jazz]]></category>
		<category><![CDATA[musique, jazz et alentours]]></category>
		<category><![CDATA[académie du jazz]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2017/02/05/duke-ellington-raconte/">Duke Ellington raconte</a><p>Duke Ellington: « My Music is mistress » (ma maîtresse)! . Pas mal comme titre!. Ce gros bouquin ne pouvait que passionner l&#8217;amateur de jazz et du Duke que je suis. J&#8217;ai voulu vous faire profiter de mes impressions et vous inciter à le lire. Il vient d&#8217;obtenir le prix du livre 2016 de « l&#8217;Académie du jazz ». En 1973, une année avant le décès de son père, Mercer Ellington, son fils,  et Stanley Dance, critique fort connu dans le milieu du jazz,  avaient offert aux anglophones ce riche récit écrit par Duke Ellington himself, livre qui était resté inconnu en France pendant quarante ans. Très récemment, l&#8217;éditeur Slatkine a sorti ce bel ouvrage dans son édition française. Le livre contient 534 pages,  si on exclut un relevé exhaustif de toutes les compositions de Duke rassemblées chronologiquement à la fin du livre. Superbe et méticuleuse réalisation en tous les cas. La plume de Duke est alerte,  et nous pouvons parcourir avec lui toutes les étapes de sa vie; Pratiquement soixante années de musique, que de musique, son unique passion, même s&#8217;il nous fait profiter de ses nombreux voyages autour du monde, au cours desquels lui et ses musiciens étaient accueillis avec faste. Les descriptions de cette vie itinérante est racontée par ce chef vénéré, pratiquement au jour le jour,  concert après concert, tournée après tournée. On se promène avec lui sur tous les continents, et l&#8217;auteur  décrit avec beaucoup de détails les lieux qui ont garni son existence. Les suites,  les plus grands hôtels, les salles de concert les plus célèbres, sans oublier les restaurants les plus originaux. Plusieurs fois reçu à la Maison Blanche, le Duke se remémore  avec malice ses rencontres avec plusieurs présidents des Etats Unis. Duke était curieux de tout,  et à tout moment, on peut,  en parcourant le livre,  connaître son avis sur les choses et les gens. A ce sujet, il dresse des portraits de musiciens que nous ne connaissions pas. Certes, Stanley Dance, à peu près à la même période (1973),  avait publié un ouvrage (« Duke Ellington par lui même et ses musiciens » (Ed. Filipacchi)) , dans lequel figuraient des interviews des stars de l&#8217;orchestre. Ici,  on peut se délecter des avis très tendres du chef envers tous. On peut s&#8217;en étonner , il  existe  de la bienveillance dans toutes ces appréciations du grand compositeur. Notamment en ce qui concerne  le saxophoniste ténor Paul Gonsalvés, lui même adulé par le public, mais qui s&#8217;endormait au premier rang de l&#8217;orchestre pendant les représentations!. Ellington adorait Paul, comme Billy Strayhorn, son « suppléant de luxe »,  ou encore le saxophoniste baryton Harry Carney resté avec lui toute sa carrière,  et qui faisait également office de chauffeur. En fait, Duke ne pouvait se fâcher avec quiconque . Il évoque rapidement la rencontre avec Charles Mingus qui ne voulait pas; à  l&#8217;occasion d&#8217;un enregistrement insolite,  jouer avec  le batteur Max Roach. Il était également ravi de sa rencontre avec John Coltrane,  cette assertion ayant certainement contrarié les « figues moisies ». Dans l&#8217;ensemble du livre,  tout le monde et toutes les tendances musicales sont  bien considérés, et on peut s&#8217;interroger avec Claude Carrière,  spécialiste d&#8217; Ellington et auteur de la préface de l&#8217;ouvrage, sur le propos du  Duke à propos du style be-bop qui a tant divisé les amateurs de jazz :  « jouer du be-bop, c&#8217;est comme jouer au scrabble sans les voyelles »...Moi, ça me plait bien. Ellington pouvait ainsi jouer aux provocateurs avec cependant un fonds de sincérité. Questionné sur ses hobbies, il déclare n&#8217;en aimer aucun à part la musique,  et ajoute, à la manière de Winston Churchill (« no sport« ),  « le golf se pratique en plein air, et je ne veux pas être contaminé par l&#8217;air pur. D&#8217;ailleurs, la seule chose que je pratique en extérieur, ce sont les concerts ». Un livre passionnant qui doit se trouver à l&#8217;honneur dans votre bibliothèque. Pour en savoir plus sur ce grand musicien, voir mon billet de 2011  https://jipiblog.jipiz.fr/2011/03/27/duke-ellington/ L' »Académie du jazz »,  dans sa même séance,  a octroyé le prix du meilleur enregistrement de jazz classique à un disque de grande tenue avec Jérôme Etcheberry (trompette), Michel Pastre (saxophone ténor) et Louis Mazetier (piano). Une réalisation de « Jazz aux remparts »,  label (non pas de Cadix!) mais de Bayonne!&#8230;. Honneur aux musiciens que nous aimons tant  au pays basque. Honneur aussi à l&#8217;équipe de la Scène nationale de Bayonne animée par son directeur Dominique Burucoa, ici récompensés. /www.jazzauxremparts.com/</p>
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