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	<title>libertés numériques | Jipiblog</title>
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	<description>Jipiblog, le blog musical  : conseils, actualités, analyses et comparatifs sur l’édition de partitions, la contrebasse, les méthodes et l’univers musical. Ressources pour musiciens passionnés, enseignants et professionnels, par un éditeur contrebassiste.</description>
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		<title>Chat Control : l’Europe ouvre nos messages privés</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:16:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2026/07/10/chat-control-leurope-ouvre-nos-messages-prives/">Chat Control : l’Europe ouvre nos messages privés</a><p>Le 9 juillet 2026 restera peut-être comme l’une des dates les plus inquiétantes de l’histoire récente des libertés numériques européennes. Ce jour-là, le Parlement européen a permis le rétablissement d’une dérogation autorisant des entreprises privées à analyser automatiquement les communications de leurs utilisateurs afin d’y rechercher des contenus liés aux abus sexuels sur mineurs. L’objectif affiché est évidemment incontestable. Il faut combattre l’exploitation sexuelle des enfants, poursuivre les criminels et secourir les victimes. Mais aucun objectif, aussi légitime soit-il, ne devrait servir de passe-partout pour installer une surveillance générale des conversations privées. Car derrière l’expression administrative « dérogation au règlement ePrivacy » se cache une réalité beaucoup plus brutale : des courriels, des photographies, des vidéos et certains messages privés peuvent être inspectés par des systèmes automatisés, alors même que leur auteur n’est soupçonné d’aucune infraction. On ne parle plus ici de surveiller un individu identifié dans le cadre d’une enquête judiciaire. On accepte que les communications de millions de personnes innocentes puissent être examinées préventivement, dans l’espoir qu’une machine y découvre quelque chose de suspect. C’est un renversement fondamental de notre conception de la justice. La surveillance ne découle plus du soupçon. Elle précède le soupçon et doit précisément le fabriquer. Sommaire Qu’est-ce que Chat Control ? De la mesure temporaire au projet permanent Le Parlement avait pourtant limité le projet en 2023 Le vote très contestable du 9 juillet 2026 Ce que cela change pour nos communications Le chiffrement est-il vraiment protégé ? Les faux positifs vont mettre des innocents en danger Journalistes, avocats, médecins et artistes concernés Protéger les enfants sans surveiller toute la population La bataille de Chat Control 2.0 continue Qu’est-ce que Chat Control ? « Chat Control » n’est pas le nom officiel d’une loi européenne. C’est le surnom donné par ses opposants à plusieurs textes autorisant ou imposant l’analyse automatisée de communications électroniques privées. Deux dispositifs sont régulièrement confondus. Le premier, souvent appelé Chat Control 1.0, est une dérogation temporaire aux règles européennes protégeant la confidentialité des communications électroniques. Il autorise certains fournisseurs à rechercher volontairement des contenus pédocriminels dans les messages de leurs utilisateurs. Le second, appelé Chat Control 2.0, est un projet de règlement permanent présenté par la Commission européenne en mai 2022. Celui-ci prévoit un dispositif beaucoup plus structuré comprenant des évaluations de risques, des obligations imposées aux plateformes, des ordres de détection et la création d’un Centre européen chargé de lutter contre les abus sexuels sur mineurs. Le règlement permanent n’est pas encore définitivement adopté. Il fait toujours l’objet de négociations entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission. Mais Chat Control 1.0 est loin d’être une simple formalité technique. Il habitue les citoyens, les entreprises et les institutions à une idée particulièrement dangereuse : la confidentialité des communications pourrait devenir une règle assortie d’exceptions toujours plus larges. De la mesure temporaire au projet permanent L’histoire commence véritablement en 2021. L’Union européenne adopte alors le règlement 2021/1232, une dérogation temporaire à certaines dispositions de la directive ePrivacy. Cette dernière protège en principe la confidentialité des communications électroniques. La dérogation permet aux fournisseurs de services de messagerie d’utiliser volontairement des technologies automatisées afin de détecter et de signaler des contenus pédocriminels. La mesure est présentée comme provisoire. Mais, comme souvent en matière de surveillance, le temporaire s’installe. Le 11 mai 2022, la Commission européenne présente un projet permanent intitulé « règlement établissant des règles en vue de prévenir et de combattre les abus sexuels sur enfants ». Le texte ne se contente plus d’autoriser certaines pratiques. Il organise un système dans lequel les services numériques devraient évaluer les risques, prendre des mesures de prévention et, dans certaines circonstances, appliquer des ordres de détection. Les contenus recherchés ne se limiteraient pas nécessairement aux images déjà identifiées et répertoriées. Les outils pourraient également tenter de repérer de nouveaux contenus ou des comportements assimilés à des sollicitations d’enfants. C’est là que le projet change radicalement de nature. Comparer une image avec l’empreinte numérique d’un fichier criminel déjà connu est une opération relativement déterministe. Demander à une intelligence artificielle de comprendre une conversation, d’interpréter une photographie inconnue ou de détecter une intention de manipulation est infiniment plus incertain. Une plaisanterie, une conversation familiale, une photographie médicale ou un échange entre adolescents peuvent alors être interprétés hors contexte par une machine. Le Parlement avait pourtant limité le projet en 2023 Face aux critiques, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen a profondément modifié la proposition initiale. En novembre 2023, le Parlement a adopté son mandat de négociation. Cette position comportait plusieurs garanties importantes. Les communications protégées par un chiffrement de bout en bout devaient être exclues des ordres de détection. Le texte parlementaire voulait également éviter une surveillance sans distinction de tous les utilisateurs et privilégier des mesures ciblées sur des personnes ou groupes raisonnablement soupçonnés. Le Parlement supprimait également certaines possibilités d’analyse généralisée des communications écrites et audio. Cette position était loin d’être parfaite. Le Comité européen de la protection des données reconnaissait lui-même les améliorations apportées, tout en estimant que le risque d’une surveillance générale et indifférenciée n’avait pas complètement disparu. L’autorité européenne s’inquiétait notamment du maintien de technologies cherchant à détecter de nouveaux contenus pédocriminels. Ces systèmes probabilistes présentent des taux d’erreur difficilement compatibles avec l’examen de communications personnelles à grande échelle. Mais le mandat de 2023 avait au moins posé une ligne rouge : la lutte contre la criminalité ne devait pas justifier la lecture automatique et indiscriminée des conversations de toute la population. Le vote très contestable du 9 juillet 2026 La dérogation temporaire devait expirer le 3 avril 2026. En mars 2026, le Parlement européen avait soutenu une prolongation plus limitée, assortie de garanties : exclusion des communications chiffrées de bout en bout, limitation aux contenus déjà identifiés et ciblage de personnes soupçonnées sous le contrôle d’une autorité judiciaire. Mais les négociations institutionnelles n’ont pas abouti avant l’expiration du dispositif. Après plusieurs tentatives infructueuses, la question est revenue devant le Parlement en juillet 2026 selon une procédure accélérée. Celle-ci a réduit le temps de discussion et contourné une partie du travail habituellement réalisé en commission parlementaire. Le résultat est politiquement sidérant. Lors du vote du 9 juillet, 314 députés ont voté pour rejeter le texte, 276 ont voté contre son rejet et 17 se sont abstenus. Autrement dit, parmi les députés ayant exprimé un choix, davantage de parlementaires voulaient empêcher le rétablissement de la dérogation que l’accepter. Mais il ne suffisait pas d’obtenir la majorité des suffrages exprimés. La procédure exigeait une majorité absolue de 361 députés pour bloquer le texte. La motion de rejet a donc échoué. Le dispositif a été considéré comme adopté par le Parlement alors qu’une majorité des votants venait de se prononcer contre lui. Cette situation est peut-être conforme au règlement parlementaire. Elle n’en est pas moins démocratiquement détestable. Lorsque 314 élus disent non et 276 disent oui, présenter le résultat comme une approbation parlementaire relève d’une acrobatie institutionnelle qui ne peut qu’alimenter la défiance envers l’Union européenne. Une question aussi fondamentale que la confidentialité des correspondances aurait mérité un débat public approfondi, un examen complet en commission et un vote politique parfaitement lisible. Elle a été traitée par une procédure d’urgence dont le fonctionnement a transformé une majorité de refus en défaite juridique. Ce que cela change pour nos communications Les défenseurs du dispositif insistent sur son caractère volontaire. Les entreprises seraient autorisées à analyser les communications, mais elles n’y seraient pas toutes obligées. Cet argument ne devrait rassurer personne. Le caractère volontaire signifie surtout que la décision d’inspecter ou non nos messages est confiée à des sociétés privées. Ce sont leurs politiques internes, leurs outils techniques et leur appréciation des risques qui déterminent le niveau réel de confidentialité accordé aux utilisateurs. Or un message privé n’est pas moins privé parce qu’il transite par les serveurs d’une multinationale. Une lettre confiée à La Poste ne devient pas un document public. Nous n’accepterions pas qu’une entreprise ouvre automatiquement toutes les enveloppes, photographie leur contenu et transmette aux autorités celles qu’un logiciel juge suspectes. C’est pourtant la logique que l’on cherche à normaliser dans le monde numérique. Le mot « analyse » adoucit artificiellement la réalité. Pour déterminer si une photographie, une vidéo ou un texte est suspect, un système doit accéder au contenu, le comparer, le classifier ou l’interpréter. Qu’un humain ne lise pas immédiatement le message ne supprime pas l’atteinte à la confidentialité. La surveillance automatisée reste une surveillance. Le chiffrement est-il vraiment protégé ? Le texte adopté en juillet 2026 prévoit que les communications protégées par un chiffrement de bout en bout restent exclues du dispositif. C’est une garantie importante. WhatsApp, Signal et les autres services réellement chiffrés ne sont donc pas directement assimilables aux messageries dont les serveurs peuvent accéder au contenu. Mais cette protection demeure fragile. Le chiffrement de bout en bout garantit que seuls l’expéditeur et le destinataire peuvent normalement lire le message. Pour analyser le contenu sans casser officiellement le chiffrement, certains proposent un contrôle directement sur le téléphone avant l’envoi ou après la réception. Cette technique est appelée « client-side scanning ». Le message resterait chiffré pendant son transport, mais il aurait déjà été inspecté sur l’appareil. Prétendre que le chiffrement reste intact dans un tel système revient à dire qu’un coffre-fort est sécurisé parce que personne ne le force, alors qu’un appareil photographie chaque document avant qu’il soit placé à l’intérieur. Pour le moment, les garanties obtenues au Parlement limitent ce danger. Mais le règlement permanent reste en négociation et les formulations finales seront décisives. Une obligation d’analyser les communications avant leur chiffrement détruirait la confidentialité tout aussi sûrement qu’une porte dérobée classique. Les faux positifs vont mettre des innocents en danger Les technologies de détection ne sont pas infaillibles. Pour les images déjà connues, les systèmes peuvent utiliser des empreintes numériques. Même dans ce cas, les procédures de vérification, la qualité des bases de données et les risques de détournement doivent être surveillés. Pour les contenus inconnus et les conversations supposées suspectes, le problème devient beaucoup plus grave. Une intelligence artificielle ne comprend pas une relation familiale, une consultation médicale, un contexte pédagogique, une œuvre artistique ou une plaisanterie comme le ferait un enquêteur humain. Elle calcule une probabilité. Appliquée à des centaines de millions de conversations, même une marge d’erreur minuscule produit un nombre considérable de signalements injustifiés. Des parents pourraient être signalés pour des photos de leurs enfants. Des adolescents pourraient voir des échanges intimes et consentis transmis à des organismes de contrôle. Des médecins, des associations, des enseignants ou des chercheurs pourraient être inquiétés en raison de contenus parfaitement légitimes. Les conséquences ne sont pas abstraites. Un faux signalement peut entraîner le blocage d’un compte, la conservation de données sensibles, la transmission d’informations aux autorités, une enquête policière ou une suspicion durable. Une photographie familiale sortie de son contexte peut devenir une donnée de police. Et une fois l’information transmise, il est extrêmement difficile de savoir qui y a accédé, combien de temps elle sera conservée et comment elle pourra être rectifiée. Journalistes, avocats, médecins et artistes concernés La confidentialité des communications n’est pas un luxe réservé à ceux qui auraient quelque chose à cacher. Elle protège le secret médical, les échanges entre un avocat et son client, les sources des journalistes, les victimes qui contactent une association, les opposants politiques, les lanceurs d’alerte et les citoyens vivant sous la menace d’un conjoint violent. Elle protège aussi les créateurs et les professionnels de la culture. Un compositeur envoie des œuvres inédites. Un éditeur échange des contrats, des manuscrits et des coordonnées personnelles. Des musiciens partagent des enregistrements de travail. Un photographe transmet des images non publiées. Un journaliste culturel protège une source. La confidentialité est la condition normale de ces échanges. Lorsqu’une infrastructure d’inspection est installée, rien ne garantit que son usage restera éternellement limité à l’objectif initial. Une technologie conçue pour rechercher un type de contenu peut techniquement être adaptée à d’autres catégories : terrorisme, stupéfiants, atteintes au droit d’auteur, discours interdits ou documents considérés comme sensibles. Le précédent juridique et technique est donc aussi important que la mesure elle-même. Le danger ne réside pas seulement dans ce que Chat Control recherche aujourd’hui, mais dans ce qu’une infrastructure comparable pourra rechercher demain. Protéger les enfants sans surveiller toute la population Critiquer Chat Control ne revient pas à minimiser les violences sexuelles commises contre les enfants. C’est précisément parce que ces crimes sont atroces qu’ils méritent des politiques efficaces plutôt que des solutions technologiques spectaculaires et potentiellement contre-productives. Les moyens devraient être concentrés sur les enquêtes ciblées, les unités spécialisées, la coopération judiciaire, l’identification des victimes, le retrait rapide des contenus signalés, la prévention, l’éducation et l’accompagnement des familles. Les autorités pourraient également mieux exploiter les signalements existants. Accumuler des millions de rapports automatisés de qualité inégale risque d’engloutir les enquêteurs sous un volume gigantesque de données et de ralentir le traitement des dossiers réellement urgents. La surveillance massive n’est pas nécessairement l’outil le plus efficace contre des criminels organisés. Ceux-ci peuvent déplacer leurs échanges vers des réseaux fermés, utiliser leurs propres systèmes de chiffrement ou abandonner les plateformes grand public. Pendant ce temps, les citoyens ordinaires restent les plus faciles à inspecter. On obtient alors le pire des deux mondes : une population surveillée et des criminels qui s’adaptent. La protection des enfants ne devrait jamais être utilisée comme argument émotionnel pour empêcher toute discussion sur la proportionnalité d’une loi. Dans une démocratie, poser des limites au pouvoir de surveillance ne protège pas les criminels. Cela protège l’ensemble de la société contre des dispositifs excessifs, faillibles et susceptibles d’être détournés. La bataille de Chat Control 2.0 continue Le vote du 9 juillet 2026 ne clôt pas le dossier. Le règlement permanent proposé en 2022 reste en négociation. Le Parlement européen avait arrêté sa position en novembre 2023. Le Conseil de l’Union européenne a adopté son propre mandat de négociation en novembre 2025. Les institutions doivent maintenant parvenir à un compromis. Le texte final pourrait différer sensiblement des versions actuellement connues. Il faudra surveiller de très près la définition des services concernés, les obligations de réduction des risques, les ordres de détection, l’analyse de contenus inconnus, la vérification de l’âge et la protection réelle du chiffrement. La prudence est d’autant plus nécessaire que le vocabulaire juridique peut dissimuler des mécanismes extrêmement intrusifs. Une « mesure d’atténuation des risques » peut devenir une pression indirecte pour analyser les contenus. Une « détection volontaire » peut devenir une pratique imposée de fait par la responsabilité juridique ou commerciale. Une « vérification de l’âge » peut conduire à l’identification systématique des internautes. Il faudra donc juger le règlement non sur ses intentions affichées, mais sur les capacités techniques et les pouvoirs qu’il créera. Une frontière que l’Europe ne devrait jamais franchir L’Union européenne s’est longtemps présentée comme un espace particulièrement protecteur de la vie privée. Le RGPD est même devenu une référence mondiale. Chat Control révèle aujourd’hui une contradiction inquiétante. D’un côté, l’Europe impose aux sites Internet d’obtenir un consentement pour déposer certains cookies. De l’autre, elle envisage des mécanismes permettant d’inspecter des correspondances privées à une échelle sans précédent. La confidentialité des communications est pourtant bien plus fondamentale qu’une bannière publicitaire ou qu’un outil de mesure d’audience. Le vote du 9 juillet 2026 est d’autant plus choquant qu’il ne traduit même pas clairement la volonté de la majorité des députés ayant voté. La motion de rejet a obtenu davantage de voix favorables que défavorables, mais elle a échoué en raison du seuil exceptionnel qui lui était imposé. Une décision aussi lourde pour les libertés publiques ne devrait jamais entrer en vigueur par défaut, à la faveur d’une procédure où l’abstention et l’absence contribuent indirectement à l’adoption. Les citoyens européens ont le droit de communiquer sans que leurs conversations soient systématiquement examinées par des algorithmes privés. Ils ont le droit d’écrire à leurs proches, à leur médecin, à leur avocat ou à un journaliste sans être traités comme des suspects potentiels. La lutte contre les abus sexuels sur mineurs est une obligation absolue. Mais une démocratie digne de ce nom doit savoir protéger les enfants sans ouvrir le courrier de toute la population. Lorsque la surveillance générale devient acceptable au nom d’une cause unanimement reconnue, la question suivante n’est plus de savoir si le dispositif sera étendu. La seule question est de savoir quand, par qui et au nom de quelle nouvelle urgence. Sources et documents complémentaires Textes officiels et procédure européenne Règlement européen 2021/1232 du 14 juillet 2021 : texte instituant la première dérogation temporaire aux règles de confidentialité des communications électroniques. Proposition de règlement COM(2022) 209 du 11 mai 2022 : projet de cadre permanent présenté par la Commission européenne pour prévenir et combattre les abus sexuels sur enfants. Règlement européen 2024/1307 du 29 avril 2024 : première prolongation de la dérogation temporaire au règlement ePrivacy. Dossier législatif 2025/0429(COD) : suivi officiel de la nouvelle prolongation de la dérogation temporaire. État d’avancement du règlement permanent sur le site du Parlement européen. Positions et votes du Parlement européen Position adoptée par la commission LIBE en novembre 2023 : le Parlement affirmait vouloir combattre les abus sans instaurer de surveillance généralisée et exclure les communications chiffrées de bout en bout des ordres de détection. Vote du Parlement européen du 11 mars 2026 : soutien à une prolongation limitée et ciblée de la dérogation, avec 458 voix pour, 103 contre et 63 abstentions. Vote du Parlement européen du 9 juillet 2026 : compte rendu officiel détaillant les 314 voix favorables au rejet, les 276 voix opposées et les 17 abstentions. Avis des autorités européennes de protection des données Avis conjoint 4/2022 du CEPD et du Contrôleur européen de la protection des données : analyse des risques du projet pour la vie privée, la protection des données et la confidentialité des communications. Communiqué du CEPD du 29 juillet 2022 : les autorités européennes y dénoncent de sérieux risques pour les droits fondamentaux. Déclaration 1/2024 du Comité européen de la protection des données : le CEPD estime que le risque de surveillance générale et indifférenciée des communications privées n’est pas entièrement écarté. Version PDF de la déclaration 1/2024 , notamment consacrée aux taux d’erreur des technologies de détection et aux risques pesant sur le chiffrement. Position du Conseil de l’Union européenne Mandat de négociation adopté par le Conseil en novembre 2025 : présentation de la position des États membres sur le règlement permanent. Dossier général du Conseil sur la lutte contre les abus sexuels sur enfants en ligne : chronologie, textes en discussion et état des négociations européennes. Texte complet du mandat de négociation du Conseil adopté en novembre 2025. Les expressions « Chat Control 1.0 » et « Chat Control 2.0 » ne sont pas les intitulés officiels des textes européens. Elles sont principalement employées par leurs opposants pour désigner respectivement la dérogation temporaire au règlement ePrivacy et le projet de règlement permanent.</p>
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		<title>Chat Control : stop à la surveillance généralisée</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 14:58:18 +0000</pubDate>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2025/08/13/chat-control-stop-a-la-surveillance-generalisee/">Chat Control : stop à la surveillance généralisée</a><p>Chat Control J’avais déjà vaguement entendu parler de Chat Control. Comme beaucoup, je pensais qu’il s’agissait d’un projet technique de plus, destiné à renforcer la sécurité en ligne. En creusant la question avant de signer la pétition, j’ai découvert autre chose. L’ampleur du dispositif m’a frappé à cause de son caractère hautement intrusif. Ce texte ne cible pas seulement quelques suspects. Il fouille toutes les communications privées, en permanence, pour tout le monde.En comprenant ces détails, j’ai réalisé que ce projet pouvait transformer profondément notre rapport à Internet. L’Europe veut scanner nos messages privés avec Chat Control Depuis mai 2022, l’Union européenne travaille sur un projet nommé Chat Control porté par la commissaire européenne suédoise Ylva Johansson. Officiellement, il s’agit de lutter contre la pédocriminalité en ligne. En réalité, le texte impose un système de surveillance généralisée dans toutes les messageries.Le mécanisme prévu est simple dans sa logique, mais redoutable dans ses effets. Un logiciel obligatoire serait intégré directement dans nos téléphones et ordinateurs. Il analyserait chaque message, photo ou vidéo avant qu’ils ne soient envoyés. Ce scan se ferait avant le chiffrement, ce qui annule toute protection réelle des échanges. Malgré son impact potentiel sur la vie privée, ce projet reste largement ignoré par le public. Plusieurs raisons expliquent ce silence. D’abord, le sujet est très technique et difficile à résumer en quelques mots. Ensuite, la communication officielle met en avant un objectif consensuel : protéger les enfants. Enfin, peu de médias grand public relaient les critiques, laissant croire que le texte ne concerne que les criminels.Pourtant, si ce règlement est adopté, il touchera chaque citoyen européen, quel que soit son usage d’Internet. Chat Control comment ça fonctionnerait Les applications de messagerie comme WhatsApp, Signal, Telegram ou Messenger devraient intégrer un module de détection obligatoire.Ce module comparerait chaque fichier ou texte à une base de données d’empreintes connues. Ces empreintes concernent des images et vidéos signalées comme illégales.Si une correspondance est trouvée, le contenu serait envoyé automatiquement à une plateforme centrale.Ce signalement arriverait ensuite aux autorités, même si vous n’êtes pas suspect.Le dispositif fonctionnerait en arrière-plan, en permanence. Il ne nécessiterait ni mandat, ni suspicion préalable. Les risques pour la vie privée En premier lieu, cela signifie que toutes les communications seraient analysées. Même les échanges avec un médecin, un avocat ou un journaliste ne resteraient pas confidentiels.Ensuite, le chiffrement perdrait sa raison d’être. Un message chiffré n’est plus sûr si son contenu a déjà été inspecté avant envoi.De plus, ces systèmes ne sont pas infaillibles. Ils peuvent produire de nombreux faux positifs. Cela risque d’inonder les autorités de signalements inutiles.Enfin, un outil capable de fouiller toutes nos données peut facilement être détourné. Il pourrait servir à censurer des opinions ou à repérer des comportements politiques. Le calendrier du projet En juin 2024, le vote a été reporté car certains pays ont exprimé des doutes. Mais 19 États membres soutiennent déjà le texte, dont la France.Si l’Allemagne change de position, l’adoption pourrait avoir lieu dès octobre 2025.Le règlement entrerait ensuite rapidement en application. Les fournisseurs de messageries auraient l’obligation d’intégrer le système sous peine de sanctions. Ce que vous pouvez/devez faire Signer la pétition sur stopchatcontrol.fr est une première étape importante.Vous pouvez aussi contacter vos députés européens. Expliquez-leur que ce projet met en danger la vie privée et le chiffrement.Parlez-en autour de vous et sur vos réseaux sociaux. Plus nous serons nombreux à protester, plus il sera difficile de faire passer ce texte dans l’ombre. Pour conclure Chat Control n’est pas un simple outil. C’est une arme de surveillance massive de l&#8217;internet.Si ce règlement passe, chaque message envoyé, chaque photo partagée, chaque vidéo transmise sera inspecté par un robot.La vie privée en ligne disparaîtra, remplacée par un contrôle permanent digne des régimes les plus autoritaires.Aujourd’hui, c’est au nom de la protection des enfants. Demain, ce pourrait être pour surveiller vos opinions, vos habitudes, vos relations.Une fois cette porte ouverte, il sera impossible de la refermer.Il ne reste que quelques mois pour bloquer cette dérive.Agissez maintenant. Signez la pétition. Faites circuler l’information. &#160; &#160;</p>
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		<title>Sur-ecoute, une extension pour lutter contre la surveillance de masse.</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2015 12:08:58 +0000</pubDate>
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<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/04/24/sur-ecoute-une-extension-pour-lutter-contre-la-surveillance-de-masse/">Sur-ecoute, une extension pour lutter contre la surveillance de masse.</a><p>&#160; Avec l&#8217;extension pour navigateur « Sur écoute » surveillons les renseignements ! « Sur écoute » s&#8217;installe sur Chrome et Firefox et propose à chaque mot écrit sur Facebook ou Twitter d&#8217;ajouter des mots clés supposément suspects pour les algorythmes des « boites noires » prévues chez les FAI par la loi sur le renseignement. Comment ça marche ? Télécharger : Sur-écoute pour le navigateur Chrome Télécharger : Sur-écoute pour le navigateur Firefox Source : Sur-ecoute, une extension pour navigateur afin de lutter contre la surveillance de masse.</p>
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		<title>Le Débit Confort Orange nuit gravement à la neutralité du net</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 13:17:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[libertés numériques]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/04/13/le-debit-confort-orange-nuit-gravement-a-la-neutralite-du-net/">Le Débit Confort Orange nuit gravement à la neutralité du net</a><p>Avec sa nouvelle offre Débit Confort, Orange plante un coin dans la neutralité du net : « l’option Débit Confort vous permet d’être prioritaire en disposant d’un débit plus important (jusqu’à 2 fois plus rapide que le débit standard) » Avec cette offre commerciale, le FAI national en proposant d&#8217;acheminer les paquets de données de ses clients ayant souscrit l&#8217;option plus rapidement que les autres met en pratique tout simplement un internet à 2 vitesses, ce qui va à l&#8217;encontre des principes même du réseau ou chaque paquet devrait avoir la même priorité. Si cette pratique tend à se généraliser les forfaits incluant tel ou tel type de services ne vont pas tarder à voir le jour (payer un peu plus pour profiter de YouTube, Facebook ou n&#8217;importe quoi d&#8217;autre) ce qui risque de devenir petit à petit une pratique dangereuse et va tendre finalement vers l&#8217;augmentation des tarifs ou seuls les plus riches pourront profiter des services d&#8217;un internet au complet. Réagissons en n&#8217;acceptant pas ce type de forfait. Mais c&#8217;est quoi la neutralité du net : C&#8217;est un principe qui garantit l&#8217;égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet. Ce principe exclut ainsi toute discrimination à l&#8217;égard de la source, de la destination ou du contenu de l&#8217;information transmise sur le réseau.</p>
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		<title>Agissons contre la surveillance généralisée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[jipi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2015 09:35:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/04/06/agissons-contre-la-surveillance-generalisee/">Agissons contre la surveillance généralisée</a><p>Le projet de loi relatif au renseignement proposé par notre gouvernement à la suite des attentats de janvier propose entre autres joyeusetés une surveillance généralisée des communications et principalement internet par l&#8217;installation de « boites noires » chez les fournisseurs d&#8217;accès. Ceci afin d&#8217;analyser tous les flux transitant sur les câbles afin d&#8217;intercepter certains mots clés tenus secrets et de suivre plus précisément les émetteurs de ces derniers. Tout ceci instaure la surveillance de masse des citoyens sans aucun contrôle d&#8217;un juge. A lire pour en savoir plus: Le projet de loi sur le site de l&#8217;Assemblée Nationale Le projet de loi décrypté ligne à ligne sur PCInpact Apportez votre contribution par l&#8217;étude d&#8217;impact lancée par l&#8217;Assemblée Nationale par ici Des idées d&#8217;amendement pour rendre cette loi plus acceptable sur le Wiki de la Quadrature Vous pouvez envoyer des tweets aux députés pour leur faire part de votre avis sur cette loi. La liste des comptes twitter est là Les opposants à ce projet de loi liberticide sont très nombreux comme la Ligue des droits de l&#8217;homme, Reporters sans frontières, la CNIL, le syndicat de la Magistrature, la Commission Nationale Consultative des Droits de l&#8217;Homme&#8230; Retrouvez les sur la page de LeMonde.fr regroupant des liens vers leurs pages et leurs déclarations. Même le CNCIS Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, le « gendarme des écoutes » fusille cette loi à lire sur La Tribune C&#8217;est tout dire&#8230; François Hollande et Manuel Valls sur les pas de Zine Ben Ali, Mouammar Kadhafi ou Bachar al-Assad et la suite #PJLRenseignement : le pistolet qui tire dans le pied des politiques sur Reflets.info On vous réexplique le projet de loi sur le renseignement éclairage sur le texte de amendé par la commission des lois sur NextInpact Renseignement : la guerre perdue d’avance du gendarme Cazeneuve sur Politis.fr Les grands hébergeurs français AFHADS, Gandi, IDS, Ikoula, Lomaco, Online et OVH menacent de quitter le territoire Pour tout comprendre simplement même si vous n&#8217;y connaissez rien lire « La loi renseignement expliquée à mes parents » sur le blog de JB Favre Le vrai du faux du gouvernement sur NextInpact Déclaration commune contre la surveillance généralisée d&#8217;Internet #NiPigeonsNiEspions Signée ! Le CNAM propose un mook (cours en ligne) intitulé « Informatique et libertés sur internet »</p>
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		<title>La neutralité du net c&#8217;est quoi au fait</title>
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		<dc:creator><![CDATA[jipi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2015 15:24:12 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[libertés numériques]]></category>
		<category><![CDATA[neutralité du net]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2015/02/05/la-neutralite-du-net-cest-quoi-au-fait/">La neutralité du net c’est quoi au fait</a><p>Cette petite vidéo va vous faire comprendre très facilement en 3&#8217;32 ce qu&#8217;est la neutralité du net et pourquoi c&#8217;est important de la sauvegarder. En un mot la neutralité du net préconise que les tuyaux des fournisseurs d&#8217;accès à internet doivent être neutres face au contenu pour ne pas privilégier tel ou tel flux au détriment des autres. Exemple de pub qu&#8217;on pourrait rencontrer sans neutralité du net : Abonnez vous chez trucmuche et pour 2 ou 3 euros vous aurez un accès à Facebook ou à Youtube plus rapide alors que chez machinchose vos vidéos auront du mal à s&#8217;afficher. Quelques liens pour en savoir plus : Le dossier de La Quadrature du Net Le dossier de l&#8217;ARCEP Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes. Un peu d&#8217;histoire Février 2014 l&#8217;accord Netflix/Comcast pourrait remettre en cause la neutralité du net (Arrêt sur Image) (L&#8217;Expansion) En mars 2014 Orange contourne la neutralité du net (Numerama) Le Parlement européen vote la neutralité du net en avril 2014 (Sud Ouest) En mai 2014 inquiétante déclaration du PDG d&#8217;Orange En juillet 2014 le CSA remet en question la neutralité du Net (lemonde.fr) En février 2015 la position des Etats-Unis se précise : Barack Obama en faveur de la neutralité du net. (Numerama) Cependant malgré quelques avancées la neutralité du net est toujours un combat car les lobbys de certains fournisseurs de contenus sont très actifs et très puissants. Restons vigilants car ce n&#8217;est pas gagné.</p>
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		<title>La neutralité du net expliquée</title>
		<link>https://jipiblog.jipiz.fr/2014/10/15/neutralite-du-net-expliquee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[jipi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2014 13:59:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[contestation]]></category>
		<category><![CDATA[libertés numériques]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2014/10/15/neutralite-du-net-expliquee/">La neutralité du net expliquée</a><p>Vous en avez sans doute entendu parler mais vous vous posez peut être la question : Mais c&#8217;est quoi la neutralité du net ? Cette émission « On n&#8217;est plus des pigeons » sur France 4 répond à vos interrogations. Vous y apprendrez que la tendance qui commence à se dessiner chez les FAI (Fournisseurs d&#8217;Accès à Internet) sera de faire payer l&#8217;accès à internet en fonction des contenus que vous rechercherez ou des sites ou services décomptés du forfait. Par exemple vous désirez accéder à tel ou tel service avec un débit normal, vous devrez payer quelques euros en plus du forfait habituel, ou alors certains protocoles comme le mail vous sera facturé en supplément etc&#8230; Si votre FAI vous propose un jour ce type de facturation fuyez le au plus vite !&#8230;</p>
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		<title>Le 11 janvier jour de protestation contre la NSA</title>
		<link>https://jipiblog.jipiz.fr/2014/02/07/le-11-janvier-jour-de-protestation-la-nsa/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Feb 2014 10:14:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[protestation]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2014/02/07/le-11-janvier-jour-de-protestation-la-nsa/">Le 11 janvier jour de protestation contre la NSA</a><p>Le 11 janvier sera un jour de protestation contre la NSA et la surveillance généralisée d&#8217;internet. Ce jour de protestation intitulé « The day we fighht back » Le jour de la riposte verra bon nombre de sites web afficher une bannière invitant les internautes à contacter, pour les Etats Unis, les membres du congrès et pour les autres nations contacter leurs représentants. Pour nous les députés afin de leur faire prendre conscience du problèmes. Cette protestation sera relayée par plus de 4000 sites internet dont Electronic Frontier Foundation, Mozilla, Greenpeace, Reddit, Fight For The Future, Free Press, Open Media et bien d&#8217;autres. On n&#8217;y trouve aucune présence des géants comme Google ou Facebook tenus par une loi de participer à la surveillance de la NSA. Le manifeste Chers utilisateurs de l&#8217;Internet, En Janvier 2012 nous avons vaincu la loi SOPA et PIPA la censure avec la plus grande manifestation dans l&#8217;histoire de l&#8217;Internet. Aujourd&#8217;hui nous sommes confrontés à une autre menace critique, qui sape encore l&#8217;Internet et l&#8217;idée que chacun d&#8217;entre nous vivent dans une société véritablement libre : la surveillance de masse. Dans la célébration de la victoire contre SOPA et PIPA il ya deux ans, et dans la mémoire de l&#8217;un de ses dirigeants , Aaron Swartz, nous prévoyons une journée de protestation contre la surveillance de masse, qui aura lieu le 11 Février. Ensemble, nous allons repousser les puissances qui cherchent à observer, collecter et analyser toutes nos actions numérique. Ensemble, nous allons faire comprendre que ce comportement n&#8217;est pas compatible avec la gouvernance démocratique. Ensemble, si nous persistons, nous allons gagner ce combat. CE QUE NOUS FERONS LE 11 février : Si vous n&#8217;êtes pas aux États-Unis : Les visiteurs seront invités à exhorter les cibles appropriées pour instituer des protections de la vie privée. « The day we fighht back » propose aux protestataires des moyens d&#8217;ajouter un logo #STOPTHENSA sur leur photo de profil et des images a partager sur leur comptes sociaux. Le 11 janvier écrivons à nos députés contre la surveillance d&#8217;internet. En France il y a du boulot car nous sommes les champions de demandes de censure sur twitter. 309 demandes sur 365 durant le dernier semestre 2013.</p>
<p>The post<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2014/02/07/le-11-janvier-jour-de-protestation-la-nsa/">Le 11 janvier jour de protestation contre la NSA</a> first appeared on <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a>.</p>]]></description>
		
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		<title>J&#8217;ai supprimé le tracking code de Google. Pourquoi</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 18:31:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[la vie du blog]]></category>
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		<category><![CDATA[libertés numériques]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2014/02/03/jai-supprime-le-tracking-code-de-google-pourquoi/">J’ai supprimé le tracking code de Google. Pourquoi</a><p>Ce blog utilisait jusqu&#8217;à hier le code de tracking de Google Analytics pour comptabiliser et analyser vos visites. Aujourd&#8217;hui je l&#8217;ai supprimé. Je vous explique. C&#8217;est quoi Google Analytics ? C&#8217;est un service gratuit qui trace et analyse le nombre et le comportement des visiteurs d&#8217;un site web pour vous en faire un compte rendu détaillé et ainsi pouvoir frimer en étalant le nombre de vos visiteurs. Comme ici. C&#8217;était le 24 mai 2007 et il n&#8217;y avait pas de quoi se vanter&#8230; Mais ça c&#8217;était avant Le site de Google analytics est ici C&#8217;est quoi le tracking code de Google ? C&#8217;est un petit bout de code fourni par Google pour compter, analyser et surtout mémoriser dans ses serveurs les visiteurs d&#8217;un site web. C&#8217;est très simple à installer dans les pages et surtout gratuit. J&#8217;avais installé ce code dès le début du blog car c&#8217;était une solution gratuite et dont toute la gestion très gourmande en espace disque et mémoire était déportée sur les serveurs de Google. En se connectant on a droit à des beaux graphiques qui vous renseignent sur vos visiteurs. Non seulement le nombre, mais aussi leur provenance, leur matériel, leur navigateur, les pages visitées et le temps passé sur le site. Tout cela bien sûr est stocké sur les serveurs de l&#8217;omniprésent du net. A l&#8217;époque on ne parlait pas encore de NSA et autre espionnage du net et je ne me suis jamais posé la question fondamentale « Mais combien ça coûte et à qui ça rapporte ce truc gratuit ». A la lueur de quelques articles et vidéos notamment celui-ci dont je vous conseille la lecture dans Reflets.info et qui explique ce que ce code de tracking indiscret peut livrer d&#8217;informations. Je cite : « Les données de navigation de vos visiteurs sont livrées à Google, qui de son côté va utiliser ces mêmes données pour afficher des publicités contextuelles. Vous venez de visiter un site web de vente de billets d’avion, et voici que Google vous propose en affichage publicitaire dans ses résultats de recherches et même sur les sites que vous visitez utilisant Google Adsense® des publicités de voyagistes ou d’hôtels… exactement là où vous souhaitiez vous rendre. Evidemment, tout ceci ne doit rien à la magie des Internets ou au hasard, il s’agit en fait d’une technique : le tracking, qui lui permet de savoir ce que vous visitez pour mieux cibler ses publicités. » Bien entendu les données anciennement collectées sur le jipiblog sont sans commune mesure avec l&#8217;implication de celles collectées sur des sites administratif mais c&#8217;est une question de principe. Ce tracking permet aussi à Google de vous afficher des résultats personnalisés en fonction de vos recherches précédentes et des sites que vous avez déjà visités. Aucun chercheur sur Google ne voit les mêmes résultats. Vous en étiez vous déjà rendu compte ? Il reste encore du tracking sur le blog avec les boutons de partage et les commentaires Facebook, mais en les utilisant, c&#8217;est vous qui décidez. Vous avez le choix, pas avec le tracking invisible de Google. Pour en savoir un peu plus, visionnez cette interview/discussion réalisée par ThinkerView qui réunit Fabrice Epelboin et les fondateurs du moteur de recherche français Qwant au sujet de la Loi de programmation militaire et neutralité du réseau, vie privée et démographie en danger Le passage concernant Google analytics commence à 11:15 mais je vous invite fortement à visionner la totalité. C&#8217;est très instructif. Pour terminer je vous invite à voir aussi cette vidéo de Jérémie Zimmermann le fondateur de la Quadrature du net. Il est question à 00&#8217;05 – du net neutre 07&#8217;20 – de la maîtrise des technologies 12&#8217;01 – de la défense nos libertés 24&#8217;06 – du : »je n&#8217;ai rien à cacher » 35&#8217;54 – paranoïaque, moi ? 42&#8217;11 – de la bulle bruxelloise 52&#8217;32 – du datalove Dorénavant vous n&#8217;êtes plus pistés par Google en visitant le jipiblog. Surfez tranquille ici. Et pour des résultats de recherche neutres, utilisez Qwant qui ne conserve pas de traces de votre navigation.</p>
<p>The post<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2014/02/03/jai-supprime-le-tracking-code-de-google-pourquoi/">J’ai supprimé le tracking code de Google. Pourquoi</a> first appeared on <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a>.</p>]]></description>
		
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		<title>Google vous suit partout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[jipi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 11:27:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Android]]></category>
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		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[Publié sur le jipiblog <a href="https://jipiblog.jipiz.fr">Jipiblog</a> 
<a href="https://jipiblog.jipiz.fr/2013/12/22/google-vous-suit-partout/">Google vous suit partout</a><p>Après les révélation de Edward Snowden sur les écoutes de la NSA et l&#8217;espionnage permanent de votre présence sur le Web, tout le monde est conscient que la vie privée en ligne devient de moins en moins privée. Je viens de découvrir sur Techcrunch que Google vous suit dans tous vos déplacements et vous permet même de remonter dans l&#8217;historique de vos pérégrinations accompagnées de votre smartphone Android. Cette fonction bien peu connue « même des geeks » selon l&#8217;auteur de l&#8217;article se nomme « Location History » et était auparavant un service nommé « Latitude » arrêté depuis et remplacé en toute discrétion. Si votre smartphone tourne sur Android et que vous utilisez Gmail et Maps, vous pouvez consulter l&#8217;historique de tous vos déplacements sur la page Google History Location en étant bien sûr connecté à votre compte Google. Dimanche dernier, j&#8217;ai passé la journée à San Sebastian et voici le résultat. Cette page, organisée autour d&#8217;une carte Google maps vous permet consulter l&#8217;historique grâce à un calendrier sur la gauche qui vous permet de remonter le temps et vous remémorer où vous étiez tel jour et même savoir à quelle heure grâce à la timeline sous la carte que vous pouvez faire rejouer en appuyant sur le bouton play ou en vous y déplaçant à la souris. Il est même indiqué votre plus grande distance parcourue. C&#8217;est à la fois fascinant de vous remémorer tous vos déplacements passés et effrayant de savoir que Google connait tout de vos trajets. Vous vous en doutiez, maintenant vous en êtes surs. Je suis fasciné par la puissance de calcul et de stockage gigantesques nécessaires pour faire tourner ce genre de services. Vous apprendrez à gérer les paramètres de géolocalisation de votre appareil et à désactiver (ou a activer) ce service en visitant cette page. Attention si vous êtes Apple addict, ne vous croyez pas à l&#8217;abri de telles pratiques car avec votre iPhone vous avez aussi un mouchard dans votre poche&#8230;</p>
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